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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:00

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Herbert LIEBERMAN
Nécropolis

City Of The Dead

traduit de l'américain

par Maurice Rambaud

Points Seuil, 1977

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie d’Herbert Lieberman

Voir ici.
 
Informations générales sur le roman


 Nécropolis, ou La Cité des morts ( titre original : City of The Dead ), paru en 1977, pour la première fois aux Editions du Seuil (collection Points), traduit de l’américain par Maurice Rambaud est le deuxième roman d’Herbert Lieberman. Ce roman, dont le titre le laisse entendre, a pour thèmes principaux, la mort, la violence, la folie et la déchéance. En quelques mots, le roman fait la description du métier de médecin légiste, à travers le protagoniste Paul Konig, personnage à la psychologie fouillée.

En outre, ce roman reçut le Grand Prix de la littérature policière, un an après sa parution, soit en 1978.Ce Grand Prix, fondé par le critique et romancier Maurice Bernard Endréke, a pour objet de récompenser les meilleurs romans policiers publiés dans l’année et son jury est composé de dix personnalités venant du monde des lettres.

De plus, afin de rédiger ce livre, Herbert Lieberman, dut suivre pendant plus d’un an l’équipe de l’Institut médico-légal de Manhattan.

Résumé de l’histoire


L’histoire se déroule sur une durée de 10 jours, à New York dans le début des années 1970 et est centrée sur un personnage principal : Paul Konig, chef de la médecine légale de New York.

Cet homme, possédant une quarantaine d’années d’expérience dans le milieu de la médecine légale, est reconnu comme le meilleur dans son domaine pour ses diagnostics parfaits. Par conséquent, nous pouvons dire qu’il a fortement réussi sa vie professionnelle.

Cependant, ce n’est pas le cas de sa vie familiale. Il est veuf depuis quelques années, sa femme, Ida Konig étant morte d’un cancer. Quant à sa fille, âgée de 22 ans, Lauren ou Lolly, il n’avait pas de bonnes relations avec elle, du fait qu’il consacrait plus de temps à son travail qu’à sa fille. De plus, au début de l’histoire, on apprend qu’elle a quitté la maison depuis cinq mois après s’être disputée avec son père. Cependant, Paul Konig, persuadé que sa fille est en danger, la déclare disparue. Et c’est à ce moment-là que le chef de la médecine légale se met à faire sa propre enquête sur la disparition de sa fille, avec à ses côtés son meilleur ami, le commissaire Francis Haggard. Ainsi, cette enquête devient une des intrigues principales du roman.


Autre intrigue principale : l’affaire des cadavres mutilés. Paul Konig et son équipe tentent de résoudre l’affaire d’un véritable cimetière retrouvé sur les bords d’un fleuve ( où bras, jambes, orteils ainsi que d’autres parties anatomiques ont été retrouvées). De fait, tout au long de l’histoire, il s’agit pour Paul Konig, de reconstituer ces corps méconnaissables, de les identifier, et de trouver l’auteur d'un tel déchaînement de sadisme, avec en plus de cela, la hantise que sa fille puisse être en danger.

       

À propos des personnages


Dans un premier temps,  nous pouvons noter qu’une multitude de personnages figure dans le livre et que par le biais de nombreuses descriptions très détaillées, l’auteur les rend crédibles (p. 76 : «  Konig, Lauren. 22 ans. Taille 1,67m. Corpulence moyenne. Cheveux marrons clair. […] Noevus couleur framboise sur l’omoplate droite. »). Par conséquent, nous pouvons mieux nous identifier aux personnages. C’est particulièrement le cas de Paul et Lauren Konig. Nous sommes touchés par leur psychologie.

Dans un second  temps, nous allons analyser le personnage placé au centre du roman. Pour ce qui est de Paul Konig, il s’agit d’un solitaire à la psychologie fouillée, qui se livre de manière obsessionnelle à ses tâches afin d’oublier les fantômes de son passé. Il pense avoir été un mauvais père, du fait de sa quasi-absence auprès de Lauren, sa fille, lorsque elle était plus petite ; il pense aussi avoir été un mauvais mari, étant donné qu’il se sent coupable de n’avoir rien pu faire pour sauver Ida, sa femme, du cancer. De fait, il est enfoui la plupart du temps dans ses pensées qui le rongent. Il a des sortes de « flashbacks » régulièrement, parfois court,s parfois longs (notamment, p. 284, où il revoit une violente dispute avec sa fille). On peut remarquer tout au long du roman, la montée de sa folie, dés lors qu’il sait que sa fille a disparu. Par ailleurs, n’ayant plus le goût de vivre, il souhaite à maintes reprises arrêter son travail (notamment à la fin, lorsque sa fille est morte) . il reprend
cependant toujours le dessus sur lui-même. Ainsi, malgré ses pensées noires, il s’agit d’un personnage fort psychologiquement.

En plus de cela, le chef médecin légiste est très humain. Il est même assimilé à un
« héros shakespearien, délirant et fort, mais humain » dans la préface du roman. D’une part, il couvre Carl Strang, médecin légiste faisant partie de l’équipe, pour une faute professionnelle commise lors d’une autopsie. L’affaire Robinson mènera Paul Konig au tribunal. Il couvre également un autre de ses collègues, qui a volé des cadavres dans le but de revendre
leurs organes au marché noir.
 
Le style

Tout d’abord, nous pouvons noter que les intrigues sont plutôt triviales. Néanmoins, celles-ci n’en sont pas moins passionnantes étant donné que Herbert Lieberman a su faire durer le suspense tout au long du roman. De fait, ce style très prenant m’a donné envie de lire Nécropolis d’une seule traite. Seulement, il y avait tout de même des passages dérangeants comme par exemple, les longues descriptions détaillées des cadavres à la morgue ( p. 280 « Lorsque la tête de Ferde avait été tranché au ras du tronc, le larynx était resté attaché à la tête. […] se prolongeait vers l’arrière de la gorge.» ou p. 37 « Encore quelques coups de lames […] tous les organes internes luisent comme des fruits au fond d’une coupe »). Egalement, à travers cet univers macabre, on retrouve des petites pointes de burlesque, notamment lorsque Carl Strang saisit les pieds de Ferde, un des cadavres retrouvés (N.B. : les cadavres ont des prénoms attribués par Paul Konig en attendant leur identification) et les fait marcher au sol et sur les murs ( p. 309 «  Soudain, Strang s’empare des deux plâtres et entreprend de les faire solennellement parcourir la pièce et les murs.»).

Ensuite, nous pouvons remarquer que l’urbanisme est très important dans le roman ( beaucoup de descriptions sur l’esthétique de New York, de noms de quartiers, de noms de restaurants…). Ici, c’est la ville de New York qui est dépeinte sous toutes ses coutures ( voir illustration de la 1ère de couv., où l’on peut reconnaître Times Square, et une voiture de police de l’époque ). Meurtres, drogues, viols, folie, morgue… Voilà ce qui caractérise « la grosse pomme » durant les années 1970.


 Mon point de vue

Sincèrement, j’ai beaucoup apprécié ce livre. C’est un livre intéressant, émouvant et passionnant, mais tout de même difficile à lire suivans les passages, comme les descriptions macabres du déroulement des autopsies, des cadavres … Par conséquent, il nous rappelle combien la réalité peut être glauque, noire, voire affreuse parfois, à travers la description faite de New York, où la corruption et le sadisme règnent.


 Aurore, 1ère année Bib-mèd



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