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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 07:00

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Horacio QUIROGA
Contes d'amour, de folie et de mort
Cuentos de amor de locura y de muerte
traduit de l'espagnol (Uruguay)
par Frédéric Chambert
Métailié, collection Suite, 2001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Horacio Quiroga, écrivain uruguayen, est né à Salto Oriental le 31 décembre 1878.

Il commence par écrire des articles pour des journaux locaux en 1897 avant de se rendre à Paris en 1900.

Il commence sa carrière littéraire avec un recueil poétique, Los Arrecifes de Coral en 1901.

Il écrit sa première œuvre littéraire en 1904, El Crimen del otro. Et, de retour en Amérique du Sud, il devient professeur d'espagnol en 1903 avant de partir en expédition, avec le photographe Leopoldo Lugones, dans la forêt de Misiones. Peu après, il écrit et publie Los Perseguidos (1906) et Historia de un amor turbio (1908).

En 1909, il épouse Anna Maria Cirés et s'installe à San Ignacio. En 1911, il est nommé juge de la paix avant de retourner à Buenos Aires en 1916, après le suicide de sa femme.

En 1927, il se remarie avec Maria Bravo et s'installe près de Misiones. En 1936, il retourne à Buenos Aires où il terminera sa vie.

Pour comprendre la tonalité du recueil, il faut savoir que cet auteur a côtoyé la mort tout au long de sa vie. En 1879, son père meurt lors d'une fusillade ; en 1896, son beau-père se suicide devant lui ; en 1915 sa premiére femme se suicide ; il tue accidentellement son ami Frederico Ferrando alors qu'il manipule un pistolet ; et il se suicide en 1937, en absorbant du cyanure, alors qu'il souffre d'un cancer de la prostate.


Le recueil

Ce recueil se compose de quinze nouvelles dont onze se terminent par une mort. Comme son titre l'indique, il traite de l'amour, de la folie et la mort.

Beaucoup considèrent Quiroga, souvent comparé à Maupassant, comme le maître de la nouvelle latino-américaine. En utilisant un réalisme à la limite du fantastique mais plausible et flou à la fois, il réussit à créer une atmosphère lourde et dérangeante. Son écriture froide et âpre, sans fioriture, aide à décrire ses personnages réels confrontés à des événements singuliers et à nous montrer la fragilité de l'existence.

Trois thèmes sont donc récurrents dans ce recueil. La mort est présente notamment dans « La poule égorgée » où quatre jeunes saignent leur petite sœur à l'image de la poule qu'ils ont vu égorger par la bonne, et dans « À la dérive » où un homme meurt lentement sur son bateau après s'être fait mordre par un serpent.

Ayant vécu une partie de sa vie aux abords de la forêt de Misiones, Horacio Quiroga nous expose les dangers de la forêt vierge et sauvage, peuplée de serpents monstrueux et de fourmis mangeuses d'hommes. Dans « le miel sylvestre », un comptable meurt paralysé par le miel et dévoré par des fourmis carnivores et dans « L'oreiller de plumes », une jeune femme, Alicia, meurt après qu'une créature parasite s’est nourrie de tout son sang. (Voici un lien vers le court métrage réalisé sur « L’oreiller de plumes », la nouvelle la plus connue du recueil :  http://www.youtube.com/watch?v=nCg3qJtf1-Y )

La folie est représentée, pour sa part, dans « La poule égorgée » et « Le solitaire ».

Mais on retrouve aussi dans ce recueil quelques contes où Horacio Quiroga nous fait connaître la vie paysanne de son époque, le quotidien de la vie. Pour cela, il utilise la personnification d'animaux fréquentant, côtoyant les hommes de près, chiens et chevaux notamment. La morale est implicite à chaque fois, mais très évidente.


Pour conclure, ce recueil ne laisse pas le lecteur indifférent. Présentant la vie quotidienne et ses malheurs au sein d'une famille ou dans l'atmosphère étrange de la forêt sauvage, il nous plonge dans la conception tourmentée de la vie quotidienne près d'une forêt hostile ou de l'existence telle que la voit Horacio Quiroga.


Aurélie, 1ère année Bib.-Méd.


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Published by Aurélie - dans Nouvelle
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