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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 07:00

Bibliographie

  • Malcolm-Knox-Shangrila.jpgMalcolm Knox : Shangrila, éd. Asphalte, Paris, à paraître mai 2012 – roman traduit de l'anglais (Australie),
  • Sara Poole : Francesca. La trahison des Borgia, MA éditions, Paris, coll. Roman historique, avril 2012,
  • Andrew Forbes : Shanghai, Photographies David Butow, éd. National Geographic, Gennevilliers, coll. Les guides de voyage, janvier 2012 – Nouvelle présentation, 
  • Sara Poole : Francesca. Empoisonneuse à la cour des Borgia, MA éditions, Paris, coll. Roman historique, nov. 2011, 
  • John Jackson et Steve Crawshaw : Petits actes de rébellion - Ces instants de bravoure qui ont changé le monde, préface de Vaclav Havel, éd. Balland, janvier 2011 – traduction P. Barbe-Girault et Adelina Zdebska, 
  • Raghu Rai et Jane Perkins : Tibet en exil, préface du Dalaï-Lama, Éd. du Pacifique, avril 2010 – traduction P. Barbe-Girault et Edith Ochs, 
  • National geographic society : Grandes migrations : les incroyables voyages pour la survie de l'espèce, éd. National Geographic Paris, 2010 (traduction P. Barbe-Girault et Thibaut Mosneron Dupin),
  • Michael Connelly, Robert Ferrigno et al., Denise Hamilton (dir.) : Los Angeles Noir, éd. Asphalte, 2010 – rééd. Gallimard, Folio policier, avril 2012,
  • Collectif : La Culture Peranakan, éd. Du Pacifique, 2010,
  • Xianhui Yang : Le Chant des martyrs. Dans les camps de la mort de la Chine de Mao, éd. Balland, 2010,
  • Watty Piper & Loren Long : Ti’Train, éd. Mic Mac, 2010 – album jeunesse,
  • Randall & Peter De Seve : La Duchesse des caprices, éd. MiC MaC, 2010 – album,
  • Peter Turner : Guide Nouvelle-Zélande, éd. National Geographic, 2010,
  • Tim Simond : Plongée Chic, éd. Du Pacifique, 2010,
  • Collectif : Eco Chic : guide du voyage chic et écologique, éd. Du Pacifique, 2009,
  • Peter Vronsky : Femmes Serial Killers, éd. Balland, 2009,
  • Chris Johns : Face aux guépards, éd. National Geographic jeunesse, 2009,
  • Flip Nicklin : Face aux dauphins, éd. National Geographic jeunesse, 2009,
  • Norbert Rosing : Face aux ours polaires, éd. National Geographic jeunesse, 2009,
  • Jim Brandenburg : Face aux loups, éd. National Geographic jeunesse, 2009,
  • Robert Lewis : Swansea Terminal, éd. L’Esprit des Péninsules, 2008,
  • Phil MacDonald : Guide Taiwan, éd. National Geographic, 2008,
  • Andrew Forbes : Guide Shangai, éd. National Geographic, 2008,
  • David Bellami & Palani Mohan : Éléphant d’Asie : un géant menacé, éd. Du Pacifique, 2007,
  • Robert Lewis : Dernier train pour Llanelli, éd. L’Esprit des Péninsules, 2006.

Sara-Poole--Francesca.jpg

 

Entretien

Quelles langues traduisez-vous ?

Je traduis de l'anglais vers le français, car c'est ma langue maternelle.



Avez-vous suivi une formation pour être traductrice ? Sinon comment en êtes-vous venu à faire ce métier ?

Je n'ai pas suivi de formation dans la traduction car à l'époque c'en était encore aux balbutiements à Bordeaux, et je n'avais pas les moyens d'aller étudier à Paris. Mais la traduction et l'interprétariat m'avaient toujours intéressée et c'est ce que je voulais faire en sortant de la terminale. Une professeure m'a conseillé de m'engager dans des études d'anglais (LLCE), et j'ai continué ensuite jusqu'à la thèse. Une fois celle-ci soutenue, la question s'est posée de savoir si je voulais être prof ou pas (ce qui n'était pas le cas), et c'est là que j'ai tenté ma chance dans la traduction. Je n'avais donc pas de formation, mais des atouts certains grâce à ma thèse, à savoir une capacité d'adaptation à toute épreuve, à travailler seule, à ne pas compter ses heures, etc. : toutes choses essentielles en traduction.



Est-ce vous qui proposez des traductions ou les auteurs/éditeurs qui vous contactent ?

J'en propose quand j'ai un coup de coeur, mais c'est très difficile dans ce sens-là et jusque-là j'ai toujours traduit des projets que l'on m'a proposé. Mais je ne désespère pas de trouver un éditeur un jour à certains romans qui me plaisent beaucoup.



Vous arrive-t-il de refuser une traduction ?

C'est très rare, car on a toujours peur ensuite de ne plus travailler avec l'éditeur en question. Ces derniers temps, mon planning est bouclé à plus longue échéance (cela fait un an par exemple que les traductions s'enchaînent et que je n'ai plus de période « vacante », où je dois recontacter les éditeurs), il m'est donc arrivé d'être obligée de dire que je n'étais pas disponible. Mais ça ne m'a pas plu ! Ce serait pour moi la seule raison de refuser une traduction car ensuite, au niveau du thème, eh bien je m'adapte. (à moins j'imagine que l'on me demande de traduire quelque chose faisant l'apologie du racisme ou autre, mais ça ne m'est jamais arrivé jusque-là, heureusement).


Êtes-vous plutôt sourciste ou cibliste ?

Je m'adapte en fonction du texte et des demandes de l'éditeur. Dans tous les cas, j'essaie de respecter au mieux la pensée originale, tout en ayant toujours à l'esprit « mon » lecteur français idéal, qui aura sous peu le livre en main et qui n'a pas forcément de culture anglo-saxonne à la base, par exemple.

John-Jackson-et-Steve-Crawshaw-Petits-actes-de-rebellion.jpg

Vous documentez-vous avant de traduire ?

Oui, bien sûr. Parfois davantage quand c'est vraiment un domaine que je ne connais pas (le surf, récemment), et ensuite tout au long de la traduction. Avec Internet c'est très facile, maintenant. Et ce serait criminel de ne pas le faire.



Êtes-vous en contact avec certains auteurs pendant leur traduction ?

Oui, la plupart du temps, c'est non seulement le moyen idéal de régler mes incertitudes (et ils sont ravis qu'on leur pose la question), mais aussi agréable, car je peux ainsi leur dire tout le bien que je pense de ce qu'ils ont écrit. Je me suis fait quelques amis, ainsi, et quand on aime la littérature, c'est génial.



Avez-vous une préférence pour la traduction d’une forme d’anglais (américain, britannique, indien) ?

Non. Ayant fait ma thèse sur un écrivain d'origine indienne (et aimant beaucoup le pays, que je connais bien), j'ai tenté au début de me "spécialiser" là-dedans, mais avec le recul je me rends compte que ce choix décuplé est ce qui fait la richesse de mon métier, je peux passer du Pays de Galles à l'Australie, aux Caraïbes au gré des projets, et c'est ce qui le rend si intéressant. J'ai appris énormément de choses, depuis que j'ai commencé la traduction.

Raghu-Rai-et-Jane-Perkins-Tibet-en-exil.gif

Y a-t-il beaucoup de concurrence dans le secteur de la traduction de roman noir ?

Je ne suis pas sûre, il y a énormément d'offre vu la taille du marché ; à mon avis il y en a davantage dans le domaine de la littérature générale.



Comment adaptez-vous votre traduction selon la forme inhérente au texte (romans ou nouvelles) ?

Je viens de finir une anthologie de nouvelles justement, et si le format est très intéressant car chaque auteur a sa voix propre, bien sûr (donc le renouvellement est constant), la nouvelle est aussi une forme difficile car elle n'a pas le loisir de s'étaler, de monter en puissance comme un roman. En tant que traducteur, on n'a pas non plus cette sensation d'atteindre une vitesse de croisière, un moment où cela coule mieux, où les choses sont plus faciles. On reste en alerte tout le temps.



Est-ce qu’il vous est arrivé de traduire à plusieurs ?

Oui, cela m'est arrivé de proposer un projet (une anthologie de nouvelles justement) à une ancienne étudiante dont j'avais été la tutrice au Master Pro Traduction de Bordeaux 3. Cela s'était bien passé, si bien qu'on avait refait cela pour un autre projet. À l'époque cela m'a permis de mener deux projets de front, et de lui mettre le pied à l'étrier également.



Comment fonctionne la rémunération ?

Le traducteur est payé au feuillet de 1500 signes (espaces compris), ce qui ne correspond pas à la page d'un livre nécessairement. Pour l'anglais, la fourchette de rémunération moyenne oscille entre 18 et 22€ le feuillet, mais il y a de grandes variations selon les moyens de la maison d'édition, et je dirais qu'avec le temps, cela n'a pas tendance à s'améliorer, malheureusement.



Avez-vous une autre activité ?

Je suis donc tutrice pour le Master Pro de traduction de Bordeaux 3, et à la rentrée je vais également y donner un cours. On me contacte aussi de plus en plus pour faire des ateliers de traduction en lycée, et cette année je vais sauter le pas, pour voir si cela me plaît. Enfin, je fais régulièrement des notes de lecture pour une maison en particulier, qui cherche à développer son domaine littérature, et j'aime beaucoup cela, être payée pour lire et dire ce que je pense, c'est parfait pour moi; et il m'arrive de jouer aux interprètes pour des écrivains anglophones invités à Bordeaux. Très enrichissant comme expérience, mais exercice très difficile également pour moi, car c'est à l'opposé de mon quotidien: sans filet et en public.



Charlène PILON, Émilie ROBIN, Adrien BONNAMY, LP libraires.



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Published by Charlène, Emilie et Adrien - dans traduction
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