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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 07:00

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Eric HOLDER
L’Homme de chevet

Flammarion, 1995
J’ai lu, 1997


 

 

 

 

 

 

 

 

L’AUTEUR

 
Éric Holder, de son vrai nom
Éric Dupisson, est né en 1960 à Lille. Il publie à l’âge de 25 ans son premier roman, Manfred ou l’hésitation. Il fut un temps garde-malade ; de cette expérience il tirera deux livres, La Chinoise puis L’homme de chevet, paru en 1995.

Son œuvre se répartit entre plusieurs maisons d’édition : Le Dilettante pour les recueils de nouvelles et Seuil ou Flammarion pour les romans.



RÉSUMÉ

 
Lorsqu’il pénètre dans sa maison, il est le 31ème garde-malade embauché pour s’occuper de Muriel.


Elle est tétraplégique et cache sa fragilité derrière une grande exigence et surtout en se plongeant dans les livres. Lui, ses remèdes seraient plutôt l’alcool et la boxe.


Mais au fond ne sont-ils pas unis par une même souffrance ? Celle de la solitude, du besoin d’être aimé. Alors pourquoi ne pas essayer de se reconstruire ensemble ?


ANALYSE

 
D’accord, à première vue, on pourrait se dire : encore un livre dont on connaît déjà le déroulement : ils vont se déchirer, se détester puis ils vont finir par s’aimer. Et c’est vrai, ils vont finir par s’aimer !!! Mais l’histoire ne tourne pas qu’autour de cela ; il y est vraiment fait état de la douleur des personnages (physique et psychique) et de leur combat pour s’en sortir.

Le récit est à la troisième personne, ce qui donne la sensation au lecteur d’être spectateur et parfois au plus prés des personnages mais sans jamais lui donner l’impression d’être un voyeur. Et c’est là une grande partie du travail de l’auteur qui arrive à nous faire pénétrer dans l’intimité de ses personnages (notamment lors des soins médicaux de Muriel) mais toujours avec une grande pudeur. Il nous fait également plonger au plus profond des pensées des héros ; on connaît leur moindre sentiment et leur moindre état d’âme. A tel point que parfois cela donne envie d’intervenir et de leur montrer le chemin qui pourrait les mener vers une vie plus heureuse.

Il nous fait réfléchir sur la difficulté de retrouver goût à la vie lorsqu’on a été victime d’un accident dont on restera, physiquement et psychologiquement, marqué à vie.

Pour ma part, j’en ai fait une lecture « remise en question ». En effet, ce livre peut faire réfléchir au fait que des choses qui nous paraissent insignifiantes, comme par exemple prendre un café sur sa terrasse ou se balader dans son jardin, peuvent être un grand bonheur et remettre de la joie dans la vie de quelqu’un.

Ce livre a été
adapté au cinéma  par Alain Monne avec Sophie Marceau et Christophe Lambert. Il est sorti en salle en novembre 2009.

 

 

Aurélie, 2e année Bib.-Méd.-Pat.

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