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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:00










Honoré de BALZAC.
La Maison du Chat-qui-pelote,
1830.
Le livre de Poche, collection Libretti, 2008.



















L’auteur et le contexte de l’œuvre

Inutile de rappeler qui est Balzac ni la totalité de son œuvre (pour plus d’informations, rendez -vous sur
http://www.alalettre.com/balzac-bio.php). En revanche, on peut préciser la période pendant laquelle la nouvelle La Maison du Chat-qui-pelote fut écrite et publiée, à savoir au début de la carrière de l’auteur. Écrite en 1830, elle est remaniée jusqu’en 1842, date de sa publication finale. Il s’agit ici de la première nouvelle de Balzac et elle figure en première position dans la section « Scènes de la vie privée » qui ouvre La Comédie Humaine. Cette nouvelle a donc un rôle important dans toute l’œuvre de Balzac car elle annonce d’une façon générale ce que seront les thèmes qu’il abordera.

Le résumé

 L’histoire démarre sous le regard d’un jeune homme regardant une vieille maison parisienne. On peut suivre son observation et la description détaillée du bâtiment, puis du mode de vie austère et droit des habitants de ce qui est, en réalité, la boutique du drapier Guillaume. Le jeune homme, Théodore de Sommervieux, est un aristocrate, peintre, qui tombe en admiration devant la fille cadette du propriétaire des lieux. Il décide de faire d'elle un portrait qu’il exposera plus tard. Une relation va se créer entre les deux jeunes gens et c’est après quelques hésitations venant des parents Guillaume que l’artiste peut épouser Augustine et ainsi, effacer le gouffre qui sépare leurs deux classes sociales.

Pourtant, après quelque temps, le jeune époux amoureux se lasse et prend une maîtresse, la duchesse de Carigliano. Désespérée, Augustine cherche par tous les moyens à reconquérir son mari et en vient même à demander des conseils… à la duchesse en question.

Les recommandations de cette dernière ont-elles été profitables ? À vous de lire.


Intérêt de l’œuvre

Comme déjà dit, cette courte nouvelle nous initie au style balzacien (il introduit un personnage que l’on retrouve bien sûr dans d’autres œuvres de La Comédie Humaine, à savoir la Duchesse de Carigliano, présente entre autres dans Le Père Goriot et La Peau de Chagrin).

De plus, l'intérêt de chaque œuvre de Balzac est de proposer une description de la réalité de son époque. Il illustre ici, par le biais de la fiction, les faits historiques de la période du Premier Empire. En effet, on se plonge dans la période où les classes sociales se mélangent notamment par l'ascension fulgurante des bourgeois et la lente déchéance des aristocrates, comme le montre par exemple la reconversion de Sommervieux en artiste peintre ou encore la domination certaine de la famille Guillaume dans le domaine de la draperie.

Enfin, dernier intérêt certain, La Maison du Chat-qui-pelote nous présente son auteur non pas comme un écrivain réaliste au sens strict du terme (qui, — doit-on le rappeler — n'est apparu qu'après sa mort). Au contraire, on trouve entre les lignes les marques d'un romantisme prononcé par la présence de thèmes comme l’art. On le voit souvent tout au long de l'œuvre grâce à l'importance que prend le portrait d'Augustine. La passion, la souffrance et la nature sont également des concepts romantiques que Balzac fait ressortir dans cette nouvelle et je vous renvoie pour conclure ce sujet à l’inscription qui se trouve être la conclusion du texte.


Le petit plus

Il est possible d’écouter La Maison du Chat-Qui-Pelote en suivant ce lien  pour découvrir Balazac sous un tout autre angle, agrémenté d'une musique d’ambiance idéale. http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/balzac-honore-de-la-maison-du-chat-qui-pelote.html


Ana, 1ère année Ed.-Lib.

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Published by Ana - dans Nouvelle
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