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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 07:00

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Fabrice COLIN
La Malédiction d’Old Haven
Éditions Albin Michel
Collection Wiz, 2007
Le Livre de poche, 2009

 

 

 

 

 

 

 

fabrice_colin.jpgL’auteur

Né en 1972, Fabrice Colin a vécu en Algérie quand il était petit. Il a d'abord écrit des jeux de rôle avant d’être pigiste puis collaborateur de la revue Casus Belli. En 1997, il écrit son premier roman.

C’est un auteur qui donne dans la diversité, bande dessinée (La Brigade chimérique), romans adultes (Kathleen) et jeunesse (Le Maître des dragons), romans graphiques (World Trade Angel), nouvelles (Comme des fantômes), etc.


Son talent a été récompensé par de nombreux prix (prix Ozone, 1999 : Le Cycle d‘Arcadia : Vestiges d‘Arcadia ; prix des Incorruptible, 2003-2004 : Projet Oxatan ; grand prix de l’imaginaire, catégorie roman français, 2004 : Dreamericana, et catégorie roman jeunesse, 2004 : CyberPan. La Malédiction d’Old Haven a été récompensé par les prix Imaginales et littérature jeunesse Auchan en 2008.



L’histoire

L’histoire se passe en Amérique du Nord ; elle débute à Gotham, en 1723, dans un orphelinat de la Sainte-Charité. Une des jeunes filles recueillies, Mary Wickford, s’apprête à quitter le couvent parce qu’elle a atteint la majorité. Dès le début du livre, de nombreuses références (Louis XIV, Charles II, John Milton, etc.) nous donnent l’impression d’un roman historique. Cependant, au bout de quarante pages, le lecteur se retrouve confronté à un dragon :


« D’un bond, Philip sauta de son perchoir. La main en paravent, il montrait un point au-dessus de la plaine. Je descendis à mon tour.
    Une forme dorée se contorsionnait dans le ciel. À cause du soleil, on ne voyait pas grand-chose. Mais la forme se rapprochait. Et elle était vivante.
    - Un dragon…, souffla Philip.
    - Quoi ? »
  

L’auteur nous fait donc brutalement entrer dans le genre fantasy. Par la suite, en même temps que Mary découvre le monde extérieur à son couvent, on découvre un continent gouverné par un empereur despotique qui abuse de la Sainte-Inquisition. L’héroïne cherche d’abord à découvrir ses origines, mais chaque mystère qu’elle élucide révèle des énigmes bien plus complexes que les précédentes. Après qu’elle a découvert qu’elle descend d’une grande lignée de sorcières, les événements s’enchaînent de plus en plus rapidement ; l’auteur entraîne le lecteur dans une situation de stress qui l’empêche de fermer le livre.

Prise en chasse par la Sainte-Inquisition, trahie, capturée, de nouveau en fuite, Mary rencontre des personnages hauts en couleurs, du petit pasteur d’Old Haven qui semble avoir beaucoup de choses à cacher, à l’empereur dont personne ne sait rien, en passant par Jack O’Lantern, personnage loufoque s’il en est, héros d’un conte traditionnel et emblême d’Halloween avec sa tête en forme de citrouille ; la plus grande difficulté de Mary est de deviner à qui elle peut accorder sa confiance. Il n’y a aucun moyen de savoir si elle a pris une bonne décision avant d’arriver à la fin du livre et d’en avoir constaté toutes  les conséquences.

Par ailleurs, bien que des créatures imaginaires soient de plus en plus présentes dans l’histoire, des références historiques continuent à ancrer le récit dans un contexte réaliste (Léonard de Vinci, la chasse aux sorcières avec notamment le bûcher de Salem, Michel Ange…)


Analyse

Le public visé est plus difficile à définir. Bien que l’héroïne soit jeune et le style assez facile à comprendre pour des 4ème/3ème, les personnages sont complexes et réalistes, nous ne sommes pas face au schéma classique de la littérature jeunesse avec les méchants d’un côté et les gentils de l’autre. Chaque personnage a sa part de noirceur inavouable et on a du mal à les cerner.

D‘un autre côté, l’histoire se passe dans une période sombre et l’auteur n’hésite pas à torturer ou faire mourir les adjuvants, auxquels le lecteur s’attache, de façon brutale et inattendue. Les sœurs du couvent où a grandi l’héroïne sont toutes capturées, torturées et brûlées vives les unes après les autres pour faire pression sur le protagoniste. La mère supérieure, quant à elle, est abattue  d’une balle dans la tête.

L’auteur, sans entrer dans un registre gore, n’épargne pas les détails des scènes violentes au lecteur. Il décrit avec précision les différents massacres de l’histoire.

On peut se demander si le destin de Mary est digne des plus grands héros ou, comme le dit l’auteur dans le résumé, une véritable malédiction.

Cécile, 1ère année Bib.-Méd.

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Published by Cécile - dans fantasy
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