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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 07:00

 de La Faculté des rêves de Sara Stridsberg
« La Cosmopolite », éditions Stock, août 2009

Livre de poche, mars 2011
Sara-Stridsberg-La-Faculte-des-reves.jpg

 

 

La Faculté des rêves de Sara Stridsberg est une biographie fantasmée de Valérie Solanas, féministe extrémiste auteure du Scum Manifesto dans lequel elle prône la destruction de l’espèce masculine en démontrant point par point sa perversité et son inutilité. Suite à une déception artistique et certainement à cause d’un certain déséquilibre psychique, elle a tenté d’assassiner Andy Warhol en lui tirant dessus. Sara Stridsberg s’est inspirée de ce personnage fort à la folie singulière pour imaginer une biographie de Valérie Solanas, ce qu’auraient pu être sa vie, ses pensées et ses pérégrinations, jusqu’à son agonie finale dans un hôtel sordide. Pour écrire, l’auteure dit s’être imprégnée de son personnage, cohabitant avec elle durant deux ans, et établissant une relation de quasi-amitié, rêvée bien sûr, mais qui l’amène à une telle proximité qu’elle en transcende son écriture.

Jean-Baptiste Coursaud a d’abord été critique de littérature jeunesse. Grâce à sa maîtrise des langues nordiques, il devient directeur de collection aux  éditions Gaïa. Il a depuis abandonné cette fonction pour se consacrer à la traduction littéraire. Nous l’avons rencontré pour l’interroger sur son travail sur La Faculté des rêves.



Jean-Baptiste Coursaud, bonjour, et merci de nous accorder cet entretien. Vous êtes traducteur de langues nordiques. Quelle est la première que vous ayez apprise ?

Le norvégien. En principe, lorsque vous apprenez l’une des trois langues occidentales (danois, suédois, norvégien), vous comprenez les autres. Dans les faits, ce n’est pas aussi simple que cela. La première que j’ai apprise était le danois, et comme beaucoup de scandinavistes de ma génération, on apprenait une langue pour, finalement glisser vers une autre, qui a été pour moi le norvégien. Aujourd’hui, je traduis à 97 % du norvégien, à 2 % du danois et à 1 % du suédois.

Sara-Stridsberg-La-faculte-des-reves-LDP.gif

Sara Stridsberg correspond à ce 1%, puisqu’elle est la seule auteure suédoise que vous traduisiez, avec pour l’instant seulement deux parutions en français. Pourquoi avez-vous choisi de la traduire, et pourquoi elle exclusivement ?

Le suédois est une langue que je ne maîtrise pas très bien et que je ne parle pas, contrairement au norvégien et au danois. J’arrive à le lire sans problème, mais il y a quand même 25 % du vocabulaire que je ne comprends pas, et un peu de grammaire que je ne maîtrise pas tout à fait. J’ai toujours dit : « Je ne traite pas et ne traiterai jamais du suédois ». Cette traduction-là s’est faite dans des conditions particulières. Ma collègue Anna Gibson aurait dû le traduire mais elle ne pouvait pas, c’est pourquoi elle a mentionné mon nom à Marie-Pierre Gracedieu1. Au début j’ai refusé, et j’ai finalement accepté pour deux raisons, je connais très bien le contexte historique et littéraire de La Faculté des rêves, la Factory, Andy Warhol, Valérie Solanas, et ce depuis très longtemps, et d’autre part, parce que le suédois est une langue très particulière, que je sais travailler cette langue-là.



Vous semblez être habitué à un emploi très moderne de la langue, comme c’est le cas dans La Faculté des rêves. Comment avez-vous appréhendé cette traduction ?

Oui, il y a des textes que vous traduisez comme « de la mise en français ». C’est-à-dire que vous avez votre texte de la langue source, et le texte en langue cible sera à peu de chose près identique. Il n’y a pas besoin de modifier, hormis les modifications inhérentes à toute traduction, alors que La Faculté des rêves, et d’autres romans que j’ai pu traduire, demandent une certaine adaptation qui n’en est pas une en fait. Ça demande de faire des choix de traduction qui semblent très importants.



Il s’agirait presque d’un travail d’auteur au final ?

Je ne sais pas, je suis un peu réticent à cette idée. C’est vrai que la législation fait de nous des auteurs mais je ne me considère pas comme un auteur, je ne sais pas écrire. Pour moi, il y a une vraie différence entre les deux. Mais il est vrai qu’il y a peut-être un travail littéraire à effectuer.



La Faculté des rêves a une structure très particulière. Comment peut-on rendre cette forme-là en passant d’une langue telle que le suédois au français, c’est-à-dire deux langues très différentes ? Cela vous a-t-il posé problème ?

Le roman de Sara pose plusieurs difficultés. Il y a des difficultés qui sont trascum-manifesto.gifditionnelles, c’est-à-dire des difficultés linguistiques, des difficultés systémiques à la langue. Le suédois est une langue qui fonctionne de telle manière que ce système linguistique va poser évidemment certains problèmes pour leur mise en français. Ensuite vous avez les difficultés d’ordre littéraire avec beaucoup d’allitérations, d’effets de style. Puis vous avez des difficultés d’ordre syntaxique, donc encore une fois littéraires, mais plutôt de l’ordre de la syntaxe, car Sara écrit par antiphrases et par accumulations de subordonnées : « et il fait ci, et il se passe ça ». Enfin il y a la difficulté qui est de l’ordre de la mise en abyme. En effet, comme je le mets d’ailleurs dans une note, le texte utilise le SCUM Manifesto de Valérie Solanas, et Sara utilise le SCUM Manifesto en suédois qu’elle a elle-même traduit depuis l’original. De mon côté, en tant que traducteur vers le français, je suis obligé de me conformer à la traduction française faite par Emmanuelle de Lesseps. Or, évidemment, comme le texte utilisé par Sara Stridsberg est traduit dans une langue vulgaire, cette langue, c’est-à-dire cette traduction, va influencer la langue de La Faculté des rêves. Il faut donc toujours faire des adaptations par rapport à ça. Le traducteur est tenu, lorsqu’il y a une citation, de revenir à la traduction littérale de la citation, à moins bien sûr qu’elle ne soit pleine d’erreurs. Et il s’avérait qu’Emmanuelle de Lesseps avait fait un travail formidable et qu’elle avait trouvé des solutions de traduction très ingénieuses. Je me suis par exemple beaucoup inspiré de mots qu’Emmanuelle de Lesseps avait inventés en français et que je trouvais vraiment très judicieux, qui correspondaient vraiment à cette « langue de Valérie ».



Avez-vous rencontré Sara Stridsberg afin de discuter de ses intentions d’auteure ?

Oui, nous nous sommes rencontrés environ trois mois avant que je commence le travail. J’étais très réticent, et je lui ai expliqué, car j’avais d’une part l’impression d’usurper le travail d’un collègue, n’étant pas suédophone, et d’autre part parce que je suis un homme, et Valérie Solanas a une profonde détestation des hommes. Son manifeste l’explique clairement, et je serais pour elle un véritable ennemi. Une question s’est posée à moi : quelle est ma place, en tant qu’homme, dans cet univers-là ? Qu’est-ce que je viens faire ? C’est ce que j’ai exposé à Sara lors de notre rencontre : elle a balayé ça d’un revers de manche. Et de fait, Valérie Solanas avait par exemple surpris le traducteur allemand du Scum Manifesto. S’est alors instaurée une correspondance entre eux, et il s’est avéré que Valérie Solanas n’avait rien contre le fait que ce soit un homme qui la traduise. Quand on lit sa correspondance avec ce traducteur, elle est beaucoup plus réticente à certaines femmes qui ne sont pas des vraies féministes, qu’à certains hommes qui ne sont que des traducteurs. Valérie était quelqu’un de très intéressé et qui avait toujours besoin d’argent, c’est pourquoi elle était heureuse dès que l’on s’intéressait à elle.



Justement, Valérie Solanas est un personnage particulièrement névrosé, excessif et décadent. Elle est incroyablement surprenante et imprévisible. Vous étiez-vous renseigné sur la vraie Valérie Solanas avant de commencer la traduction ?
Factory.jpg

 

 

 

Oui, j’ai lu le manifeste lorsqu’il a été réédité à la fin des années 1990, et je connaissais bien l’univers de la Factory et les films d’Andy Warhol.



L’auteure a dit s’être renseignée le moins possible, afin de laisser la plus grande place à son imagination, peut-être par peur d’entacher la représentation qu’elle s’était faite de Valérie Solanas à la seule lecture du Scum Manifesto. Vous n’avez donc pas fonctionné de la même manière ?

Non, car le traducteur fonctionne sur d’autres présupposés. Il y a d’une part la création littéraire, et puis il y a la traduction de cette création littéraire. Nous, traducteurs, partons sur d’autres présupposés tels que la musicalité sémantique. Vous ne pouvez pas bien traduire quelque chose que vous connaissez mal. Vous ne pouvez pas traduire un match de boxe sans avoir compris comment fonctionne un match de boxe. De la même manière, vous ne pouvez pas traduire le Scum Manifesto si vous ne comprenez rien à la domination masculine et au féminisme. Ou plutôt vous pouvez le traduire, mais vous le traduirez mal, voire vous ferez des erreurs. Un traducteur, qu’il soit littéraire ou technique, doit comprendre ses traductions, donc avoir l’inconscient sémantique et l’inconscient linguistique. C’est-à-dire que, pour reprendre la théorie de Ferdinand Saussure, vous avez des signes, des mots, et dans ces mots résident un signifiant et un signifié, soit l’image linguistique et le sens réel. La traduction fonctionne sur ce même principe : il y a une réalité qui entoure le mot, la phrase, le sens général, et puis il y a ce que vous allez restituer. Vous devez bien comprendre cet environnement. Par exemple, si vous traduisez La Faculté des rêves, dans ses lois linguistiques Sara utilise le mot « usine », alors qu’en français nous allons garder le mot « factory ». Je ne vais donc pas traduire comme a traduit ma collègue allemande, par exemple, par « la fabrique », mais par « la factory », puisque c’est comme ça qu’on a toujours appelé (en français) cette Factory d’Andy Warhol.



Sara Stridsberg a inséré de nombreuses parties en anglais (mots, phrases, citations) que vous retranscrivez également en anglais dans votre traduction. Cependant, pourquoi ne pas avoir choisi de mettre des notes de traducteur ? Est-ce par choix ou par devoir ?

Je suis très anti-notes. Je pense que les notes ne servent à rien, à part dans des cas très spécifiques. Ouvrons une parenthèse de traductologie. La traduction littéraire a été pendant très longtemps le fait des universitaires, notamment pour les langues rares telles que les langues scandinaves, et ils ont donc fourni des traductions qui étaient universitaires, donc plutôt scientifiques. Nous étions plutôt dans ce qu’on appelle une traduction sourciste, très proche de la langue source. Ensuite a été privilégiée la traduction cibliste, soit plutôt le français, au risque de faire des glissements de texte. Je pense que les notes, dans une traduction littéraire, pas dans une traduction scientifique comme La Pléiade, ont racheté le lecteur. Or on est dans un texte qui n’a pas de notes a priori, donc je ne vois pas pourquoi il y en aurait dans la traduction française, à moins de tomber sur des cas qui nécessitent absolument une note. Par exemple, dans une autre traduction du norvégien que j’ai effectuée, un garçon naît le 8 mai 1945 à Oslo, et son nom, Fred, est une évidence, parce qu’en norvégien cela veut dire « paix ». Ça vous ne pouvez pas le changer, ce n’est pas possible : vous êtes alors obligé de faire une note. Mais mettre une note pour expliquer que tel quartier est à l’est de la ville, cela ne sert à rien. Pour répondre à votre question, pour l’anglais, cela dépend beaucoup des traducteurs. En général, on considère que le lecteur français ne parle pas anglais, c’est la « norme » (après on en pense ce que l’on veut). Comme vous le savez, le français est une langue très conservatrice, qui admet mal les anglicismes que l’on a donc tendance à chasser. La pratique nous prouve que lorsqu’on laisse trop d’anglicismes dans une traduction, les lecteurs envoient souvent un courrier à l’éditeur pour dire : « On ne comprend pas ce que cela veut dire ». Donc il y a vraiment un fossé de compréhension du lecteur français face à ces anglicismes, ce qui n’est pas le cas des langues scandinaves où l’on a beaucoup recours à l’anglais puisque les Scandinaves parlent relativement bien anglais. Ça, c’est la pratique générale. Après vous avez également des exceptions comme La Faculté des rêves où il y a beaucoup d’utilisation de termes anglais, il faut alors décider au cas par cas de les laisser ainsi ou de les traduire. Pour prendre un exemple concret, le fameux Silky Boy2 ne s’appelle pas ainsi en suédois. Il s’appelle littéralement « le garçon de soie ». Moi j’ai décidé de l’appeler Silky Boy car cela restait dans la logique de Sara qui a beaucoup recours aux noms anglais. J’ai traduit également une nouvelle d’elle ainsi que son dernier roman : l’Amérique est un topos dans la littérature de Sara, plus précisément le rêve de l’Amérique. Ce n’est pas pour rien que le titre allemand de La Faculté des rêves est L’Usine à rêves. C’est aussi de cela que parle Sara, entre autres, de cette Amérique comme une espèce de fabrique, de « factory » à fantasmes.



Happy Sally3 n’est pas encore paru en français. Est-ce qu’on y retrouve le même univers, du moins la même plume ?

Maintenant, nous avons trois romans4 de Sara, nous pouvons donc avoir un regard de commentateur sur son univers littéraire. La particularité de Sara est de s’inspirer de personnages réels et d’en faire des figures fictionnelles. Par « personnages réels », il faut entendre également « personnages de fiction », qui existent déjà. Par exemple, son roman Darling River, que je commence à traduire, parle de la Lolita de Nabokov. Happy Sally part d’un personnage réel, d’une nageuse, qui a réellement existé et qui est la première nageuse suédoise à avoir franchi la Manche, et La Faculté des rêves parle de Valérie Solanas.



Sara Stridsberg dit avoir fantasmé le personnage de Valérie Solanas.

Oui, tout à fait.



Elle dit aussi avoir mis trois ans à trouver cette structure si particulière, qu’elle définit comme un squelette. Cette structure vous a-t-elle posé problème pour votre travail de traduction ?

Non, en revanche je n’ai pas abordé toute l’oeuvre de la même manière. On ne traduit pas de la même manière la narration, les dialogues, et par exemple les abécédaires. Pour les abécédaires, on est vraiment dans la traduction littérale, il n’y a pas d’adaptation à avoir. Pour la narration, il y a tout un travail sur le français, on a l’impression d’énormément modifier, alors qu’en réalité pas tellement. Et pour les dialogues, on est plus dans une sorte d’immédiateté.
Sara-Stridsberg-Valerie-Jean-solanas-va-devenir.gif


Justement, Sara Stridsberg a adapté son roman en pièce de théâtre5. Cela a-t-il été déstabilisant de traduire l’adaptation d’un roman protéiforme que vous aviez déjà traduit ? Car elle change encore la forme, les personnages entrent en scène différemment, dans des ordres différents, etc.

Non, il s’est agi davantage de retrouver les passages exacts. On pourrait avoir l’impression que c’est un copié-collé, où elle va chercher telle phrase ici, etc. Elle refait un squelette à partir des os qu’elle a déjà utilisés, et on va faire la même chose en traduction.



C’est un peu un exercice de style, en fait, reconstruire l’histoire ?

Oui, mais avec une autre histoire, plusieurs choses changent et la fin est assez différente.



Pourtant, le personnage fantasmé de Valérie Solanas reste le même, non ?

Je ne sais pas. Après, il s’agit peut être d’appréciation personnelle. Moi, je trouve que Valérie est nettement plus âpre dans la pièce que dans le roman. Elle est beaucoup plus cassante, c’est beaucoup plus la Valérie Solanas telle qu’on aime à s’en souvenir. Elle a un côté très attachant dans La Faculté des rêves qu’à mon sens, à ma lecture, elle n’a pas dans la pièce.



L’auteure use principalement de phrases courtes, qui frappent fort, de dialogues percutants. Cette concision est-elle plus simple à traduire pour vous, ou au contraire est-ce plus difficile de trouver les mots exacts afin d’obtenir un contenu qui conserve cette force vive et concentrée ?

Les dialogues ne m’ont jamais posé problème. Je sais que certains de mes collègues ont des problèmes avec ça, mais moi j’ai bien plus de mal avec les descriptions de paysages par exemple. Je ne suis pas très doué pour ça, pour traduire le chemin qui serpente dans le paysage bordé d’arbres, en revanche j’ai des collègues qui le font très bien. Ce qui est certain c’est que, encore une fois, on tombe dans des questions de système linguistique. De mon côté, j’ai l’impression que les langues germaniques ont tendance à claquer beaucoup plus que les langues latines.



Il s’agit donc plus de « trouver ce qui sonne bien » à ce moment-là ?

Oui, mais ce qui est vraiment difficile, lorsqu’on traduit un nouvel auteur, c’est de trouver la voix qu’aurait cet auteur s’il avait écrit dans notre langue, sachant que les langues fonctionnent sur des systèmes et sur des signes différents. Pour prendre un exemple concret, en norvégien, on dit que « la porte est debout ouverte », mais on ne va pas le traduire ainsi en français. On est dans la littérature, et la littérature est aussi un jeu sur les signes. Parfois l’auteur va, dans sa narration, dans son système propre, jouer sur le système de la langue, donc après, tout est fonction de dosage pour le traducteur. Qu’est-ce qui est propre au système de la langue, qu’est-ce qui est propre au système de l’écrivain ? En se posant ces questions, peu à peu, le traducteur va trouver sa voie et sa voix. Ce qui est certain, c’est que Valérie va s’exprimer d’une manière très précise en français. Elle va plutôt, dans les dialogues, avoir un langage relâché, voire va éliminer les négations. Elle ne dira pas dans un dialogue « je ne suis pas malade » mais « je suis pas malade ». Je me suis également beaucoup inspiré de Valérie Solanas elle-même. Valérie était quelqu’un qui avait une langue très particulière, en anglais. Sara le dit d’ailleurs. Sara était complètement fascinée par cette langue, dans toute sa dimension.



Et votre travail nous la rend à son tour tout aussi fascinante. Monsieur Coursaud, merci pour le temps que vous nous avez accordé, et pour vos réponses franches et instructives.

Je vous en prie, ce fut un plaisir !

 

 

 

Propos recueillis par Mélanie et Laure, L.P. Bibliothécaires.

 

 

 

Notes

 

1 Directrice de « La Cosmopolite », éditions Stock
2 Silky Boy est un jeune ami de Valérie Solanas qui se prostitue pour leur assurer un logement.
3 Premier roman de Sara Stridsberg, pas encore publié en France.
4 Happy Sally, La Faculté des rêves et Darling river.
5 Valérie Jean Solanas va devenir Présidente de l’Amérique, « La Cosmopolite », éditions Stock, 2010.

 

 

 

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Published by Mélanie et Laure - dans traduction
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