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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 07:00

Balzac-La-maison-du-chat-qui-pelote.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Honoré de Balzac
La Vendetta (1830)
in
La Maison du Chat-qui-pelote
et autres Scènes d la vie privée
 Folio Classique, 1983

 

 

 

 

 

 

 

 

 
L’auteur

Honoré de Balzac est un romancier et dramaturge français né en 1799 à Tours et décédé en 1850 à Paris. Il a laissé derrière lui plusieurs œuvres de genres variés, pour la plupart regroupées dans la Comédie humaine , qui devient en quelque sorte le reflet de l’auteur. Excès, amour, argent, bien qu’artiste de la plume et non pas du pinceau, Balzac pourrait en effet être lui-même le personnage d’un de ces livres.

 

Pour plus d’informations sur la biographie de l’auteur, rendez-vous sur le site suivant :  http://www.alalettre.com/balzac-bio.php
 

Balzac-La-Vendetta1.gif
L’histoire

La  nouvelle « La Vendetta » retrace l’histoire de Ginevra Di Piombo, magnifique jeune fille corse qui s’éprend de Luigi Porta, qui se révèle être le dernier survivant de la famille ennemie de la sienne, décimée par la vendetta.

Ginevra suit des cours dans l’atelier du peintre Servin. C’est là que Luigi, avec la complicité de l’artiste, se cache, statut de proscrit oblige, ayant soutenu Napoléon dans sa chute. La jeune fille le découvre et s’ensuit une histoire d’amour, très vite entachée par l’ultimatum du père, loin d’accepter la situation.

Choisissant d’être reniée par les siens plutôt que de refouler son amour, Ginevra décide de s’enfuir et de se marier. Malgré la pureté et la sincérité de leurs sentiments, le couple ne pourra échapper à une fin tragique, où seuls le malheur et la misère les attendent...


Balzac-La-Vendetta-3.gif
Analyse

La rareté des dialogues contraste avec une description très riche. En effet, l’écrivain a le sens du détail et de la précision dans sa manière de peindre le récit, le cadre, l’ambiance, les personnages. On obtient un effet réaliste : les scènes finissent par ressembler à de véritables tableaux aux yeux du lecteur.

Concernant la structure de la nouvelle, celle-ci est à mon sens comparable à la tragédie classique en cinq actes. En premier lieu, le lecteur assiste à une exposition de la situation des personnages : on apprend l’identité et l’origine de la famille di Piombo, ainsi que le conflit les opposant aux Porta.

S’ensuit alors ce qu’on pourrait considérer comme le deuxième acte, avec l’apparition de l’élément perturbateur qui n’est autre que la découverte de Luigi par Ginevra et, par la suite, l’annonce de leur mariage.

Dans le troisième acte, point culminant de la nouvelle, est révélé le nom de Luigi, fils de la famille ennemie. Un dilemme va alors s’imposer pour la jeune fille, qui doit choisir entre les siens et son bien-aimé. Sa décision prise, ne trahissant aucune hésitation, elle scelle son destin en se liant à Luigi.

Dans le quatrième acte, l’action se noue définitivement, il n’y plus possibilité de faire machine arrière. Après une vie d’abord agréable, les mariés connaissent des difficultés financières dont ils ne pourront plus se défaire : c’est le début d’une vie misérable et malheureuse, malgré l’amour qui les unit.

Enfin, arrive ce qu’on pourrait considérer comme le dernier acte : l’action se dénoue, entraînant au passage la mort de plusieurs personnages. Pour découvrir lesquels, je vous invite à lire cette nouvelle !



Mon avis
 
Bien que la structure soit classique, je trouve la nouvelle intéressante, dans le sens où même si l’on se doute de la fin de l’histoire, on reste admiratif de la manière balzacienne d’écrire, de peindre son œuvre. L’auteur arrive à imiter ses personnages d’artistes, en rendant le récit semblable à des tableaux. Le lecteur est le témoin d’un incroyable jeu de lumières imprégnant les descriptions. La nouvelle révèle un aspect très esthétique, remarquable dans l’ensemble des ouvrages de Balzac, ce qui peut expliquer que ses œuvres aient été souvent portées à l’écran. En effet, cette précision dans les décors, le physique des personnages, est digne d’un script cinématographique.
 
La nouvelle de « La Vendetta » est riche en elle-même, du point de vue des thèmes abordés ainsi que du style, mais elle l’est d’autant plus si on la recoupe avec les autres œuvres de la Comédie Humaine. C’est là qu’elle prend tout son sens.


Caroline, 1ère année Éd.-Lib.

 

 

 

Balzac novelliste sur Littexpress

 

 

 

Balzac Le Chef d oeuvre inconnu

 

 

 

 

 

Articles de Léna, d'Anne-Fleur, d'Hélène et d'Émilie sur Le Chef-d'oeuvre inconnu.

 

 

 

 

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Article de Laura sur Adieu

 

 

 

 

 

 

 

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 Article d'Ana sur La Maison du Chat-qui-pelote.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Published by Caroline - dans Nouvelle
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