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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:00

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Ken FOLLETT
Le Siècle, vol. 2
L'Hiver du monde
Titre original
Winter of the World (2012)
Traduction
Dominique Haas
Odile Demange
 Jean-Daniel Brèque
Robert Laffont, 2012



 

 

 

 

 

L’auteur

Ken Follett est un auteur gallois issu d’un milieu modeste. Jeune, il appréciait les histoires que lui racontait sa mère, mais très tôt son imagination devient pour lui source de divertissement.

Il est l'auteur de best-sellers et de thrillers d'espionnage très appréciés, tels que Le Scandale Modigliani, son premier roman, ou Le Troisième Jumeau. Cependant ce sont ses romans historiques qui lui ont apporté la notoriété et notamment la saga Les Piliers de la terre, où l’on suit la construction des cathédrales de manière romancée. Certains de ses romans ont eu un tel succès qu’ils ont été transposés au cinéma ou à la télévision.



Résumé

L’Hiver du monde est le deuxième tome de la trilogie Le Siècle, débutée en 2010 par le tome La Chute des géants, qui aborde les points historiques les plus importants de 1911 à 1920. Le deuxième volet se déroule de 1933 à 1949.

Dans ce deuxième volet, on retrouve les enfants des personnages principaux de La Chute des géants. Ainsi, Carla et Erik von Ulrich sont de jeunes Allemands, enfants de Maud et Walter. Erik s’intéresse très vite au nazisme, il affirme que la race aryenne est supérieure aux autres et s’engage dans les jeunesses hitlériennes malgré l’opposition de ses parents. Sa sœur Carla est son opposé puisqu’elle s’engage dans la Résistance pendant la guerre. Il y a également un jeune Russe, Volodia, qui travaille pour les renseignements russes mais se rend peu à peu compte que le système soviétique n’est pas le meilleur. Aux États-Unis, on suit les frères Dewar, fils d’un sénateur : l’un s’engage dans la marine et l’autre dans la politique. La jeune Américaine Daisy part, elle, pour l’Angleterre où elle se marie avec Boy Fitzherbert, un aristocrate fasciste. Elle divorce finalement pour s’unir à Lloyd Williams, le demi-frère de Boy qui, lui, est issu d’un milieu modeste et appartient au parti travailliste. Chacun de ces personnages, issu de l’imagination de l’auteur, va avoir un rôle plus ou moins important dans l’histoire et surtout dans le dénouement de la Seconde Guerre mondiale. Ils vont également parfois se rencontrer ou se croiser.



Les différentes parties de l’œuvre

Ce roman est scindé en trois parties : la première met en place tous les personnages et concerne toute la période d’avant-guerre. Elle finit au début de la guerre, par cette phrase extraite du discours du 3 septembre 1939 de Chamberlain, le premier ministre britannique : « notre pays est en guerre avec l’Allemagne ». La deuxième partie débute en avril 1940 et se termine après le lancement des deux bombes atomiques au Japon. Pour finir, la dernière partie traite de la façon dont les Soviétiques se sont procuré la bombe atomique, ainsi que de la mise au point de cette arme.



L’écriture

Ken Follett a commencé sa carrière en tant que journaliste, avant de se lancer dans l’écriture de romans. Cela se ressent dans l’écriture de ceux-ci car il nous donne des descriptions détaillées des scènes et des personnages, mais il nous rappelle également qui ils sont et d’où ils viennent, au fur et à mesure des pages. Ainsi, cela facilite la lecture car on ne se perd pas entre les différents personnages. Pourtant, le fait que les descriptions soient minutieuses ne ralentit pas l’histoire et n’ennuie pas le lecteur, car elles permettent de mieux comprendre la psychologie des personnages, ou les enjeux de tel ou tel acte…

L’écriture y est également crue. En effet, Ken Follett décrit sans aucun ménagement la torture que subit un homme abandonné à des chiens affamés pour avoir commis le crime d’être homosexuel, ou le viol d’une jeune femme par cinq soldats de l’armée russe, à la Libération.

De plus, dans ce roman, le temps passe très vite. L’auteur a choisi d’introduire des ellipses temporelles. Ainsi la jeune femme évoquée précédemment découvre qu’elle est enceinte et deux pages plus loin le bébé naît. Cela permet de dynamiser le récit, d’accélérer certaines descriptions, le plus souvent. Mais parfois, les descriptions sont précises :

 

« Mutter prenait son temps. Elle avait choisi un feutre bleu foncé, de forme ronde avec un bord étroit, comme en portaient toutes les femmes ; mais elle inclinait le sien selon un angle particulier, qui lui donnait un chic fou. »

 

On voit également l’important travail de recherche fourni par l’auteur. En effet ici il a recherché les habits portés par les femmes de cette époque, mais il a également fait d’indispensables recherches avec des historiens, pour mêler avec justesse des événements historiques réellement survenus et des faits relevant du fictif.

 

Personnages

Les personnages mis en scène dans L’Hiver du monde sont les descendants de ceux que l’on côtoyait dans le premier tome. L’auteur met en scène une multitude de personnages qui lui permettent d’aborder les différents points de vue, les différents enjeux de cette période historique.

Certains personnages sont complexes ; ainsi Erik est en adoration devant les nazis, il s’engage volontairement dans les Jeunesses hitlériennes puis, à l’armée, il découvre le vrai visage du nazisme et souhaite le détruire. À la fin de la guerre et suite à l’occupation d’une partie de la ville de Berlin, il découvre le communisme qu’il rejoint assez rapidement, malgré une propagande semblable à celle du parti du Führer. Cet exemple montre qu’au sein même des familles existaient des divergences d’opinion, car la sœur de ce jeune Allemand s’était engagée dans la résistance. Cette famille est donc divisée :

 

« Les nazis détestaient les communistes, mais après tout, son père et sa mère ne les aimaient pas non plus. Les nazis haïssaient aussi les Juifs. Et après ? Les von Ulrich n’étaient pas juifs, alors qu’est-ce que ça pouvait bien faire. Pourquoi Vater et Mutter refusaient-ils obstinément de participer au mouvement ? Erik en avait assez d’être tenu à l’écart, alors il avait décidé de passer outre. » [Erik, après s’être engagé dans les jeunesses hitlériennes].

 

 

 

Avis personnel

Si j’ai choisi de présenter ce roman, c’est qu’il m’a énormément plu et je voulais le partager. J’avais également fortement apprécié le premier tome, étant passionnée d’histoire. En effet, dès les premières pages l’auteur nous entraîne dans cette période de 1933 à 1949 et l’on ne peut décrocher de ce roman, tant le suspense y a une place importante. Ken Follett a donc atteint son objectif, à savoir accrocher le lecteur à chaque page.

L’auteur sait également nous toucher avec divers sentiments : tristesse et peur avec et pour les personnages, mais aussi joie. Je trouve cependant que la violence est plus importante que dans La Chute des géants, ou du moins elle y est différente. En effet, ici, la souffrance est plus souvent physique, notamment avec des scènes de torture, alors que dans le premier tome, la souffrance morale était fréquente, particulièrement pour les soldats dans les tranchées. L’auteur ne nous ménage pas et détaille précisément certains faits :

 

« Sa voix était si basse qu’elles l’entendirent à peine. "Nous les tuons."

Carla avait le souffle court et les mots franchirent difficilement ses lèvres : "À l’hôpital ?"

Ilse hocha la tête. "Ces pauvres gens qui arrivent dans les autocars gris. Des enfants, parfois des bébés, et puis des vieux, des grands-mères. Ils sont tous plus ou moins infirmes. Certains sont affreux à regarder, ils bavent, ils font sous eux, mais ils n’y peuvent rien. D’autres sont adorables et complètement inoffensifs. Peu importe... nous les tuons, tous.

— Comment faites-vous ?

— Une injection d’un mélange de morphine et de scopolamine." » [Dialogue entre Carla et une infirmière].

 

 

 

Selon moi, ce roman est une approche pour apprendre les différentes périodes de l’histoire et leurs enjeux tout en restant ludique, et une échappatoire, un moyen de s’évader. En effet l’un des défis de l’auteur était de ne pas faire de leçon d’histoire comme on peut en recevoir à l’école et selon moi il le relève très bien. De plus, le sujet de la Seconde Guerre mondiale a déjà été traité par une multitude d’écrivains, il ne fallait donc pas que ce soit redondant. Je trouve également intéressant que l’on voie un même événement dans les différents pays simultanément. Ainsi on voit l’implication politique de chaque pays, avec notamment l’espionnage comme le montre ce dialogue entre deux Américains :

 

« La bombe [atomique] russe était une réplique de Fat Man, celle que nous avons largué sur Nagasaki, dit l’agent spécial Bill Bicks. Quelqu’un leur a donné les plans ».

 

 

Clémence, 1ère année bibliothèques-médiathèques 2012-2013

 

 

 

Ken FOLLETT sur LITTEXPRESS

 

 

ken follett un monde sans fin.

 

 

 

Article de Sophie sur Un monde sans fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Published by Clémence - dans fiches de lecture 1A
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