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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 19:00
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Katarina MAZETTI
Le Mec de la tombe d’à côté

Traduit du suédois
par Lena Grumbach et Catherine Marcus
Gaia Editions, 2009














Quoi de plus convenu qu’un roman à l’eau de rose ? Elle le déteste, il la méprise, le coup de foudre survient, leur amour est impossible, mais ils finissent toujours par vivre heureux entourés d'une flopée d’enfants joufflus. Mais lorsque la bluette commence dans un cimetière et que le prince charmant porte une salopette à carreaux, on se doute que les conventions du genre risquent d’être écornées.

Elle, ce sera Désirée. En veuve éplorée qui se respecte, elle veille la tombe de son mari victime d’un accident de VTT. Elle aimerait  méditer en paix sur les enfants qu’ils n’auront jamais, mais la tombe d’à côté l’en empêche. Trop de fioritures, de fleurs artificielles et d’angelots en marbre blanc.

Lui ce sera Benny. Vieux garçon, il ne lui reste que son troupeau de vingt-quatre vaches laitières à soigner depuis la mort de sa mère. Il aimerait ne plus penser à rien quand il arrache les pissenlits qui menacent d’envahir le mausolée maternel. Mais il y a cette fille pâle, maigre, austère au possible qui empiète sur sa parcelle.

Bien sûr, il y aura le fameux sourire qui change tout, sinon ce ne serait pas un roman d’amour. Mais quand on n’a pas choisi la bonne personne, celle qui nous ressemble et nous reflète, il y a aussi les manies horripilantes, les querelles quotidiennes (blanquette de veau contre pois chiches déshydratés), les horribles rideaux qu’on va devoir supporter…

Le Mec de la tombe d’à côté  est d’abord un roman délicieusement cynique, toujours drôle et parfois émouvant. Le ton est léger, le style agréable. A lire de préférence un dimanche d’automne, pas trop loin du caveau familial, sait-on jamais…
 
Clara, AS BIB

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