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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 07:00

Erik-Orsenna-et_si_on_dansait.jpg

 

 

 

 

 

 

Érik ORSENNA
Et si on dansait ?
Stock, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

erik_orsenna.jpgL'auteur


Érik Orsenna est né à Paris, le 22 mars 1947. Il a d'abord étudié la philosophie et les sciences politiques pour se tourner ensuite vers l'économie. En 1981, il entre au ministère de la Coopération, et depuis il a occupé divers postes de conseiller. Ces postes ne l'empêchent cependant pas de continuer à écrire. Comme il le dit lui-même, il essaie de consacrer deux heures par jour à l'écriture, et depuis 1973, il a écrit 22 livres, du roman au conte en passant par des écrits plus scientifiques
En 1988, il obtient le prix Goncourt pour le roman L'Exposition coloniale et en 1998, il est élu à l'Académie française.


Résumé


Déjà présente dans La Grammaire est une chanson douce, Les Chevaliers du subjonctif et La Révolte des accents, Jeanne revient, jeune adolescente passionnée par l'écriture, accompagnée comme toujours par son frère Tom. Depuis sa première aventure, Jeanne a beaucoup changé, mais elle a toujours le même besoin : écrire. Arrivée à l'âge de 16 ans, elle satisfait ce besoin en écrivant des dissertations pour les autres, mais aussi des discours pour les hommes politiques

« Dealeuse de phrases. Droguée de mots. Ils n'ont pas tort. Je vous l'ai dit : je plaide coupable. »

Jeanne découvre la merveille de la ponctuation à travers la musique, celle venant de la chambre de Tom. À partir de ce moment, elle s'entraîne à écrire en langage musical et s’émerveille devant le rythme des phrases, ponctuées par les virgules, les points...

Les discours politiques ne s'écrivent plus, ils se jouent, se chantent ; avec Tom et son tam-tam, elle rythme les phrases à l'image d'un chef d'orchestre et récolte un grand succès auprès de l'homme politique. Cependant, la ponctuation n'est pas l'apanage de l'écriture, elle nuance la vie, les sentiments et rappelle à Jeanne de nombreux souvenirs.

« Il suffit à un point d'en ajouter deux autres pour que le final devienne suspensif. Et que l'espoir renaisse. »

Voilà le temps du retour sur l'île de l'ancien et odieux Nécrole. Jeanne est appelée par le président Bonaventure, qu'elle avait aidé durant sa campagne électorale. Cette fois-ci, elle doit écrire une lettre d'amour, destinée à la reine du Pakistan. Elle profite de sa visite sur l'île pour la redécouvrir pendant la nuit, et c'est à ce moment que Jeanne fait une incroyable découverte. En se promenant sur la plage, elle aperçoit une ligne noire sur l'eau. Cette ligne n'est autre qu'une ligne de mots emprisonnés, provenant d'une épave de bateau. Grâce au président, elle va libérer ces mots et entreprendre une mission de grande envergure : remettre les mots dans leur contexte.

« Les mots avaient raison : je leur devais trop. Pas question de les abandonner à leur triste, si triste sort. »

Après de nombreuses heures de réflexion, Jeanne trouve la solution : la musique ! Séparer les mots en trouvant leur rythme. Elle rassemble donc un orchestre de musiciens et au bout d'une longue journée d'attente les mots commencent à danser et à se rassembler selon leur histoire d'origine. La seule chose manquante : la ponctuation. À l'aide d'un typographe, Jeanne, en plaçant la ponctuation, va redonner tout son sens au texte, toute sa musicalité. Et ainsi, tout le monde danse sur la plage :  les mots, Jeanne, Tom, le typographe, les musiciens...

«  Bonne chance, Jeanne! Bonne chance. Et si tu te perds dans les horloges, pardon, la ponctuation, bref si tu as besoin de musique, tu connais mon adresse. J'aurai toujours un orchestre pour redonner de la danse à ta vie. »


Analyse

Un éloge de la ponctuation qui ravit par sa poésie et sa légèreté. On peut sentir le poids des mots s'envoler, et notre peur face à ces monstres sacrés que sont la grammaire et la ponctuation disparaître. Si l'envie qu'on a est d'échapper à notre vision habituelle des mots, par la simplicité et la sensibilité de sa langue, ce roman peut plaire à tout le monde dès le plus jeune âge. Un petit plus à la lecture, les belles illustrations qui accompagnent le texte, le rendant encore plus agréable.


Sasha, 1ère année Éd.-Lib.

 

 

Lire aussi l'article d'Elsa ici.

 


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