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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 19:00

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Marie CAILLET

L'Héritage des Darcer

Michel Lafon,

octobre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Marie Caillet, 19 ans aujourd'hui, a vu l'histoire de sa jeune héroïne Mydria enfin publiée grâce à sa victoire au concours de jeunes auteurs lancé par les éditions Michel Lafon fin 2009. Avec une écriture pleine de poésie, et très mature pour son âge, elle a su charmer des personnalités littéraires telles que Anne Robillard, l'auteure de la série Les Chevaliers d'Émeraude, ou encore Barry Cunningham, l'éditeur anglais d'Harry Potter.

Cette jeune auteure ne nous a pas encore montré toutes les facettes de son talent, et je pense qu'elle a encore beaucoup de choses à nous dévoiler sur son écriture et son immense imagination.

=> Auteur à suivre !

 

 

 

 

Peux-tu présenter l'histoire de l'Héritage des Darcer ?

L'héritage des Darcer, c'est l'histoire de Mydria Siartt, dite My, qui est, au début de l'histoire, la fille unique d'une puissante famille noble. Elle apprend à l'âge de 16 ans qu'elle est une enfant adoptée, qu'elle est en réalité la dernière des Darcer, une dynastie qui a disparu deux siècles auparavant. Le seul moyen pour cette dynastie de revenir au pouvoir, c'est de retrouver le trésor familial caché quelque part dans le royaume. My est tenue de se lancer dans la chasse au trésor à la suite de ses ancêtres, avec un sifflet comme unique aide. Sauf que My souhaite simplement faire le mariage le plus prestigieux possible et ne voit pas du tout l'intérêt de se lancer dans une quête pareille. Elle s'enfuit donc, et tombe tout à fait par hasard sur Orest, un assassin qui va lui arracher son secret. My se retrouve finalement contrainte de se lancer dans sa chasse au trésor, aux côtés d'une Guilde de brigands en tous genres.

C'est donc une histoire qui mélange deux thèmes, tous deux issus de clichés : cette chasse au trésor, et une histoire d'amour qui va finir par naître entre les deux personnages principaux (princesse/assassin).


Comment t'est venue l'idée de ce livre ?

Au détour d'une conversation msn avec une amie. Comme on écrivait toutes les deux et qu'on avait toute une pile de scénarii en stock, on a eu l'idée d'échanger tout ça et de voir si on pouvait écrire une histoire à quatre mains à partir de nos idées. On a partagé le travail en deux parties : j'ai relevé un scénario qui me plaisait pas mal, avec l'idée d'une chasse au trésor et d'une dynastie disparue, la base de l'histoire a donc été fournie par mon amie ; je me suis occupée de mon côté à la développer pour en faire une histoire complète : en ajoutant les personnages, puis le monde, et le contexte général.


Quels ont été tes sources d’inspiration pour écrire cette histoire ?

Alors là c'est difficile à dire, honnêtement. Pour les personnages (princesse, assassin) j'ai repris des clichés, qui au fil de l'écriture ont fini par avoir leur propre caractère. Pour le monde en lui-même, c'était à moitié de l'improvisé (les épreuves qu'ils traversent, les créatures qu'ils rencontrent) et l'influence du merveilleux et de la fantasy.


Pourquoi le merveilleux et/ou la fantasy ?

Merveilleux et fantasy sont des genres que je ne distingue pas, qui font partie de l'imaginaire, pour englober le tout. Il y a beaucoup de choses que j'aime dedans : d'abord une très grande liberté que je ne rencontre pas dans les lectures contemporaines, avec des univers et des ambiances avec un air "d'ailleurs". La magie, rêver ne fait pas de mal dans un monde beaucoup trop terre-à-terre à mon goût. Mais aussi les personnages : qu'ils soient créatures ou êtres humains, j'aime beaucoup les suivre dans mes lectures, eux, leurs destins, leurs évolutions, voir comment quelqu'un qui habite dans un monde différent du nôtre peut appréhender la vie. D'une certaine manière, si j'aime la littérature de l'imaginaire, c'est parce qu'elle m'aide à élargir mon point de vue sur beaucoup de choses.


Pourquoi avoir participé à ce fameux concours qui t'a permis de te faire publier ?

Pour tenter ma chance tout simplement. Ce roman-là n'est pas né pour participer au concours, j'avais vraiment envie de l'écrire pour lui-même. Mais à partir du moment où il était fini à temps, je me suis dit, bon ben envoie-le, ça vaut toujours le coup d'essayer !


Quand as tu appris ta victoire, et comment as-tu réagi ?

J'ai appris la nouvelle début janvier, et pour ma réaction... un peu difficile de me rappeler mais c'était pas la zénitude. En tout cas j'étais stressée : de me dire que si je ne gagnais pas, j'allais sûrement mal le vivre, mais que si je gagnais, ça allait quasiment être aussi affreux parce que la douce vie de scribouilleuse toute seule dans son coin allait devenir beaucoup plus sérieuse, avec l'édition derrière et tout plein d'exigences... (et j'avais raison, c'était stressant). Mais quand même, quand j'ai appris la nouvelle, j'étais hyper, hyper heureuse. J'ai mis du temps à réaliser aussi (deux bons mois, je crois). Donc voilà, tout plein de bonheur et d'appréhension, c'était une période intense que je ne suis pas près d'oublier.


Pourrais tu raconter un petit peu par quelles étapes est passé ton premier manuscrit pour en arriver au texte final ?

Cela s'est fait en plusieurs étapes : d'abord un rendez-vous avec les responsables d'édition (elles sont deux dans le secteur jeunesse chez Lafon) où on a discuté du texte et des modifications à apporter : elles avaient à peu près les mêmes critiques que moi, et ça portait surtout sur la fin, trop rapide. Donc j'ai eu plusieurs mois pour réécrire tout ça (comme je suis une chipoteuse, j'ai corrigé et réécrit 150 pages au lieu de 50). Ensuite, les autres réunions ont surtout servi à discuter du titre et de la couverture, jusqu'en août, où il y a eu les épreuves (le manuscrit imprimé, où on a le droit et même le devoir de faire plein de ratures dessus) et où j'ai passé une journée à la maison d'édition pour qu'on voie le texte en détail et pour confronter mes retouches à celle de l'éditeur.


Ce n'est pas trop difficile de confronter son texte à des professionnelles ?

Oui et non en fait... C'est dur de soumettre son texte en général, mais le plus dur, c'est surtout de soumettre mon texte à moi-même. Parce qu'il y a forcément des premiers jets, dont je suis obligée de me prendre tous les défauts dans la figure et de regarder mon travail en face pour savoir comment améliorer. L'étape la plus dure est celle-là. Mais quand j'envoie mon texte à l'éditeur, c'est quand il est finalisé, et que j'ai suffisamment confiance en lui. Donc oui c'est dur, mais quand on a suffisamment bûché dessus, sauf si on est de mauvaise foi, et qu'on est satisfaite de ce qu'on a fait, le plus dur est déjà derrière. Enfin, c'est ce qui s'est passé pour le moment, ça se passera peut-être moins bien par la suite.


Quels sont tes projets d'écriture à venir ?

Pour cette année, je vais écrire le second tome de l'Héritage des Darcer. Ensuite, j'ai deux autres projets qui attendent, qui me tiennent énormément à coeur : une histoire d'anges gardiens et une histoire qui date un peu, que j'avais abandonnée parce que ça devenait trop compliqué, mais je suis très attachée aux personnages et je pense la modifier en profondeur pour l'écrire quand même.

 

Blog de l'auteur : http://mariecaillet.20minutes-blogs.fr/

 

Suzy, 1ère année Éd./Lib.

 

 


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Published by Suzy - dans Entretiens
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