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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:00

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Jonas JONASSON
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
 Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann

Traduction
Caroline Berg
Presses de la cité, 2011
Pocket, 2012




 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur
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Jonas Jonasson est né en Suède en 1961. Il a étudié le suédois et l’espagnol à l’université de Gothenburg. Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est son premier roman. Jonasson a été journaliste jusqu’en 1994 puis chef d’entreprise dans la communication entre 1996 et 2005. Il abandonne son poste pour des raisons médicales liées au stress. En 2007, il déménage en Suisse et finit enfin son roman commencé quelques années plus tôt. Depuis 2010 et la parution de son premier roman, l’auteur est retourné en Suède. Jonas Jonasson travaille actuellement sur un second projet qui aura pour synopsis une femme vivant dans la banlieue de Johannebsurg qui selon l’auteur « retournera » le monde. Un titre est déjà prévu : L’analphabète qui savait comment compter.



Le livre

Le livre est sorti initialement en Suède, dans le pays d’origine de l’auteur. Cela a été un énorme succès et il s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires rien qu’en Suède. Il a ensuite été publié pour la première fois en France en mars 2011 aux Presses de la cité puis est passé dans la collection Pocket en mars 2012.

Aujourd’hui, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire a été traduit dans 35 pays. Le total des ventes, tous pays confondus serait de plus de 4 millions d’exemplaires. La traduction française est assurée par Caroline Berg. The Hundred-Year-Old Man who Climbed Out the Window and Disappeared (le centenaire qui sortit par la fenêtre et disparut) est le titre anglais.

Jonas Jonasson Le vieux qui VO

Résumé

Lundi 2 mai 2005, Allan Karlsson s’apprête à fêter son centième anniversaire dans sa paisible maison de retraite suédoise. Mais il décide de s’échapper et de vivre quelques dernières aventures. Tout juste entré dans une gare routière pour prendre le large, il se retrouve dans une drôle de situation ; il a en effet volé une valise contenant des millions de couronnes suédoises appartenant à un des plus dangereux gangs de Suède, « Never again ». La fugue du jeune centenaire affole les médias locaux, surtout que de mystérieuses disparitions semblent être liées à la cavale d’Allan. La police se charge de l’enquête et fait tout son possible pour comprendre quelque chose à cette histoire.

Le récit s’entrecroise avec l’histoire d’Allan, unique en son genre et se révélant être une véritable frise chronologique et historique. On apprend tout au long du roman que notre personnage a côtoyé tous les plus grands du XXème siècle (Mao, Staline, Franco, Truman, Nixon, De Gaulle, Kim Jong-il). Allan aura traversé le monde entier, inventé la bombe atomique pour les États-Unis, puis répété la formule aux Russes et des années plus tard aux Indonésiens, sauvé la femme de Mao Tsé-Toung, bu de la tequila avec le président Truman ou encore consolé le jeune Kim Jong-eun sur ses genoux…

Toute sa vie, Allan saura s’entourer de personnages totalement extravagants et délirants comme le frère caché d’Albert Einstein, une éléphante, un vendeur de hot-dogs, ou un prêtre voulant évangéliser l’Iran…


 
Le personnage

Allan Karlsson, est un personnage hors-norme. Il est le héros du livre, mais c’est un héros malgré lui. Il se retrouve sans cesse dans des aventures extraordinaires sans avoir jamais rien demandé. Allan est un peu simple d’esprit, il ne se rend pas compte de ses actes et surtout des conséquences qu’ils peuvent avoir et il le reconnaît : « En cent ans je n'ai eu la langue trop bien pendue que deux fois : quand j'ai expliqué à l'ouest comment on fabriquait une bombe atomique, et quand j'ai fait la même chose à l'Est ».

Mais c’est un être intelligent et rusé qui sait toujours se tirer de mauvaises situations.

Son but est seulement d’être tranquillement installé chez lui ou bien de siroter un verre d’alcool au bord d’une plage. « Allan Karlsson n'attendait rien d'extraordinaire de l'existence. Il voulait un lit pour dormir, de la nourriture à volonté, de quoi s'occuper et un bon coup à boire de temps à autre ».

Il est aussi important de préciser le caractère apolitique d’Allan Karlsson, ce qui lui permet de survivre et de sympathiser avec tous les dirigeants de la planète sans prendre en compte les appartenances politiques de ces derniers. Il est de même pour la religion, le personnage se défendant d’appartenir à quelque croyance que ce soit.



Écriture

L’auteur écrit dans un style très simple et compréhensible par tous. Quelques notions d’histoire du XXème siècle sont nécessaires si l’on veut saisir toutes les subtilités et anecdotes du récit. Le livre est décalé et rocambolesque, par son titre, sa couverture et la dédicace de l’auteur à son grand-père : « ceux qui ne savent raconter que la vérité ne méritent pas qu’on les écoute ». L’écriture est très dynamique, il ne passe pas un chapitre sans que le Suédois fasse exploser une maison, rencontre un chef d’état ou tue par inadvertance un membre de gang…

Ce premier roman a dû être source de plaisir et d’amusement pour Jonasson qui ne se lasse pas de faire intervenir son personnage dans tous les conflits possibles du siècle.



Avis personnel

J’ai beaucoup aimé le livre, c’est une lecture très divertissante et grand public. On reprend les événements du XXème siècle d’une manière ludique et innovante. Le livre nous fait rire et sourire du début à la fin et les personnages sont tous attachants. Un petit point négatif, même si la surprise est toujours là à chaque rencontre politique, les séquences se répètent et Allan finit toujours par être sauvé aux quatre coins du globe.

Sur internet et dans la presse, beaucoup de personnes ont comparé le roman de Jonas Jonasson à Forest Gump, arguant que les personnages tournent en rond et ne sont pas crédibles. Pour lire Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, il faut seulement un sens du second degré ; dans ce cas la lecture en est extrêmement agréable. Je suppose que pour d’autres personnes la lecture est impossible, car beaucoup trop « tirée par les cheveux ».


Jessica, 1ère année édition-librairie.

 

 

 

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commentaires

Mathilde 23/03/2016 17:51

j'ai moi aussi adoré ce livre, il est vraiment génial :)

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