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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 07:00

Le-Clezio-l-enfant-de-sous-le-pont.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J.M.G. Le CLÉZIO
L’enfant de sous le pont
Illustrations : Axel.
 Éditions Lire c’est partir, 2000
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les livres de Le Clézio pour la jeunesse

Voyage au pays des arbres, Gallimard : 1978.
Lullaby, Gallimard, 1980
Celui qui n'avait jamais vu la mer, suivi de La Montagne ou le dieu vivant, Paris, Gallimard, 1982
Villa Aurore, suivi de Orlamonde, Paris, Gallimard, 1985
Balaabilou, Paris, Gallimard, 1985
La Grande Vie, suivi de Peuple du ciel, Paris, Gallimard, 1990



Une maison d’édition pas comme les autres…

Vous l’aurez deviné, L’enfant de sous le pont n’est pas le texte le plus célèbre de Le Clézio. En voici la raison…

«  Lire c’est partir est une association loi 1901 à but non lucratif, créée en 1992 par Vincent Safrat. Elle a pour objectif de favoriser l’accès à la lecture pour tous, en commençant par les plus jeunes.

C’est en découvrant que les livres invendus étaient généralement envoyés au pilon que Vincent Safrat décide de créer l’association. À l’origine, il s’agissait de convaincre les éditeurs de donner leurs invendus pour les distribuer ensuite gratuitement dans les quartiers défavorisés. Cependant, malgré l’enthousiasme et le succès rencontrés sur le terrain, la résistance de certaines maisons d’édition devenait un trop lourd handicap pour obtenir des livres.

Vincent Safrat décide donc de commencer à éditer lui-même les livres, à prix coûtant en évitant de passer par des intermédiaires, en toute indépendance, dans une perspective d’économie et de culture solidaires. Ainsi, l’idée, en 1998, est de faire de Lire c’est partir une maison d’édition associative, publiant des livres jeunesse vendus au prix unique de 0,75€ l’exemplaire, sans subvention et sans réaliser de bénéfice mais en couvrant toutes les charges. Les livres édités étaient, au départ, des classiques du XIXe siècle tombés dans le domaine public, auxquels s’ajoutaient quelques jeunes auteurs. Puis, au fil du temps et des rencontres,  des écrivains reconnus comme Agnès Rosenstiehl, Françoise Sagan, J.M.G. Le Clézio, Thérèse Roche, Alexandre Jardin, Philippe Barbeau ou Gudule, enthousiasmés par le projet, ont proposé des textes inédits ou ont confié leurs ouvrages épuisés. »
(document de présentation de Lire c’est partir. Lire l’intégralité du texte ici :  http://www.lirecestpartir.fr/dossier.php?id_dossier=11 ).
 



L’enfant de sous le pont

Résumé

Ali est SDF. Il fait de son mieux pour gagner sa vie en récupérant dans les poubelles tout ce qui peut être revendu. Un jour quelque chose vient bouleverser sa vie : alors qu’il rentre se coucher sous le pont où il habite avec son chat Cendrillon, il trouve, dans un carton déposé sur son lit de fortune, un bébé. « C’est elle, c’est l’enfant de sous le pont », se dit-il. Charmé par la délicatesse et la fragilité de la petite fille, il décide d’en prendre soin. Il lui donne le joli prénom d’Amina.

Mais comment s’occuper d’un bébé si fragile lorsque l’on n’a même pas de toit. Ali commence par habiller l’enfant avec les habits d’une poupée et lui fabrique un biberon à l’aide d’une bouteille en plastique et d’un bout de chiffon en guise de tétine. Amina tête patiemment et s’endort.

Pour pouvoir nourrir l’enfant, Ali passe un marché avec le boucher du coin qui lui fournit chaque jour un litre de lait de chèvre en échange de paires de chaussures en bon état récupérées dans les poubelles. Pour s’occuper d’Amina, Ali fait beaucoup de sacrifices : il a arrêté de boire du vin, il mange peu et il a moins de temps pour travailler. Mais la fillette grandit de jour en jour et lui apporte un bonheur qu’il avait perdu depuis si longtemps.

Mais au retour de l’hiver, protéger l’enfant des rôdeurs et la nourrir devient de plus en plus compliqué, surtout que le boucher ne veut plus traiter avec Ali. Le vieil homme doit trouver une solution. Il se souvient alors qu’un soir de veille de Noël, une famille, habitant dans une maison avec un petit jardin, lui avait offert de quoi manger. Il se dit alors qu’il est temps de se séparer d’Amina et du lui trouver un vrai foyer où elle sera en sécurité et où elle pourra manger à sa fin tous les jours. Un matin, il prend le landau et part en direction de la petite maison. Il sonne longuement. Une lumière s’allume. Une femme ouvre la porte. Alors, Ali s’en va à grands pas pour cacher les larmes qui coulent sur ses joues ridées.



Quels sont les thèmes développés dans ce roman ?

Dans ce court récit, Le Clézio aborde des sujets qui interpellent les jeunes enfants.

La cause des SDF.

Le récit décrit le quotidien du vieil homme qui vit de débrouillardise. Ali est chiffonnier : il récupère du matériel encore réutilisable qu’il stocke dans des poubelles. Ainsi, il fabriquera le premier biberon d’Amina et construira un parc de jeu pour que sa protégée ne s’ennuie pas sous le pont. L’auteur réfléchit aussi sur l’attitude des gens à l’égard des SDF : les indifférents qui passent en voiture au dessus du pont, les policiers qui le prennent pour un fou parlant tout seul à son landau, ou encore ceux qui s’éloignent dégoûtés par l’apparence négligée du vieillard. Mais qui s’intéresse à l’histoire d’Ali ? Seule l’enfant, innocente et étrangère à tout préjugé, semble porter un amour inconditionnel à son protecteur.


Le problème de l’intégration sociale des harkis.

J.M.G Le Clézio évoque le problème de l’accueil des harkis immigrés en France et de leur reconnaissance par l’État français. En arrière-plan se pose la question de la responsabilité de la France dans le massacre des harkis en Algérie. On retrouve dans ce thème un Le Clézio écrivain de l’Afrique, comme il est parfois appelé.


La solidarité et la tendresse

Ce sont deux thèmes abordés dans les albums et la littérature de jeunesse car il s’agit du ciment des relations sociales. Mais cette solidarité est ici tempérée. Le boucher accepte d’aider Ali mais à la condition que celui-ci lui ramène des paires de chaussures. D’ailleurs, dès qu’Ali ne peut plus assurer sa partie du contrat, le boucher le renvoie à sa misère et ne veut plus entendre parler de lui.

À la fin du récit, Ali dépose l’enfant dans la famille qui l’avait nourri lors d’un Noël où il errait dans les rues de Paris. Le Clézio évoque le réconfort d’un sourire ou d’un geste amical envers les personnes qui vivent dans la rue, attentions qui ne coûtent rien et qui ont plus d’une fois réchauffé le cœur d’Ali.



L’illustration

La couverture est en couleur, en carton souple. Les illustrations intérieures sont en noir et blanc et réalisées au crayon noir gras. L’illustrateur, Axel, a utilisé un style réaliste. Pour donner du volume aux images, il joue avec les valeurs de gris. Les hachures donnent du dynamisme à l’ensemble de l’ouvrage.



Extraits
 
Incipit

« Ceci est une histoire vraie. Peut-être qu’elle n’a pas de fin, comme toutes les histoires vraies, ou bien peut-être que tu veux toi-même lui donner une fin, dans le genre des rêves qui s’achèvent. Comme toutes les histoires vraies, elle s’est passée il n’y a pas très longtemps dans une ville où il n’y a pas de château ni de forêt merveilleuse, ni aucune princesse, et pas la moindre fée – encore que… »


Quatrième de couverture

Ali vit sous les ponts au milieu des cartons. Sa vie sera bouleversée quand il découvrira un bébé abandonné en plein hiver au bord d’un fleuve. Il fera tout son possible pour élever Amina, l’enfant de sous le pont.


Mado DLQ, AS éd-lib 2012

 

 

J.-M. G. Le CLÉZIO sur LITTEXPRESS

 

 

 

Le Clézio, La Guerre

 

 

 

Article de Marion sur La Guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LECLEZIO01.jpg

 

 

 

 

 

 Article de Marion sur Onitsha.

 

 

 

 

 

 

 

 

LECLEZIO-LAFRICAIN02.jpeg.jpg

 


 

 

 

 Article de Gwenaëlle sur L'Africain.

 

 

 

 

 

 

 

Le Clézio Ritournelle de la faim

 

 

 

 

Article de Laetitia sur Ritournelle de la faim.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by littexpress - dans jeunesse
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commentaires

ben rhouma 01/11/2016 21:29

il faut que japren je deside de vandre se si

ben rhouma 01/11/2016 21:26

il faut que japren je deside de vandre se si

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