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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 07:00

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Hélène GRIMAUD
Leçons particulières
Robert Laffont, 2005
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélène Grimaud est née en 1969 à Aix-en-Provence. Enfant très agitée, elle commence à jouer du piano pour canaliser son trop-plein d’énergie. À 11 ans, elle entre au Conservatoire de Marseille avec pour maître Pierre Barbizet à qui elle rend hommage dans ses deux ouvrages. À 13 ans, elle est reçue première au Conservatoire Supérieure de Musique de Paris et enregistre 2 ans plus tard, son premier CD consacré à Rachmaninov.

Aujourd’hui, même si elle est une pianiste de renommée internationale qui joue avec les plus grands, une autre de ses passions, celle des loups, l’a fait connaître du grand public. En effet, sa complicité, ce rapport privilégié qu’elle entretient avec cet animal si souvent craint, étonne et fascine, au point qu’on ne peut parler de l’artiste sans y faire référence. Dans Variations sauvages, Hélène évoque sa rencontre, une nuit en Floride, avec un homme énigmatique accompagné d’une louve du nom d’Alawa. Hélène parle d’une « reconnaissance mutuelle », c’est le coup de foudre entre elle et la louve. Charmée par cet animal, elle décide de consacrer une partie de son temps à la sauvegarde de l’espèce. Pour ce faire, elle ouvre en 1998, le Wolf Conservation Center à South Salem, dans l’État de New York.

Elle est l’auteur de deux ouvrages à la fois autobiographiques et romanesques : Variations sauvages en 2003, et Leçons particulières en 2005 paru chez Robert Laffont.
 


Résumé et point de vue
   
Dans Leçons particulières, le lecteur suit l’artiste dans un voyage propice à la réflexion. Hélène s’interroge sur les causes d’une tristesse qui l’habite depuis quelque temps, et cette fuite hors de son quotidien chargé, est l’occasion pour elle de se ressourcer et de se retrouver. Le point de départ de son escapade est New York, puis on parcourt avec elle Venise, Assise, Côme, et enfin Hambourg, lieux imprégnés des musiciens qu’elle admire.

Hélène décrit les paysages d’une plume enthousiaste et passionnée. Au gré des rencontres et des lieux rejaillissent des souvenirs, on découvre l’artiste dans ses introspections et on partage ses considérations sur la peinture, la musique, la littérature, et la mythologie auxquelles elle fait référence.

Pour Hélène il existe des « liens secrets entre les êtres et le monde ». Et difficile de croire au hasard, tant son voyage est ponctué de rencontres énigmatiques et saisissantes. Ces dernières viennent toutes éclairer l’artiste sur sa façon d’appréhender la musique, la liberté, l’amour, ou encore le bonheur.

La rencontre à une station-service d’un professeur de littérature qu’elle dépanne en le prenant en stop est déterminante. Au long d’un échange philosophique sur le rapport du maître à l’élève et sur la musique, l’homme la quitte sur ce conseil : « et si, mieux qu’interpréter la musique, vous songiez à l’expérimenter ? ». Cette question se révèle être un fil directeur auquel les autres rencontres apporteront des éclaircissements. Enfin, l’homme viendra déposer le lendemain à l’endroit où elle a passé la nuit, un paquet renfermant une lettre et une petite boîte à musique qui la conduira en Allemagne, auprès de Hans Engelbrecht. De ce fait, son voyage prend l’allure d’un « conte initiatique » ; les personnages rencontrés, mi-fictifs mi-réels comme le professeur, Béatrice, le jeune homme, le vieillard, ou encore Hans apparaissent comme des clés indiquant la direction à suivre.

Plus qu’une simple autobiographie, ce sont avant tout des « leçons particulières » qu’Hélène veut transmettre à son lecteur, car comme elle le dit si bien : « tout est stérile si rien n’est donné. »  Ainsi, ce livre ouvre un espace à la méditation. Son enthousiasme est palpable, son énergie est contagieuse et elle arrive à nous communiquer une véritable émotion. On s’interroge avec elle sur la passion, le bonheur, le rapport à l’autre et on ferme son livre le sourire aux lèvres, certain de s’être enrichi.

 

 

Quelques-uns de mes passages préférés

« Lorsqu'on part, on n'abandonne pas ses pensées dans une consigne. Même au bout du monde, aux antipodes ou aux tropiques, on reste toujours prisonnier de ses angoisses. L'enfer, ce n'est jamais les autres ; l'enfer, c'est soi-même : la seule personne à laquelle on ne peut échapper. »

« […] Croire en la vie, c’est croire en sa puissance. Pour pénétrer cette puissance, libérons-nous de toutes les superstitions, du mal tragique qui consiste, à tout pris, à vouloir être aimé, reconnu, applaudi… et donc à haïr. La puissance de la vie, c’est l’élan vital vers l’autre, la capacité de l’aimer de l’admirer sans vouloir exercer sur lui un quelconque pouvoir – dans le respect de son absolue liberté. »

 

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Quelques critiques à propos de son premier livre, Variations sauvages

« Une passionnante autobiographie beaucoup plus romanesque que la plupart des romans de l’année. » Bernard Pivot, Le Journal du dimanche

« Hélène Grimaud a cette simplicité dénuée d’affectation qu’envient sans l’atteindre tant d’auteurs. » Renaud Machard, Le Monde

« Un récit fascinant par sa richesse d’émotion. » Bertrand Leclair, La Quinzaine littéraire

 

 

 

Élise, A.S. Bib.

 

 


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