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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 07:00

Taniguchi-Le-Journal-de-mon-pere-couv.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jirô TANIGUCHI,
Le Journal de mon père.

Traduit du japonais
par Marie-Françoise Monthiers
Casterman, 2007





 

 

 

 

 

 

 

 

Le Journal de mon père est un manga adulte qui a obtenu le Prix Œcuménique (Ce prix récompense un album publié dans l’année pour ses valeurs humaines et esthétiques) au festival d’Angoulême en 2001. Ce manga a un style proche de la bande dessinée occidentale : d’une part il se lit dans notre sens de lecture et d’autre part les personnages sont représentés comme des Occidentaux.

Taniguchi-copie-1.jpg
Jirô Taniguchi est un scénariste et illustrateur de mangas seinen et gekiga, né en 1947 à Tottori (Japon). Dans les années 80, il publie des mangas aux styles divers : aventures, policiers et historiques tel Au temps de Botchan, sur la littérature et la politique de l’ère Meiji.

Dès les années 90, il s’oriente vers l’évocation de situations de la vie quotidienne et des relations entre êtres humains. Récemment, sont parus des mangas traitznt de l’attachement à la famille et du souvenir dl’enfance comme Quartier lointain ou Le Journal de mon père.

Le Journal de mon père, c’est d’abord le journal de Yochan, le protagoniste. Apprenant la mort de son père, il revient à Tottori, dans sa ville natale, après une longue absence. Là, il retrouve sa famille, notamment sa sœur Haruko, ses oncles ainsi que sa belle-mère. Lors d’une veillée funèbre, le passé de son enfance ressurgit. D’abord le souvenir du terrible incendie ravageant la ville, élément déclencheur des problèmes entre sa mère et son père. Puis, le divorce de ses parents avec le départ de sa mère qui a accentué la souffrance de Yochan. Pour lui, sa mère est partie parce que son père travaillait trop et n’était pas assez présent dans le cercle familial. Durant cette veillée, chaque membre de la famille apporte un éclairage nouveau sur la personnalité du père décédé. En écoutant les témoignages de sa famille, Yochan se rend compte du mauvais jugement qu’il a pu porter sur son père. C’est en fait lui, le seul responsable de ce désastre familial car il a simplement manqué de compréhension envers son père.

Taniguchi Le Journal de mon père
Les illustrations, en noir et blanc, produisent un effet marquant. Ces deux couleurs sont par moment accentuées. Certains objets semblent plus foncés que d’autres. On constate une certaine minutie dans le dessin de Taniguchi. Le dessin est extrêmement précis, les traits des visages sont soignés et marqués.

Ce manga est presque autobiographique ; l’auteur s’est inspiré de sa propre vie pour construire cette histoire ; en témoigne sa déclaration dans les dernières pages. Taniguchi nous livre ainsi une partie de son existence et de ses sentiments. Il y a beaucoup de regret et d’amertume dans ce livre. La nostalgie plane au fil de l’histoire. C’est un manga qui aborde les sentiments d’un fils à l’égard de son père depuis l’enfance. Le Journal de mon père est un manga singulier car l’auteur a choisi comme moyen d’expression la BD pour traiter d’un sujet sensible.

Le journal de mon père est mon premier manga. Ce genre m’était totalement inconnu auparavant. Sous les conseils d’un libraire, j’ai orienté mon choix vers un manga adulte proche des bandes dessinées occidentales. J’ai trouvé ce livre pertinent :

— du point de vue de l’histoire. Taniguchi aborde des sujets rarement évoqués dans les livres : l’enfance, la mort d’un proche, le divorce… L’histoire nous plonge aussi dans la société japonaise ;

— du point de vue du graphisme. D’une manière générale, les expressions physiques des personnages sont reproduites avec une grande précision. Le style est net, propre. J’ai beaucoup aimé aussi l’utilisation du noir et blanc, qui donne un aspect limpide, clair.
Taniguchi Le Journal de mon père 2
     J’apprécie ce genre car il y a ce côté carré et rigoureux au niveau du graphisme et de la narration qui me sont chers.


Elsa, 2e année Bib.-Méd.-Pat.

 

Jirô TANIGUCHI sur LITTEXPRESS

 

taniguchi L HOMME QUI MARCHE

 

 

 

 

  Article de Delphine sur L'Homme qui marche.

 

 

 

 

 

Taniguchi le gourmet solitaire

 

 

 

 Article d'Anaïs, Morgane et Samantha sur Le Gourmet solitaire

(in La cuisine japonaise dans la littérature et les mangas.

 

 

 

 

 

taniguchi-quartier-lointain.gif

 


 

 

 

 

 

 

 

 

  les articles de Nathalie et de  Marion sur l'Orme du Caucase     

 

de Fanny et de BenoÎt sur Japon (Collectif).

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