Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 07:00

schuiten-abeille Les-mers-perdues-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François SCHUITEN
et Jacques ABEILLE
Les Mers perdues
Attila, août 2010








 

 

 

 

 

 

 

 

Biographies

Fils d'un architecte reconnu de Bruxelles, François Schuiten publie à 16 ans sa première histoire, intitulée Mutation, dans l'édition belge de Pilote. Il étudie dans l'atelier de bande dessinée de l'Institut Saint-Luc auprès de Claude Renard.


Il publie en collaboration avec son frère Luc Schuiten ses premiers récits dans Métal Hurlant en 1977. Il produit avec Claude Renard en 1981, le livre Rail, qui sera publié en 1982.

D'après l'historien et théoricien de la bande dessinée belge et française, Thierry Groensteen, dès ses débuts en albums, François Schuiten réussit à « imposer un univers fantasmatique d'une rare cohérence », variation autour de motifs invariables (la construction, le vol, etc.), témoignant « de l'impérieuse nécessité d'une œuvre qui ne doit rien à l'opportunisme et qui se développe selon une logique interne plus ou moins consciemment maîtrisée ».

En 1983, il entame une fructueuse collaboration avec son ami Benoît Peeters lorsque paraît Les Murailles de Samaris, la première histoire de la série Les Cités obscures. Cette série est située dans un univers parallèle au nôtre mais avec de nombreux passages vers notre monde réel. Le goût du détail a poussé les auteurs à décrire les disciplines surprenantes de ce monde (comme la cryptozoologie ou la cartographie compulsive), sa faune et sa flore étranges, ses us et coutumes décalés et, surtout, son architecture obsédante, composante fondamentale de la série. Chaque cité est en effet dépeinte dans un style architectural précis ; la psychologie des personnages et le récit en sont même fortement influencés.



Jacques Abeille est né en 1942. Orphelin à deux ans, il est recueilli par son oncle haut fonctionnaire qu'il suit à travers la France jusqu'à l'été 1959, où il débarque à Bordeaux.

Il découvre le surréalisme, intervient dans la revue La Brèche et sera membre du groupe surréaliste bordelais Parapluycha. Il fait des études de psychologie, de philosophie et de littérature ; pour finir professeur agrégé d'arts plastiques. Marié, père de trois enfants, il achève sa carrière dans un lycée de Bordeaux.


Peintre autodidacte, poète, romancier et nouvelliste bordelais, il est l'un des derniers représentants du surréalisme en France. Il faut aussi savoir qu'il écrit aussi, sous le nom de Bartelby ou de Léo Barthe, des romans érotiques.

Petite histoire

Jacques Abeille a publié  Les Jardins statuaires en 1982 chez Flammarion, son texte est resté relativement confidentiel, jusqu'à ce qu'il tombe sous les yeux de François Schuiten alors illustrateur de la couverture de la réédition de ce roman. Inspiré par le monde créé par Jacques Abeille, Schuiten propose une collaboration à l'auteur autour des planches qu'il a créées lors de sa lecture.

Jacques Abeille présente, dans la vidéo suivante, Les Mers perdues pour la librairie Mollat :
 http://www.youtube.com/watch?v=k4GBa3knhZM&feature=player_embedded

schuitten-abeille-mers-perdues-i1.jpg

Les Mers perdues

« Lointaines sont les contrées de ce livre.
Plus lointaines encore leurs frontières indécises. […]
Il y a des pays. Encore et toujours.
Qui insufflent aux hommes qui les parcourent l'ampleur
de leurs mondes et l'obscurité de leurs désirs.
Les Mers perdues sont de ceux-ci. »

Étranges mais poétiques, ces mots nous font entrer dans un monde de rêve, de calme et de réflexion que l'on retrouve couramment chez François Schuiten (comme dans le cycle des Cités Obscures).

Un mystérieux milliardaire décide de financer une expédition vers des territoires inconnus. Cette expédition nous est racontée par un narrateur chargé de tenir le journal de bord de ce voyage. Nous lisons ainsi les lettres qu'il adresse à un de ses amis. Quatre personnes sont recrutées, pour former un groupe insolite : un ancien aventurier devenu chasseur de pigeons bienveillant, guide et chef du groupe ; une géologue brillante mais dont les talents ne sont pas exploités ; un artiste utilisant la rigueur mathématique (méthode obsolète pour les artistes contemporains); et un écrivain condamné à écrire des invitations mondaines, dont le rôle est de tenir le journal de ce voyage. Ils sont accompagnés par des Hulains, petits hommes vivant dans le désert. Tous recrutés par cet étrange commanditaire, ils ne sont pas informés du but de leur lointain voyage. Ils supposent alors qu'il s'agit de découvrir quelque trésor caché. Mais ce qu'ils vont découvrir est bien plus incroyable. Ils se rendent en fait sur les rivages des Mers perdues, qui pour certains ne sont que légendes.

On suit donc la troupe dans ce voyage vers l'Est, vers les rivages des Mers perdues. Ils découvrent alors successivement une cité industrielle désertée et un monde où les villes sont construites autour de statues géantes.

schuitten-abeille-trombine.jpeg


Le texte est présenté sous forme de colonne, identique aux colonnes d'articles de journaux, entrecoupé de croquis ou d'illustrations. On trouve aussi des fragments de texte agrandis comme les gros titre de journaux. Les esquisses alternent avec des planches pleine page qui représente des paysages et monuments incroyables, mais ne limitent cependant pas l'imagination du lecteur.

Les descriptions ne sont jamais redondantes par rapport au dessin. Elles sont d'une légèreté poétique et traduisent à merveille le mystère et la souffrance. En effet, ces statues de pierre interrogent tout autant les explorateurs que le lecteur qui voit leur souffrance et imagine ce qui a pu arriver. Les statues semblent jaillir de terre pour embrasser les bâtiments, les étreindre ou les étouffer, comme une végétation minérale.

Pour avoir lu précédemment des bandes dessinées de Schuiten et Peeters, je peux dire que pour moi leur univers étrange se retrouve dans cet album. Le lecteur fidèle n'est donc pas dépaysé. Ce qui m'a impressionnée, c'est la complémentarité entre les descriptions de Jacques Abeille, que l'on suit sans se lasser, et  le style particulier de François Schuiten dans la composition de ses esquisses et illustrations.



A..P., 1ère année Bib.-Méd.

 

 


 

Jacques ABEILLE sur LITTEXPRESS

 

Jacques Abeille Les Jardins statuaires

 

 

 

 

 

Article de Jérémy sur Les Jardins statuaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Aurélie - dans bande dessinée
commenter cet article

commentaires

Recherche

Archives