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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 22:19

taniguchi_L-HOMME-QUI-MARCHE.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jirô TANIGUCHI

L’Homme qui marche
Casterman, collection Écritures.

deuxième édition 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

taniguchi_rue.jpg« Bon ! Je vais faire un tour dans le quartier. »


L’histoire 


Lorsqu’il s’agit de sortir de chez soi, il y a toujours une raison valable derrière le geste : courses, travail… On recherche le chemin le plus court, le plus rapide, sans vraiment chercher à comprendre par où l’on passe : seule compte la destination. Le quotidien envahit les pensées et l’on s’en plaint sans vraiment chercher à le changer.

À travers L’Homme qui marche, Jirô Taniguchi nous montre à quel point même le quotidien peut devenir intéressant et imprévu. Son personnage est anonyme. Il représente le citoyen moyen, travailleur, vivant avec sa femme et son chien… le monsieur-tout-le-monde japonais. S’installant dans une nouvelle ville, il va en découvrir les aspects en se promenant, n’hésitant pas à se perdre à sa contemplation comme à se perdre physiquement. Chacune de ses marches, découpées en quelques planches, devient une aventure, une exploration. Il ne s’agit plus de regarder dans le vague mais simplement de voir les choses. Sans forcément les scruter, prendre conscience de leur existence et enfin savoir les apprécier.

 

taniguchi_vue.jpg

Le manga

La qualité apportée au livre rend hommage au travail de Jirô Taniguchi, désormais bien connu grâce à Quartier lointain. Le style du dessin change un peu du manga traditionnel, ce qui le rend plus accessible aux personnes réticentes à ce genre. L’histoire est découpée en petites saynètes pour aborder des idées variées sur le même thème : la déambulation urbaine aléatoire.

L’auteur crée une épopée à partir du quotidien et offre un regard différent sur celui-ci. L’œuvre est une ode aux plaisirs simples de la contemplation, du hasard, de l’observation. Le dessin très recherché permet une sensibilité accrue à sa « lecture ». L’image prend le pas sur le texte, quasi inexistant. L’essentiel est porté sur le fait de voir. C’est une façon de dire que le quotidien nous rend aveugle, qu’il faut redonner du sens à la vue. De plus, le dessin se suffit à lui-même pour exprimer les ressentis du personnage.

 

 

Ma critique

On est facilement emporté dans le courant des nouvelles. Le fait est qu’après avoir lu ce manga, on se prend au jeu de parcourir le quotidien avec un œil neuf. On déambule, on se perd à notre tour, sans but précis… on devient un homme ou une femme qui marche.

taniguchi_img.jpgDelphine Cambra, 1ère année Éd.-Lib. 

 


 

 

Jirô TANIGUCHI sur LITTEXPRESS

 

 

Taniguchi le gourmet solitaire

 

 

 

 Article d'Anaïs, Morgane et Samantha sur Le Gourmet solitaire

(in La cuisine japonaise dans la littérature et les mangas.

 

 

 

 

 

taniguchi-quartier-lointain.gif

 


 

 

 

 

 

 

 

 

  les articles de Nathalie et de  Marion sur l'Orme du Caucase     

 

de Fanny et de BenoÎt sur Japon (Collectif).

 

 

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