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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 07:00

Robert Amutio

Notre première rencontre avec Robert Amutio a eu lieu au café de l’Utopia où nous devions lui soumettre le projet de l’interview et lui parler des questions que nous avions préparées. L’un de nos camarades est venu se joindre à nous en nous faisant la promesse de ne pas trop faire de digressions et de nous laisser tranquilles – parole qu’il n’a pas tenue, mais nous n’allons pas lui en vouloir d’aimer Roberto Bolaño, l’auteur que Robert Amutio a majoritairement traduit. Ainsi, au fur et à mesure de la discussion, nous avons réalisé que l’interview se déroulait et nos poignets ont été soumis à rude épreuve pour transcrire tout ce que le traducteur disait. La pluie nous a arrêtés et nous avons projeté de nous revoir ultérieurement pour terminer, cette fois-ci, armées d’un dictaphone.

Robert Amutio est né en décembre 1952 en Algérie, de parents d’origine espagnole, des réfugiés politiques républicains. Il arrive dans le sud de la France quelque temps après l’indépendance de son pays natal. Il fait des études de Lettres Modernes, et, à 26 ans, il est « volontaire au service national actif » et part pour l’Éthiopie où il enseigne le français langue étrangère. Au cours des années suivantes, il poursuit sa carrière d’enseignant en Algérie et au Maroc. En 1989, il se trouve au Mexique où il séjourne pendant quatre ans, d’abord à Monterrey, au nord du pays, puis à Mexico même. Ce séjour lui permet de renouer avec sa langue maternelle. Aujourd’hui, il est professeur de français et de culture générale dans un lycée de Bordeaux.

 

 


Roberto-Bolano-Les-Detectives-sauvages.gif

 

 

Avez-vous déjà rencontré Roberto Bolaño ?

Oui. C’était au printemps 2002, à l’occasion de la parution d’Étoile distante et de Nocturne du Chili, que j’avais traduits pour les éditions Christian Bourgois. Je l’ai rencontré ensuite de nouveau à Paris l’année suivante, et nous avons parlé de science-fiction, des écrivains qu’il n’aimait pas – et dont il se moquait volontiers – et du livre qu’il était en train d’écrire, 2666. Il était question que j’aille à Blanes, la ville à côté de Barcelone où il habitait, fin juillet ou début août pour le retrouver et pouvoir lui poser des questions sur Les Détectives sauvages. Il est mort en juillet 2003. Il avait cinquante ans.

 

 

 

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Comment avez-vous découvert les livres de Roberto Bolaño ? Et qu’avez-vous ressenti lors de ces lectures ?

J’ai découvert les ouvrages de Bolaño en 1997, un peu par hasard – disons, car évidemment, il y a du hasard, de la chance, et de la curiosité et d’autres ingrédients – dans une librairie espagnole, à Elche, une ville de la province du Levant, à proximité d’Alicante. Ce qui m’a attiré dans un premier temps, superficiellement, je dois dire, c’est le titre, un peu provocateur, La Littérature nazie en Amérique. Après l’avoir lu, l’idée de le traduire m’est venue – je ne lis pas dans la perspective de traduire, et pour tout dire c’est l’œuvre de Bolaño qui m’a amené à la traduction. L’œuvre, avec ses vraies et fausses références et allusions littéraires, encyclopédiques, m’a paru pouvoir être lue en France, par des lecteurs français, et modifier, d’une certaine manière, le paysage littéraire local et celui de la représentation de la littérature latino-américaine, pour beaucoup encore piégée à Macondo.


Ce qui m’a frappé, au premier abord, dans La Littérature Nazie en Amérique c’est son rapport avec la SF nord-américaine, je pense à Norman Spinrad par exemple, à Philip José Farmer aussi. Et bien sûr à Borges… Je ne sais pas si vous connaissez Histoire Universelle de l’infamie, mais ça ressemble à ça, l’érudition vraie ou fausse, l’humour, le jeu – un jeu très littéraire. Ça me renvoyait donc à des lectures de jeunesse (Le rêve de fer, Le fleuve de l’éternité), je ne lis plus beaucoup de SF maintenant, sauf Philip K. Dick que j’ai relu récemment. Et, de fait, quand j’ai rencontré Bolaño, l’une de nos conversations a tourné autour de la SF et de Philip K. Dick. D’autre part, c’était une version très élaborée d’une littérature de genre, élevée à une sorte de dignité littéraire, en même temps que le cadre où s’inscrivaient ces obscures biographies d’écrivains médiocres et nazis cédait sous la pression de ce genre sans lettres de noblesse, et sous la pression de l’humour.

 

Ensuite, dans la même semaine, j’ai lu Étoile distante, et  là, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose, je ne sais pas si je peux dire de plus intéressant, mais quelque chose de différent et qui m’a fait percevoir La Littérature nazie en Amérique sous un autre angle.

Roberto Bolano Etoile distante 1Étoile distante est un texte politique, ce que dit un Chilien d’un pays où un coup d’état militaire met fin à un régime élu démocratiquement, ça pouvait me rappeler des choses. C’est un roman construit en partie comme une enquête policière : il est question d’un artiste-psychopathe qui met en relation l’art et le crime (comme dans La littérature nazie en Amérique, il était question de l’idéologie et de la littérature). C’est un roman policier (c’est la recherche d’un criminel) mais soumis à une sorte de prolifération ininterrompue de récits, qui menacent sans cesse de s’autonomiser, c’est-à-dire qu’on pourrait assez bien imaginer que l’une des histoires rapportées dans Étoile distante prenne le dessus, et que finalement, ce soit elle qui occupe la plus grande partie du récit. D’ailleurs Étoile distante est l’expansion de l’un des récits de La littérature nazie en Amérique – cette dernière œuvre donnée d’ailleurs comme « roman » – et de l’un des passages d’Étoile distante est sortie une nouvelle, que Bolaño a incluse dans un recueil. Cette tension entre disons la nouvelle et le roman, que je percevais à l’époque, mais que je ne nommais pas, et les mutations que l’auteur faisait subir aux genres dits mineurs (le roman policier, la science-fiction, la pornographie), m’ont d’emblée saisi et incité à vouloir traduire l’œuvre.


Avez-vous eu des points de désaccord avec Roberto Bolaño au sujet de vos traductions ?

Nous n’avons pas eu vraiment le temps d’avoir des points de désaccord avec Bolaño (rires). Il faut savoir qu’il prétendait ne pas lire les traductions de ses œuvres. Cependant, pour Étoile Distante, lorsque je lui ai envoyé ma traduction, avant de l’adresser à l’éditeur, il m’a répondu que j’avais fait une erreur… Non, je ne vous dirai pas de quelle erreur il s’agissait (rires), mais je peux vous dire que cela portait sur une remarque à propos de la littérature et que j’avais inconsidérément élargie, de sorte que l’on apprenait peut-être davantage sur la conception de la littérature du traducteur que sur celle donnée par le narrateur. De manière générale, vous savez, je n’aime pas poser des questions à un auteur sur ses ouvrages et a fortiori sur des textes qu'il a écrits parfois des années et des années auparavant. De plus, dans ce cas précis, Bolaño était quelqu'un qui écrivait beaucoup.

Pour mes autres traductions, je n’ai jamais eu de désaccords notables – tout au plus des demandes de précisions, lorsque l’auteur a des connaissances dans la langue. La relation entre l’auteur et le traducteur est ou doit être une relation de confiance, la plus « égalitaire » possible. Comme en général, je choisis les oeuvres que je veux traduire, je n’ai  pas besoin de convaincre les auteurs de mon intérêt.

Lors de l’étape suivante, celle de la relecture, je tiens absolument compte des remarques, des suggestions que me font les relecteurs et les relectrices, avec qui j’ai eu la chance de travailler et qui m’ont beaucoup appris.

Il m’arrive de recevoir des courriers de lecteurs qui expriment certains reproches, par exemple à propos de la forme de la narration (un monologue de la première à la dernière page, sans retour à la ligne) ou de l’orthographe modifiée du nom d’une ville dans tel ou tel roman. Il y a parfois des remarques qui sont justes, il faut aussi le dire. Qui aurait la prétention ou l’inconscience de dire que les textes (le texte original et le texte traduit) sont parfaits ? Mais, indépendamment de la justesse ou de la fantaisie des remarques, je suis souvent touché par le fait que ces lecteurs ont été poussés à écrire. J’ai aussi reçu des mots de remerciements de lecteurs que je ne connais pas. Ça arrive aussi.
Roberto-Bolano-Amuleto-Les-Allusifs.gif

Avez-vous lu Amuleto, de Roberto Bolaño, traduit par Emile et Nicole Martel chez Les Allusifs ?

J’ai lu Amuleto mais en version originale, j’ai jeté ensuite un coup d’œil sur la version française. C’est un livre de Bolaño que j’aime beaucoup et que j’aurais aimé traduire, c’est vrai. C’est d’ailleurs à l’occasion de la présentation de cette traduction que j’ai rencontré Brigitte Bouchard, la fondatrice des éditions Les Allusifs, une maison québécoise. C’est suite à cette rencontre qu’elle m’a confié la traduction d’un autre texte de Bolaño, Monsieur Pain, et que je lui ai suggéré de publier Le dégoût du Salvadorien Horacio Castellanos Moya.


Comment se fait-il que les éditions Christian Bourgois n’aient pas acheté Amuleto ?

J’ai mis longtemps à trouver un éditeur pour Bolaño, et je pense que Jorge Herralde, l’éditeur espagnol de la plus grande partie des ouvrages de cet écrivain, a dû estimer que ces brefs textes pouvaient bien servir d’introduction à l’oeuvre, ou même d’incitation à d’autres traductions – cela avant, je suppose, que Christian Bourgois ne se manifeste.


En quoi consiste votre travail chez les Allusifs ?

Je ne travaille pas pour Les Allusifs, si vous entendez par là que je serais salarié, par exemple. Mais parfois il m’arrive de conseiller tel ou tel titre. Je lis selon l’ordre et le désordre du hasard, des rencontres et de mes goûts et, certaines fois, il y a des oeuvres qui m’intéressent et, connaissant le catalogue des Allusifs, je leur propose des ouvrages qui, j’imagine, pourraient y figurer. Il m’arrive donc de faire des notes de lecture. Mais je le fais pour le plaisir. Les ouvrages que je conseille, je le dis parce que ça ne va pas de soi, je ne les traduis pas forcément. C’est une manière de donner à lire ce que j’ai aimé et de participer à ma manière à la littérature.


Je collabore avec les éditions de  L’Arbre vengeur, qui ont leur siège à Talence. Nicolas Etienne et David Vincent, les éditeurs, m’ont confié une collection hispanophone, de fait tournée vers la littérature latino-américaine, dans laquelle j’ai publié une demi-dizaine de textes,  un recueil de nouvelles d’un écrivain équatorien, un recueil de textes d’un jeune écrivain mexicain, et trois ouvrages d’auteurs argentins. Je n’ai pas traduit ces textes.

J’ai fait la connaissance de Nadia Beugnet, qui a créé une maison d’édition, Cataplum, toujours à Bordeaux, et pour qui j’ai traduit des micro-fictions – c’est le genre littéraire qu’elle privilégie – de deux auteurs péruviens, dont l’un est un ami qui habite ici, Ricardo Sumalavia. Je crois qu’il est important qu’il existe des éditeurs locaux ambitieux, et qu’il y ait, je le dis en passant, une reconnaissance de leur travail (et de celui des traducteurs).


Avez-vous des méthodes pour traduire des ouvrages ? Si oui, lesquelles ? Et combien de temps vous faut-il pour les traduire en moyenne ?

La méthode consiste à lire, à relire et à découper le texte, à traduire par unités que je trouve cohérentes, homogènes – cela peut-être des chapitres, mais pas toujours, et quelquefois ce découpage en chapitres n’existe pas dans l’oeuvre. Je m’astreins donc à traduire ces pages-là en un laps de temps assez rapide. Dans Les Détectives sauvages qui fait environ huit cents pages, il y a des personnages dont le discours est fragmenté à l’intérieur du roman : j’ai traduit ces interventions de manière suivie (comme peut-être l’auteur les a lui-même écrites), pour garder une cohérence perceptible.

Je fais aussi des recherches, biographiques, géographiques, historiques (par exemple sur les fronts pendant la Seconde Guerre mondiale), littéraires (qui sont les poètes provençaux qui sont mentionnés dans tel passage de Nocturne du Chili ?). Dans Les Détectives sauvages, j’ai essayé de retracer tout le parcours des personnages dans la ville de Mexico et dans le nord du Mexique – certains se promènent beaucoup – et ça m’a demandé beaucoup de temps aussi.


Ces recherches n’apparaissent pas explicitement dans la traduction, mais elles me sont nécessaires.

Je me mets en contact avec des personnes qui pourraient m’aider à éclaircir certains points (quel est le vocabulaire français des jeux de stratégie, un domaine dont j’ignore presque tout, ou le lexique de la médecine légale).

Il y a d’autres éléments qui entrent en jeu dans la traduction : le fait de vouloir débrouiller le sens des allusions, des citations qui sont cachées, les noms propres… D’ailleurs, Bolaño s’amuse beaucoup avec les noms propres : il a glissé le nom de son traducteur allemand parmi une liste de généraux nazis (rires). Enfin, c’est un clin d’œil, un hommage, comme celui qu’il a rendu à l’un de ses traducteurs italiens dans 2666.


J’essaye de mettre le moins de notes de bas de page possible. Il m’arrive de rappeler aux lecteurs qu’il s’agit d’un ouvrage traduit en laissant des mots en version originale. Par ailleurs, je n’adapte pas le texte pour le public français. Par exemple, si un personnage mange une tartine d’avocat à 11h du matin, je ne change pas pour une tartine de confiture. Disons que je fais confiance aux lecteurs, qui doivent se douter que les coutumes alimentaires varient d’une région à l’autre.

J’ai rencontré un certain nombre de problèmes au cours de la traduction des Détectives sauvages où Bolaño utilise beaucoup d’américanismes et où le texte est  « opaque » même pour des lecteurs hispanophones – non mexicains par exemple. D’une certaine manière, j’ai abouti à une traduction plus « claire » que la version originale.

Quant à la vitesse, cela dépend des textes. Le texte du Mexicain Daniel Sada que j’ai traduit fait environ cent vingt pages, mais ça m’a pris du temps : Sada a écrit parfois en octosyllabes ou en décasyllabes, fait des références au « Siglo de Oro », le siècle d’or de la littérature du XVIIe siècle espagnol, utilise un vocabulaire qui n’est pas employé en Espagne, ni au Mexique, mais que l’on rencontre chez le poète Gongora… le temps que je débrouille ça, ça m’a demandé beaucoup, beaucoup de temps. J’ai mis plus d’un an à traduire 2666 de Bolaño.
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Chez Bolaño, il y a aussi bien sûr des éléments plus ou moins facilement traduisibles… J’ai rencontré il y a quelques jours les traducteurs vers l’anglais et vers l’allemand de Bolaño, et si je les crois, qu’on lise Bolaño dans une langue ou dans une autre, on reconnaît le « style » bolanien, (mais je ne suis pas capable de lire assez bien l’anglais pour vous l’assurer. Quant à l’allemand, malgré mes lectures et mon goût pour cette littérature (traduite), je ne peux rien en dire). Ça ne signifie pas évidemment que Bolaño soit un auteur facile à traduire !

Là, j’ai terminé la traduction d’Entre parenthèses, un recueil des chroniques que Bolaño a données à des journaux, des hebdomadaires entre 1998 et 2003… Par exemple, il aime beaucoup un poète de l’Antiquité grecque, que je crois assez peu connu, Archiloque, et il a fallu que j’aille chercher des traductions et des explications dans l’édition de 1957 ou 1958 des Belles Lettres pour retrouver les citations qu’il faisait. Ça m’a demandé une demi-journée de recherche et ensuite le temps de la lecture pour trouver la traduction française des passages que cite Bolaño.


Avez-vous une anecdote ou un exemple concret d’un texte qu’il vous a été difficile de traduire ?


J’ai fait allusion tout à l’heure aux américanismes, dont la traduction pose quantité de questions, sans réponses bien satisfaisantes. Dans 2666, il y a un passage dont je saisissais qu’il était composé de termes grossiers, et dont le sens précis m’échappait, parce que j’imaginais qu’il s’agissait d’argot du nord du Mexique. Mais, renseignements pris, des amis, des écrivains mexicains m’ont assuré que ces termes étaient en grande partie de l’invention de Bolaño.


Y a-t-il une différence entre traduire des nouvelles ou des romans ?

Oui, mais le terme de « différence » est trop fort. Par exemple, on peut avoir en tête la totalité d’une nouvelle, quasiment phrase par phrase, lorsque l’on commence à la traduire. La partie, si l’on peut dire, se joue très vite. Dans un roman, le traducteur peut essayer de reporter certains éléments (des jeux de mots par exemple) du texte à plus tard sur un autre passage, ce qui n’est guère possible avec une œuvre brève. Une des différences, mais je parle là d’autre chose, c’est que l’on vit d’une certaine manière dans l’univers du roman parfois assez longtemps après la fin de la traduction, mais ce doit être vrai aussi pour des recueils de nouvelles.


Pour vous, la traduction peut-elle être de la même qualité littéraire que l'œuvre originale ?

Si je ne pense pas aux traductions que j’ai faites, je serai assez tenté de dire que oui. La question de la valeur littéraire est, vous l’imaginez bien, assez difficile. Peut-on croire que toutes les œuvres traduites sont dans leur version originale d’une qualité littéraire exceptionnelle ? Le traducteur est un auteur, et la traduction est son œuvre littéraire, une œuvre singulière, mais œuvre et littéraire – je perçois des différences entre un écrivain et un traducteur mais il est question de qualité littéraire. D’autre part, si l’on se penche sur l’histoire des traductions des classiques étrangers, on peut reconnaître que la qualité littéraire de ces traductions, plus ou moins discutable, n’a pas empêché la reconnaissance de l’œuvre traduite. Regardez ce que dit Bolaño de la traduction, ce que dit Borges de sa première lecture du Quichotte en anglais. Cela devrait inciter à la modestie, ou, à tout le moins, à poser un regard un peu distancié. L’œuvre commence son voyage avec l’auteur, avec ses lecteurs, ses critiques, ses traducteurs. Ensuite, l’auteur meurt, et il ne reste que les lecteurs qui l’accompagnent encore un temps, et plus tard encore il n’y a plus que l’œuvre qui s’éloigne. Ce qui commence parfois par la reconnaissance finit toujours par l’oubli.


Nous n’avons plus de questions, du moins nous n’en avons plus en rapport avec l’interview ou le métier de traducteur de Monsieur Amutio. Nous décidons donc d’arrêter le dictaphone, de le poser sur la table et de finir notre verre en parlant d’auteurs que nous avons lus, ou plus largement de littérature, jusqu’à ce que le froid nous pousse à quitter la brasserie Auguste.

Nous tenons à remercier Monsieur Amutio, pour sa gentillesse et sa disponibilité. Nous espérons le revoir bientôt, sans dictaphone ni stylos pour d’autres digressions.

 

 

Propos recueillis par Marilyn Anquetil, Marie Berigaud et Maryam Medevielle


Bibliographie des ouvrages traduits par Robert Amutio

Roberto BOLAÑO, Étoile Distante, Christian Bourgois, Paris, 2002, 180 p.
Roberto BOLAÑO, Nocturne du Chili, Christian Bourgois, Paris, 2002, 152 p.
Roberto BOLAÑO, La littérature nazie en Amérique, Christian Bourgois, 2003, 250 p.
 Roberto BOLAÑO, Des putains meurtrières, Christian Bourgois, 2003, 250 p.
Roberto BOLAÑO, Anvers, Christian Bourgois, Paris, 2004, 122 p.
Roberto BOLAÑO, Appels téléphoniques, Christian Bourgois, Paris, 2004, 270 p.
Roberto BOLAÑO, Le Gaucho insupportable, Christian Bourgois, Paris, 2004, 192 p.
Roberto BOLAÑO, Monsieur Pain, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2004, 160 p.
Roberto BOLAÑO, La piste de glace, Christian Bourgois, Paris, 2005, 246 p.
Roberto BOLAÑO, Les détectives sauvages, Christian Bourgois, Paris, 2006, 875 p.
Roberto BOLAÑO, 2666, Christian Bourgois, Paris, 2008, 1015 p.
 Roberto BOLAÑO, Le secret du mal, Christian Bourgois, 2009, 173 p.
Roberto BOLAÑO, Conseils d’un disciple de Morrison à un fanatique de Joyce, Christian
Bourgois, Paris, 2009, 214 p.
Roberto BOLAÑO, Le troisième Reich, Christian Bourgois, Paris, 2010, 412 p.

Pere CALDERS (du catalan, en collaboration avec Denis Amutio), Ici repose Nevares et autres récits mexicains, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2004, 148 p.

Horacio CASTELLANOS MOYA, Le dégoût, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2003, 104 p.
Horacio CASTELLANOS MOYA, L’homme en arme, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2005, 128 p.
Horacio CASTELLANOS MOYA, Déraison, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2006, 140 p.
Horacio CASTELLANOS MOYA, Le bal des vipères, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2007, 160 p.

José de la CUADRA (avec d’autres traducteurs), Noir Équateur, L’Arbre vengeur, Bordeaux, 2008, 237 p.

Fernando IWASAKI (en collaboration avec Denis Amutio), Mobilier funéraire, Cataplum, Bordeaux, 2010, 180 p.

Daniel SADA, L’une est l’autre, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2002, 120 p.

Juan Manuel SERVIN, Chambres pour personnes seules, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2009, 132p.

Ricardo SUMALAVIA, Pièces, Cataplum, Bordeaux, 2010, 61 p.

Antonio UNGAR, Les oreilles du loup, Les Allusifs, Montréal, Paris, 2008, 129 p.

 

 

Liens

 

Lire un autre entretien sur  le site de l'Arpel (ECLA).

 

 Rencontre avec les éditions Cataplum.

 

 

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Published by Marilyn, Marie et Mariam - dans traduction
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