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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 07:00

Bouzard-The-autobiography-of-me-too.jpg



 

 

 

 

 

 

 

Guillaume BOUZARD
The autobiography of me too
Les Requins marteaux, 2008




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Bouzard est un dessinateur français né à Paris en 1968. Dès 1986, il crée son premier fanzine nommé Caca Bémol qui durera dix numéros. Il entre en 1989 aux Beaux-Arts de Toulouse où il va rencontrer Pierre Druilhe, ils vont créer ensemble Les pauvres types de l'espace publié en 1995 chez Les Requins Marteaux. Dans les années 1990, il devient l'un des piliers du fanzine en participant à de nombreux projets. Il revient chez Les Requins Marteaux en 2004 avec The autobiography of me too qui aura deux suites, intitulées The autobiography of me too two et The autobiography of me too free. Depuis 2002, il collabore avec le journal Fluide Glacial. Guillaume Bouzard est également un passionné de football, il réalise des planches pour le journal Libération ainsi que pour le magazine So Foot. Elles ont été réunies chez Dargaud sous le titre de Football Football en deux volumes. Bouzard tient aussi un blog avec le dessinateur James intitulé  On veut travailler au Canard Enchaîné.
James-pl.jpg

Dessin de James. Blog On veut travailler pour Le Canard enchaîné.
 

 

 

 

Guillaume Bouzard était présent au stand de  La Mauvaise Réputation cette année pour une séance de dédicace à l'Escale du livre.

The autobiography of me too est paru aux éditions Les Requins Marteaux en mai 2004 dans la collection Centripète (regroupant 8 titres parus). Les planches ont été prépubliées dans le magazine de bande dessinée Psikopat créé en 1982 par le dessinateur Carali. C'est un album de format 19x26 cm, cartonné toilé de couleur orange ce qui confère un bel aspect à cet ouvrage. L'album compte 72 pages en noir et blanc. Il a reçu le soutien de la région Aquitaine pour sa création.

Cet album se compose de quatorze histoires courtes s’apparentant à des anecdotes de la vie quotidienne de Bouzard. S'il s'appuie sur ses propres expériences, celles d'un trentenaire, le dessinateur s'en écarte facilement pour se placer sous le signe de l’autodérision et rendre risibles les tracas du quotidien. L'ironie est présente grâce à des digressions qui emmènent le lecteur vers des récits farfelus et des dénouements absurdes. Le héros de l'album se nomme Bouzard et les traits de ce dernier sont proches de ceux de l'auteur dans la vie. Le coup de crayon est simple, ne cherchant pas à reproduire la réalité, sans se soucier d'un critère esthétique particulier. On peut même rapprocher ces dessins de celui du dessin journalistique que l'on retrouve dans les quotidiens tels que Charlie Hebdo ou Le Monde avec le dessinateur Plantu. De plus, ce qui prime dans ces petites histoires est le dénouement, la chute souvent humoristique. Quand Bouzard se met en scène, son personnage a des traits particuliers que l'on retrouve au fil des histoires, il est plaintif, de mauvaise foi et fuit les responsabilités. Les bulles sont écrites à la première personne, ce qui renforce l'aspect autobiographique de l'ouvrage.

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La seconde histoire de l'album s'intitule The French « Savoir vivre » (p.10-p.13). Elle illustre parfaitement la philosophie de l'ouvrage. Dans la première case, Bouzard tond la pelouse dans son jardin et explique que c'est une activité apaisante, facile et dont on voit tout de suite le « boulot abattu ». Vient alors le temps de la bière, de la préparation d'un barbecue pour ses amis et d'un bon moment de camaraderie.

Tout semble s'articuler correctement, il y a « des bonnes andouillettes de chez le charcutier », les copains qui arrivent et l'apéro peut commencer. Ils refont le monde, parlent un peu politique et « comme tout le monde est d'accord, on refait un cocktail ». L'un de ses amis remarque leur état d’ébriété avancée, les rires fusent, Bouzard part alors chercher les andouillettes mais ces dernières sont carbonisées. La nuit commence à tomber, la bande de copains est de plus en plus joyeuse et Bouzard finit par se retrouver nez à nez avec la pelouse, « juste tondue », « c'est doux et c'est frais ! ». C'est à ce moment qu'arrive Cécile, sa femme, qui débauche de sa garde de nuit à l’hôpital. Elle lui fait remarquer son piètre état et Bouzard déclare « hoooo Cécile ! ». Dans la case suivante, le héros est au lit, la bave séchée aux lèvres. Cécile ouvre les volets, il est huit heures du matin. Bouzard grogne et lui déclare : « Qui c'est qu'a passé la tondeuse hier ? C'est toi peut-être ? ». Cécile claque la porte, Bouzard pense avoir eu le dernier mot mais cette dernière revient pour l'informer que sa grand-mère a téléphoné, elle aimerait que son petit-fils passe la tondeuse. Dans les trois dernières cases, Bouzard passe à nouveau la tondeuse, son visage illustre une gueule de bois vertigineuse, et sa grand-mère est à la fenêtre et lui dit : « Moi, quand j'étais plus jeune... J'aimais bien passer la tondeuse. »


Louis, AS Éd.-Lib.

 

   
Pour en découvrir davantage sur Guillaume Bouzard

Volume 2 :  http://www.lesrequinsmarteaux.org/article-3846417.html
Volume 3 :  http://www.lesrequinsmarteaux.org/article-18644259.html

Son blog avec James :

 http://jeveuxtravaillerpourlecanard.blogspot.fr/

 

 

Lire également l'article de Paul ici.

 

 


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Published by Louis - dans bande dessinée
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