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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:00








Jonathan Safran Foer,
Extrêmement fort et incroyablement près

Titre original : Extremely loud and incredibly close
Traduit de l'anglais (USA)
par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso
Editions de l'Olivier, 2006
Points, 2007















Ce livre intrigue. Comme tout livre médiatisé d'ailleurs. L'auteur est américain (jusque-là rien d'extraordinaire). Extrêmement fort et incroyablement près est son second livre après un gros succès (Tout est illuminé).Et il traite des attentats du 11 Septembre 2001 ; banal encore me direz-vous? Oui mais il commence par trois photos : une serrure, un vol d'oiseaux et un immeuble. Et puis avouez que la dédicace « Pour Nicole, mon idée du beau » sort de l'ordinaire et laisse présager un roman particulier. Puis, même si on ne sait pas trop par quel bout le prendre, on se plonge dedans, sceptique. Et alors là, on se sent comme aspiré, on ne comprend plus rien.  « Hein, quoi, qu'est-ce ? » comme dirait le narrateur. On est avalé par une énumération de projets d'invention loufoques, de souvenirs, et d'une vague histoire de limousines. On attend en vain une référence aux attentats mais rien ne vient ; autant vous prévenir, ce livre surprend du début à la fin, rien ne s'y passe jamais comme prévu, tout arrive en vrac, bref c'est le bazar !
 
Et puis là, petit à petit, on commence à comprendre, c'est la vie d'un petit garçon, Oskar, doté de qualités en tout genre, et d'une imagination hyperactive. On sait que son père est mort, sans doute le 11 septembre donc… Et puis le gosse trouve une lettre dans les affaires de son père ou plutôt une clé glissée dans une enveloppe. L'enveloppe porte le mot Black.

Il se lance alors dans une quête perdue d'avance, rencontrant toutes les personnes qui portent le nom Black, aux quatre coins de New-York. Ces rencontres parfois loufoques, décevantes ou attachantes donnent un sens à sa vie. Et à nous, nous font percevoir l'homme dans toute sa splendeur, son horreur, sa complexité.

En parallèle, on découvre l'histoire tragique de ses grands-parents, grand-mère dont il est très proche et grand-père qu'il ne connaît pas encore. Une histoire forte qui nous fait remonter le temps puis nous ramène brutalement au présent. Et c'est là, dans les cent dernières pages qu'on commence (enfin) à comprendre, tout s'éclaire, tout (ou presque) s'emboîte. Et jusqu'au dernier mot (et même après) on reste attaché à ce petit gars tellement fragile, si attachant. Avec ces pages entrecoupées de photos, de couleurs et de phrases flottantes on accède à son univers, émouvant et drôle.

Non ! Détrompez-vous, ce roman est loin d'être futile ou "gnangnan", c'est juste une petite pause dans notre monde vivant à 100 à l'heure.

Ce livre est magique.

Essayez vous en sortirez transformé.



Nahia, 1ère année BIB-MED.

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