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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:00

Jay McInerney Glamour-attitude 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jay McINERNEY
Glamour attitude
Titre original
Model Behaviour
Traduit de l'américain
par Jean-Pierre Carasso,

Jacqueline Huet
Éd. de l’Olivier, 1999
Éd. du Seuil, 2000

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Jay McInerney est né en 1955 à Hatford, dans le Connecticut. Il a passé son enfance dans une douzaine de  pays différents à cause des déplacements professionnels de son père qui était cadre. Il s’installe à New York en 1980 où il travaille comme correcteur au magazine The New Yorker. Lorsqu’il est renvoyé, il part étudier l’écriture à l’université Syracuse de New York où il étudiera avec Raymond Carver. Il écrit en 1984 son premier roman, Journal d’un oiseau de nuit, dont le personnage principal exerce le métier de correcteur. Cette œuvre a même été adaptée au cinéma. La plupart des médias ont qualifié cette œuvre d’autobiographie déguisée, ce qui va le suivre longtemps. Durant cette période, il rejoint un groupe littéraire, le « Brat Pack » où l’on retrouve notamment Bret Easton Ellis. Il impose rapidement sa marque de fabrique : un ton grinçant et désabusé. Il écrira d’autres œuvres comme Trente ans et des poussières, La Belle vie ou celle-ci, Glamour attitude, qui a été publiée en 1999.

 

 

Personnages

Dans ce roman, il y a beaucoup de personnages mais la plupart sont secondaires. Voici les principaux :

– Connor McKnight, le narrateur. Il ne se présente qu’à la page 33. Il a 32 ans et son travail consiste à écrire des articles sur les stars dans un magazine féminin qui s’intitule CiaoBella ! Cette activité ne le passionne pas vraiment : « Ce job a un nom : ça paiera toujours le loyer en attendant que j’écrive mon scénario ... » ; il parlera de ce scénario quelquefois dans l’histoire. Il n’a vraiment pas d’estime pour ce journal et ajoute même :  

 

« notre  politique rédactionnelle, c’est bien de tenter de convaincre les jeunes femmes de s’obnubiler sur leur apparence et leur poids tout en dépensant des milliers de dollars pour acheter les vêtements fabriqués par nos annonceurs ».

 

Il a passé sept ans au Japon à étudier la littérature japonaise. C’est là qu’il a rencontré sa petite amie.

 

– Philomena Briggs, elle a 27 ans mais prétend en avoir 25. Elle est  modèle et désire devenir actrice. Connor est très amoureux d’elle mais ne le lui montre pas vraiment.

 

– Brooke, la grande sœur de Connor. Elle est anorexique, dépressive et ne sort pas de chez elle. Elle n’aime pas beaucoup Philomena et c’est réciproque.

 

– Doug Halliwell, le copain de Brooke. Il est docteur et Connor le déteste, il le surnomme même « Doudingue ».

 

– Jeremy Green, un ami de Connor, célèbre auteur de nouvelles. Il est assez torturé, souvent déprimé, et très sensible aux critiques. Il s’inspire souvent de sa vie pour écrire ses nouvelles. Il est malheureux en partie à cause de son chien Sean qu’il a donné mais il s’est vite rendu compte que c’était une erreur et il essaie maintenant en vain de le récupérer.

 

Il y a d’autres personnages, qui sont moins importants mais que l’on peut quand même citer :

  Chip Ralston, un célèbre acteur que Connor doit interviewer pour son magazine, mais il a beaucoup de mal à obtenir un rendez-vous avec lui.

 
– Jennifer Rodriguez, une fan de Connor qui lui envoie de nombreux mails.

 

 

Résumé

Dans cette œuvre, une histoire principale nous est présentée, et en parallèle, il y a celles des autres personnages. L’histoire principale est celle de Connor et Philomena dont voici un résumé :

 

L’histoire se passe en 1996. Connor et Philomena vivent ensemble dans un appartement, dans le West Village qui est situé dans le quartier de Manhattan, à New York. Ils sont ensemble depuis trois ans. Philomena est d’humeur assez changeante, et semble assez triste en ce moment. Elle part à San Francisco pour un tournage et manque beaucoup à Connor ; il attend impatiemment qu’elle l’appelle, ce qu’elle ne fait pas. Connor décide alors d’appeler son agence pour demander dans quel hôtel elle loge. Malheureusement, on lui répond que Philomena n’est pas à San Francisco et qu’elle leur a annoncé qu’elle prenait des vacances pendant une semaine. Forcément, il s’inquiète et finit par avoir enfin de ses nouvelles ; elle a laissé un message sur le répondeur où elle dit qu’en fait elle était à Santa Barbara chez le réalisateur et qu’elle doit maintenant aller à Los Angeles. Évidemment, Connor n’y croit pas et soupçonne vraiment Philomena de le tromper.

Il pense à joindre ses amies pour voir si elles en savent plus que lui, mais il se souvient rapidement que Philomena n’en avait aucune et se rappelle ce que Brooke, sa sœur, lui a un jour dit : « Méfie-toi de la femme qui n’aime pas les autres femmes : c’est probablement qu’elle généralise à partir de son propre caractère ». Connor décide alors de fouiller l’appartement et découvre que le diaphragme de Philomena est introuvable, elle l’a emporté. Il est donc maintenant persuadé qu’elle le trompe.

Connor ne se morfond pas seul chez lui, il va souvent voir sa sœur, son ami Jeremy et a également régulièrement des dîners avec des personnes assez célèbres ; il dit même : «  comporte-toi avec autrui comme s’il était sur le point de devenir incroyablement célèbre. » Mais il pense tout de même énormément à Philomena, il attend toujours qu’elle l’appelle.

 Au bout de quelque temps, il n’a toujours pas de nouvelles de Philomena et reçoit une lettre qui est destinée à cette dernière. Il l’ouvre et voit que c’est une lettre de menace. Inquiet, il appelle la bookeuse de Philomena pour pouvoir la prévenir mais cette dernière ne veut pas la lui transmettre. Connor est très malheureux, il se demande ce qu’il a fait de mal pour que Philomena le trompe et trouve de nombreuses raisons, comme par exemple le fait qu’il ne lui a pas assez montré qu’il l’aimait ou bien qu’il ne l’a jamais demandée en mariage.

 

Analyse

Le récit est souvent ponctué de flash back, c’est-à-dire que Connor se rappelle des moments passés quelques années auparavant. Il raconte ses pensées, parfois même les rêves qu’il a faits. On peut également régulièrement lire les mails que sa fan, Jennifer,  lui envoie ; elle le harcèle ; elle lui a envoyé une photo d’elle nue, pour lui prouver, je cite, qu’elle « n’est pas un boudin » ; elle lui donne même un rendez-vous, auquel il ne se rend pas, ce qui l’énerve beaucoup ...

Cette œuvre dresse un portrait satirique du monde de la célébrité où l’apparence prime et où le but principal semble d’être célèbre ; certains feraient n’importe quoi pour un peu de gloire. Il parle de ce culte de l’apparence à la page 31 où il dit :

« dans l’antiquité, on se le rappellera peut-être, des blocs de marbre étaient arrachés aux alentours de Carrare pour être taillés et polis à l’image des divinités ; aujourd’hui, c’est dans la chair vive que la main du chirurgien et de l’entraîneur personnel sculpte des formes de déesse ».

Sexe, argent, célébrité et pouvoir sont les quatre moteurs de ce monde que le narrateur observe avec un certain mépris. En effet, il est très ironique, voire sarcastique.  On se rend vite compte que derrière les paillettes, il n’y a pas grand-chose et qu’en général les célébrités sont malheureuses malgré la beauté, la richesse et la gloire. On peut prendre l’exemple du personnage de Jeremy Green, qui est un célèbre auteur très convoité mais qui est vraiment tourmenté : lorsqu’il reçoit de mauvaises critiques, il est complètement anéanti. Tout comme Philomena, pourtant très belle, qui se déteste : « quand Philomena se regarde dans le miroir, elle voit une créature grasse et sans attraits ».

 Il y a même des références à de vraies célébrités : Demi Moore et Brad Pitt sont cités par exemple.

Le style de l’auteur est assez simple mais le roman est vraiment bien écrit ; le langage utilisé dans les dialogues est relativement familier.

 Il y a quelque chose d’original dans cette œuvre, c’est qu’il n’y a pas de chapitres à proprement parler ; c’est plutôt une succession de paragraphes plus ou moins longs qui ont chacun un titre.

Le narrateur ne parle pas toujours à la même personne mais, en général, à la première personne du singulier ; il lui arrive cependantde changer d’un paragraphe à l’autre, c’est-à-dire qu’il se met à parler à la troisième personne, ce qui est assez déconcertant au début. Il lui arrive même de se parler à lui-même, il emploie donc la deuxième personne du singulier.

 

Avis personnel

 J’ai beaucoup aimé ce livre, qui est vraiment comique, j’ai ri assez souvent. Il y a des scènes très loufoques comme celle où Jeremy, végétarien, se met à invectiver les clients d’un restaurant qui mangent de la viande, ou encore celle où le père de Connor, très énervé, ouvre sa braguette au restaurant. Je conseille vivement ce livre, qui est vraiment distrayant et qu, malgré son ton léger, dénonce ce monde où tout est faux. Il nous fait réfléchir sur notre société où l'apparence est reine et où les célébrités sont traitées comme des divinités.

 
Marjolaine, 1ère année Bib.

 

 


 

Jay McINERNEY sur LITTEXPRESS

 

Jay McInerney Glamour-attitude

 

 

 

 

 

 

  

 

Article d'Elodie sur Glamour attitude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mcinerney la belle vie couv

 

 

 

 

Article de Pauline sur La Belle Vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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