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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 07:00

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Herbert George WELLS
Un rêve d’Armageddon
précédé de La Porte dans le mur.
Collection Folio 2€
Traduit de l’américain
par Henry-D. Davray  et B. Kozakiewicz. 
Textes extraits du recueil de nouvelles
 Le pays des aveugles (1904).
Gallimard, Folio.




 

 

 

 

 

hg-wells.jpgBiographie

Né le 21 septembre 1866, près de Londres, dernier enfant d’une famille modeste, Herbert George Wells est élevé dans le strict respect de la monarchie et de l’église anglicane. Pour gagner sa vie, dès l’âge de quatorze ans, il devient vendeur de tissus, puis apprenti pharmacien, mais se passionne pour la lecture. En 1883, il saisit l’opportunité de travailler comme élève-maître dans un lycée et obtient l’année suivante, une bourse pour étudier à la Normal School of Science de South Kensington à Londres. Il se lie d’amitié avec l’un de ses professeurs, Thomas Henry Huxley, célèbre physiologiste et ami de Darwin, qui lui fait découvrir les théories de l’évolution. À la même époque, il s’intéresse au socialisme anglais alors en plein renouveau. Ayant échoué à ses examens, il prépare sa licence de sciences par correspondance et donne des cours malgré de graves problèmes de santé. Après avoir collaboré à quelques revues et écrit des entretiens scientifiques destinés à des étudiants, Wells publie en 1895 La machine à explorer le temps, un roman d’anticipation qui lui vaut un grand succès. Il y met en scène un inventeur de génie qui est persuadé, que le temps est une quatrième dimension de même nature que la longueur, la largeur et la hauteur et construit une machine extraordinaire qui va lui permettre de se déplacer à travers les siècles. C’est ainsi qu’il parvient à atteindre l’an 80271...

Ce roman est suivi de L’Île du Docteur Moreau en 1896 : un naufragé arrive sur une île peuplée de créatures monstrueuses, mi-hommes, mi-bêtes, vivant sous la domination du Docteur Moreau et de son assistant, l’inquiétant Montgomery. Paraît ensuite l’Homme Invisible en 1897 et La Guerre des Mondes en 1938, roman de science-fiction racontant une invasion martienne, élaboré d’un point de vue presque documentaire sur la vie et les méthodes des envahisseurs.

Ces œuvres atypiques et emblématiques, apportent à H.G. Wells une célébrité mondiale. Au cours de ces années d’intense production littéraire, il écrit une soixantaine de nouvelles qui oscillent entre merveilleux, fantastique et science-fiction. Mais la Première Guerre mondiale ébranle la foi de Wells dans la perfectibilité de l’Homme ; « le romancier scientifique » laisse alors place à un « romancier social » qui dépeint la société anglaise et son organisation. Il prône la création d’un « État mondial socialiste ». Peu à peu son influence littéraire décroît mais l’auteur continue à écrire des articles très variés et, devenu chroniqueur à la BBC en 1929, il interviewe d’illustres personnalités politiques telles que Roosevelt, Lénine, Staline…

Pacifiste, il lutte contre le fascisme et meurt en 1946, après la Seconde Guerre mondiale, désabusé et profondément pessimiste.

Considéré comme un véritable prophète et précurseur par ses contemporains, H.G Wells s’est imposé comme le père de la science-fiction anglo-saxonne, mettant ses connaissances scientifiques au service de son imagination.

(Source principale : préface.)



L’œuvre

La Porte dans le mur

Cette nouvelle narrée à la première personne raconte les étranges confidences de Lionel Wallace concernant une étrange porte dans un mur et ses craintes par rapport à la mort. Tout commence lorsque le héros mourant rend visite à un homme, le narrateur, que l’on suppose être l’un de ses amis proches, pour lui rapporter sa découverte et lui faire partager ses angoisses liées à « son dernier voyage ». Le récit de Lionel sur la porte, qui est en réalité une métaphore de l’Au-delà, nous transporte ainsi que le narrateur dans un monde très étrange fait de mystère et de curieuses questions métaphysiques. Ce monde parallèle mêle à la fois le passé de Wallace, celui du narrateur, de l’onirisme, nos peurs et de curieuses hallucinations concernant la porte. Ce schéma complexe finit par perdre le lecteur qui se laisse bercer par les mots sans se poser de questions. Bienvenue dans l’univers de Herbert George Wells. Un monde où la fiction transcende souvent notre réalité.



Un rêve d’Armageddon

Dans un train, un homme raconte au narrateur des rêves qui l’ont hanté durant plusieurs nuits : durant ces étranges songes, l’homme passe de la peau d’un personnage à un autre comme des sentinelles nocturnes qui préfigurent à elles seules le futur de notre monde. L’avarice, le pouvoir, le sexe et surtout la guerre qui se tapissent vicieusement dans l’ombre pour surgir quelques années plus tard : nous sommes en 1904. Et c’est là que l’imaginaire de H.G Wells relève du génie : bien avant les deux guerres, la crise nucléaire et d’autres fléaux actuels qui assaillent notre société, Wells avait eu la conviction que la technologie causerait notre perte et déclencherait « l’Armageddon » sur Terre. En plus de dépeindre un monde incroyablement réaliste, l’auteur nous livre aussi une saisissante histoire d’amour ainsi qu’une vision scientifique et très documentée du fonctionnement des rêves.

En un mot, un livre tout aussi passionnant que son auteur, à découvrir d’urgence.


Valentin, 2e année Bib.-Méd.-Pat.

 


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Published by Valentin - dans Nouvelle
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