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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 07:00

Kawami-Hiromi-les-annees-douces.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KAWAKAMI Hiromi
Les Années douces
(Sensei no kaban)
traduit du japonais
par Elisabeth Setsugeru
Philippe Picquier, 2003
Picquier Poche, 2005






 

 

 

 

 

Kawami-Hiromi.jpgL'auteure

Kawakami Hiromi est née à Tōkyō le 1er avril 1958. Diplômée de l'école pour femmes Ochanomizu, elle a reçu plusieurs prix littéraires pour ses écrits dont le prix Akutagawa pour Hebi (w)o furu (Marcher sur un serpent) en 1996 et le prix Tanizaki pour Les Années douces (sensei no kaban ou La Sacoche du professeur) en 2001. Sa première nouvelle, Kamisama (Dieu) fut publiée en 1994 et lui a permis de lancer sa carrière d'auteure encore très en vogue aujourd'hui au Japon.
   

 

 

 

Sensei no kaban

On chercherait bien en vain dans ce livre de l'action palpitante ou des énigmes trépidantes. Les Années douces relatent l'histoire de Tsukiko, quadragénaire et célibataire endurcie, et sa relation ambiguë avec l'un de ses anciens professeurs au lycée, Matsumoto Harutsuna. La rencontre a lieu bien des années plus tard, dans un petit troquet près de la gare et Tsukiko a bien du mal à se souvenir de cet homme dont les cours de littérature ne l'intéressaient guère. Le passé remonte alors tranquillement dans leur conversation autour d'une bouteille de saké.

Par la suite, Tsukiko et « le maître », comme elle tend à l'appeler le plus souvent, se retrouvent régulièrement dans ce petit bar en compagnie du tenancier, puis au marché, puis s'instaure une relation amicale entre eux, un lien ténu qui pourtant ne cesse de grandir durant ces quelques échanges, ce temps passé ensemble.

Le livre est bâti sur une succession de petites vignettes, des instants de vie sans réelle importance, si ce n'est le souvenir. Ils forment la porte qui nous permet de comprendre comment, au bout de tant de temps, une relation plus sérieuse a pu s'installee entre Tsukiko et « le maître ». Le ton du texte est léger, détendu, presque nostalgique pendant que l'on observe en silence les errances des deux protagonistes. On en vient même à trouver naturel de les voir si liés, ensemble, presque par hasard.

De plus, ces pages de vie nous permettent également d'avoir un aperçu de la culture japonaise, et des différence entre les générations, notamment avec les manières de servir le thé, les petits rites du voyage ou même les habitudes de vie.

Ce n'est pas l'un des meilleur livres que j'aie lus jusque là, mais il y avait dans l'écriture un sentiment de paix sereine et tranquille qui semblait dire : « ce n'est pas grave si tu ne me li pas vite, prends ton temps et découvre ». Cette impression, je l'ai retrouvée dans un ou deux autres livres d'auteurs asiatiques avec cette manière de laisser les choses se faire, s'installer, et de décrire les plus petites scènes, parfois d'une banalité affligeante. Mais c'est cette banalité qui en fait tout la richesse, car la puissance de la vie ne s'exprime pas par ce qu'elle est en tout exceptionnelle et mouvementée, mais dans la manière dont on se souvient de ces petits instants de bonheur perdus dans le temps. L'instant éphémère est très présent dans les cultures asiatiques qui ont appris à le chérir, en particulier lors des si célèbres Ō-hanami (grande vision des fleurs), fêtes, ou tout simplement retrouvailles, dans des parcs pour admirer des cerisiers en fleurs, puisque cette floraison ne dure en général que très peu de temps.


Bibliographie

 

Site Picquier

 

Shunkin.net

 

 Wikipedia

 

 

Marine, 1ère année Éd.-Lib.

 

 

 

Une librairie de référence pour la littérature japonaise : SHOTEN.

 

Shoten

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