Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 07:00

mcinerney-la_belle_vie_couv.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jay McINERNEY
La Belle Vie

Titre original

The Good Life

traduit de l'américain

par Agnès Desarthe

éditions de l’Olivier, 2008




 

 

 

 

 

 

 

 

 

jaymcinerney.jpgNé en 1955 à Hartford dans le Connecticut, Jay McInerney voit son enfance se construire dans une douzaine de pays différents, au fil des déplacements de son père. Il finit par s’installer à New York en 1980 et travaille comme vérificateur pour le New Yorker. C’est durant cette période qu’il va se forger une réputation qui, ensuite, le suivra tout au long de sa carrière : celle d’un oiseau de nuit à la vie dissolue. Il fréquente tous les clubs et bars branchés de la mégapole où il rencontre notamment Andy Warhol et David Byrne. Après s’être fait renvoyer de son travail, il décide d’aller étudier à l’Université Syracuse de New York où il aura comme professeur Raymond Carver. C’est en 1984 qu’il sort son premier roman : Bright Lights, Big City (Journal d’un oiseau de nuit). À cette même période, il rejoint Bret Easton Ellis au sein du groupe littéraire « Brat Pack » ou, littéralement, « la bande de sales gosses ». Au total, on lui doit dix ouvrages de fiction, dont un recueil de nouvelles.


Pour La Belle Vie (The Good Life), l’auteur reprend les personnages de Corrine et Russell Calloway, héros de Trente ans et des poussières (1992) dont il décrivait la vie dans les années 1980. Jeunes, insouciants, fêtards…dans le premier roman, on les retrouve mariés et parents de deux enfants dans ce second ouvrage. Le couple est tombé dans une routine faisant contraste avec leur vie passée de couple modèle enchaînant fête sur fête. Mais cette monotonie va vite être brisée par un événement qui a marqué cette décennie : les attentats du 11 septembre 2001. La ville et ses habitants sont alors plongés dans une paranoïa mêlée de solidarité (parfois feinte).


Vivant à Manhattan, le couple est pleinement touché par ce drame, d’autant plus que certains de leurs amis y ont perdu la vie et que Corrine s’engage comme bénévole dans un « relais alimentaire » pour les sauveteurs, près de Ground Zero. Elle y rencontre Luke McGavock, lui aussi tombé dans une routine très new yorkaise : sa femme le trompe et sa fille de quatorze ans se drogue.

Fuyant leurs quotidiens respectifs, ils se lanceront dans une histoire d’amour passionnelle et fusionnelle. Dans l’euphorie ambiante due aux attentats où tout semble possible, ils se laissent porter par l’espoir de commencer une vie nouvelle. Voyant dans les événements récents comme un signe, ils vont s’interroger sur le sens de leur vie. Les attentats seraient-ils l’annonce d’un nouveau départ ? Est-il possible de reconstruire son existence sur des ruines ?


Calquées sur New York qui retrouve un rythme normal, les habitudes et la routine vont  finalement reprendre le dessus, laissant Luke et Corrine face à leurs désillusions…

Outre une critique grinçante de la haute bourgeoisie new-yorkaise, l’auteur s’attache à dépeindre, sans prendre de pincettes, le quotidien d’un couple au lendemain des attentats qui ont secoué les Etats-Unis. Mêlant la nostalgie du passé, les questions existentielles accompagnées de leurs lots de déceptions (personne n’échappe à l’adultère), La Belle Vie est un roman urbain où l’on constate que le rêve américain s’est peut être écroulé en même que les tours jumelles…


Site officiel de Jay McInerney :  www.jaymcinerney.com


Pauline C., 1ère année Bib.-Méd.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Archives