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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:00

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Keno Don ROSA,
La Grande Epopée de Picsou
Tome 1 : La Jeunesse de Picsou (1/2)
Scénario et dessins : Keno Don Rosa
Traduction de l’appareil critique
Jean-Paul Jennequin
Glénat
Collection Disney Intégrale, 2012



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Journal de Mickey existe depuis 1934. Picsou Magazine depuis 1972. Depuis 78 ans, les Français connaissent les publications de Disney. Pourtant il faudra attendre décembre 2010 pour que Glénat offre une édition plus prestigieuse aux histoires considérées comme des classiques par les connaisseurs. La Dynastie Donald Duck (une intégrale des histoires de Donald Duck et Picsou par Carl Barks) ouvre la voie. En 2011, Glénat sort L’Âge d’Or de Mickey Mouse, une intégrale de Gottfredson, et aujourd’hui La Grande Épopée de Picsou, l’intégrale de Don Rosa. Son premier volume est une histoire de référence pour les amateurs de canards doués de parole : La Jeunesse de Picsou.



Picsou, un canard pas comme les autres

Balthazar Picsou, de son nom original Scrooge McDuck, est la création du scénariste et dessinateur Carl Barks. Il l’utilise pour la première fois en 1947 dans une histoire reprenant Un Chant de Noël de Charles Dickens. On comprend aisément la référence au personnage d’Ebenezer Scrooge dans le nom de cet oncle de Donald Duck. Comme lui, Picsou va comprendre que son aigreur doit cesser et qu’il doit s’ouvrir aux autres. Si aux yeux du grand public Picsou n’est que le canard le plus riche au monde (il est d’ailleurs officiellement le personnage de fiction le plus riche du monde d’après Forbes), il est avant tout pour ses fans un aventurier et un personnage dont l’avarice cache un cœur plus gros qu’il ne veut bien l’admettre.


Trois auteurs marqueront l’histoire du personnage : Carl Barks (son créateur), Romano Scarpa (qui individualisera la branche italienne des histoires de canards), et Keno Don Rosa (qui reprendra l’univers de Carl Barks et marquera le personnage pour avoir écrit sa jeunesse). Nous ne parlerons pas ici de Romano Scarpa car les histoires de Don Rosa reposent presque uniquement sur celles de Carl Barks.



Carl Barks

Après avoir travaillé pour Walt Disney sur l’animation de Donald Duck, Carl Barks part chez Western Publishing pour qui il va créer son personnage le plus célèbre, Balthazar Picsou, mais aussi d’autres  figures connues de Donaldville : Gontran Bonheur, Géo Trouvetou, la sorcière Miss Tick, les vilains Rapetou, le voisin Lagrogne, l'organisation des Castors Juniors à laquelle appartiennent les neveux de Donald, Riri, Fifi et Loulou. Barks pose les bases des récits de Picsou avec de grandes aventures, des énigmes, de l’humour et des valeurs morales.



Keno Don Rosa

don-rosa.jpgIngénieur civil de formation, Keno Don Rosa a grandi avec les comics et les films. Scénariste et dessinateur, il propose l’histoire Le Fils du soleil à l’éditeur Gladstone. Cette première  histoire est déjà ancrée dans l’univers de Barks. Elle reprend en effet un personnage apparu dans un comics de Barks, « Perdus dans les Andes ! ». Gladstone ouvre ses portes à Don Rosa en 1987. Mais en 1989, Disney décide de ne plus restituer leurs planches aux auteurs et Don Rosa part travailler chez Egmont, un éditeur qui publie les licences Disney au Danemark. Leur collaboration durera jusqu’à ce qu’un décollement de la rétine oblige Don Rosa à prendre sa retraite en 2008. Don Rosa est connu pour inscrire ses histoires dans la continuité de celles de Carl Barks. En grand fan de ce dernier, il accepta d’écrire La Jeunesse de Picsou pour Egmont et s’en servira de base pour nombre de ses récits.



La Jeunesse de Picsou

Le concept

Pour écrire La Jeunesse de Picsou, Keno Don Rosa a dû faire un travail de fourmi. L’idée était de retrouver toutes les références au passé du richissime canard que Barks avait pu laisser dans ses 600 histoires. Bien sûr, il n’existait à l’époque aucun logiciel de référencement, et c’est donc un travail d’investigation que l’auteur a entrepris. Il fallait réussir à agencer toutes les anecdotes en un récit logique. Or Carl Barks n'a jamais conçu ses bandes dessinées dans l’idée qu’un jour quelqu’un les unifierait et fait allusion au passé de Picsou parfois pour de simples dialogues humoristiques, à la manière dont un vieillard raconterait une histoire abracadabrante qui lui serait arrivée plus jeune. Le tour de force de Don Rosa va être d’intégrer ces récits loufoques mais aussi de faire le tri. Ainsi, l’auteur conçoit une jeunesse qui reprend ce que le créateur du personnage avait dit, mais délaisse quelques éléments incohérents. Mieux encore, la passion de Don Rosa pour le personnage le pousse plus loin : il va non seulement construire le passé du palmipède mais aussi envoyer un message aux auteurs de Picsou à travers le monde. Dans les récits américains, le meilleur adversaire de Picsou est Gripsou alors que pour les Italiens, il s’agit de Flairsou. Ce dernier est une création de Carl Barks mais il ne l’a utilisé qu’une seule fois. En donnant un rôle à un personnage « italien », Don Rosa ne ne se contente pas de conter une histoire, il crée symboliquement un univers partagé. L’apparition de Flairsou sous-entend en effet que toutes les aventures de Picsou se déroulent dans un même monde ; peu importe le pays de publication. Mais cela reste à nuancer, car si c’est vrai pour « les histoires classiques » où les auteurs reprennent les personnages barksiens, c’est en revanche faux pour les Duck Tales (comics adaptés d’un dessin animé éponyme et utilisant des personnages différents des histoires classiques).

Dans le cœur des fans et celui de l’auteur, La Jeunesse de Picsou va prendre une importance de premier ordre. En effet, après la mini-série de douze épisodes pour laquelle Don Rosa a gagné l’Eisner Award de la meilleure série à suivre en 1995 (l’une des récompenses les plus prestigieuses pour un comics), Keno va écrire des épisodes bis, ter et même quarter qui viendront ajouter des éléments à la saga. Nombre de ses histoires reprendront aussi des éléments de la mini-série pour y faire suite, et enfin il écrira des épisodes où Picsou voyage dans ses rêves et voit comment les choses auraient pu se passer s’il avait fait d’autres choix. La Jeunesse de Picsou est donc au cœur du travail de Don Rosa et elle est devenue la référence pour ses fans.



L’histoire
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Écosse, 1877. Le petit Balthazar  n’a qu’une dizaine d’années quand sa vie s’apprête à changer. Son père lui fait découvrir le château des McPicsou, la fierté d’un clan qui n’est plus. Les McPicsou ont été chassés, le clan s’est dispersé, les richesses d’antan ont disparu. À Glasgow,  les McPicsou sont pauvres, et à dix ans, Balthazar va devoir travailler pour aider sa famille. Ce qu’il ignore, c’est que son père ne s’est pas contenté de lui fabriquer un équipement de cireur de chaussures, il a aussi conclu un marché avec un ami pour que ce dernier arnaque l’enfant. Ainsi, pour la première fois qu’il travaille, Balthazar va puiser jusqu’au bout de ses forces pour faire briller les bottes crasseuses d’un cantonnier. Épuisé, il s’évanouit et trouve à son réveil une pièce dans sa main. Ce dime américain, sans valeur en Ecosse donnera à Balthazar une leçon : celle de toujours rester vigilant. Cet événement va forger le caractère du personnage, mais il va aussi guider sa vie. Balthazar va prendre cette pièce pour un signe et partir faire fortune en Amérique pour redorer le blason de son clan. Le sou fétiche est né et la grande épopée de Picsou commence.

 Don-Rosa-Petit-Picsou-2.pngDon-Rosa-Picsou-et-Goldie.jpg
Douze épisodes, douze époques. Dans chaque histoire, on retrouve Picsou un peu plus vieux de quelques années dans un nouveau lieu. Picsou fait le tour du monde, mais non sans qu’on sache pourquoi. Au début, c’est le besoin de travailler qui le guide. Les années sont dures et forment le jeune garçon. Quand il arrive au Klondike, dans le Grand Nord canadien, Picsou est un jeune homme déjà plein d’expérience. Sous les aurores boréales, il entrevoit un nouveau chemin. Il est en paix avec lui-même et serait prêt à arrêter la course à la richesse qu’il s’est lancé. Et puis, il y a Goldie O’Gilt, cette cane au sale caractère. Cet amour inavoué pourrait tout changer. Mais il faut croire que Balthazar n’a pas droit au bonheur. Un décès va changer sa vie. Au Klondike, Picsou trouve la richesse pour laquelle il a tant travaillé, mais il perd tout le reste. De retour chez lui, le canard a changé. Les années ont passé et il n’est plus l’enfant parti trop tôt du nid. Déjà, l’on sent que Picsou s’est perdu en chemin. Un nouveau décès et c’est le noyau familial qui explose. Balthazar ne voit plus que sa fortune et ce désir incompréhensible d’être le plus riche au monde. Il se détourne de sa famille, de ses principes. Ses sacrifices étaient-ils trop lourds ? Trop nombreux ? L’aventure ne l’intéresse plus. Lui qui ne gardait les pièces qu’il gagnait que pour la valeur sentimentale qu’elles portaient, n’est plus qu’un arnaqueur qui ne vise que le profit. Cette fois, c’est fini. Le peu de famille qui lui restait se détourne de lui. Balthazar est seul et il a tout perdu. Il est trop tard quand il s’en rend compte. Picsou va connaître la solitude.

Mais un jour, alors que Picsou n’est plus qu’un vieillard aigri. Il rencontre réellement pour la première fois son neveu Donald et ses petits neveux Riri, Fifi et Loulou. Ce jour de Noël va faire prendre un tournant à sa vie. Avec cette famille, Picsou retrouve un moteur à sa vie et son goût pour l’aventure. Les enfants sont friands de ses aventures et Picsou découvre qu’il lui  en reste à vivre. La boucle est bouclée, Don Rosa termine sur la première histoire de Picsou par Carl Barks.



Les dessins

Don Rosa ne se contente pas d’écrire une bonne histoire. C’est aussi un dessinateur exceptionnel. Certes, sa mise en page est des plus classiques, mais pour des planches qui comptent en moyenne une dizaine de vignettes, son sens du détail est presque incomparable. Il est en effet très rare qu’une case ne fourmille pas de détails. Chaque revêtement est travaillé, chaque élément du décor est plus vrai que nature. Don Rosa réussi à mettre un nombre effaAent de détails et de gags au second plan sans que les planches paraissent chargées. Avec un sens de la mise en scène qui emprunte à l’animation, les planches de Don Rosa sont d’une grande modernité tout en s’inscrivant dans un schéma narratif barksien. Dernier point fort : les expressions des personnages sont d’une précision impressionnante. Il s’agit peut-être de canards, de chiens et de cochons, mais on sait au premier coup d’œil ce que ressent (voire ce que pensent) tous les personnages visibles dans une image.
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Sans formation de dessinateur, Don Rosa est un autodidacte. Il se sert néanmoins de ses savoirs d’ingénieur civil dans ses planches. Bâtiments, bateaux et autres monuments architecturaux sont plus vrais que nature, et ceux qui ont existé sont quasiment des copies conformes. De plus, Don Rosa s’amuse à cacher de nombreux jeux pour ses lecteurs. Le plus célèbre d’entre eux est celui des D.U.C.K. Ces quatre lettres sont dissimulées dans les couvertures et certaines cases. Elles signifient Dedicated to Uncle Carl from Keno et montrent bien l’attachement de l’auteur pour le maître. Autre célèbre jeu, Don Rosa s’amuse à cacher Mickey Mouse dans ses dessins et souvent le malmène. Ces Hidden Mickey jouent essentiellement sur la forme du personnage (un cactus en forme de Mickey par exemple). Mais beaucoup de jeux ou d’indices laissés par Don Rosa échappent aux lecteurs. Dans la première histoire de La Jeunesse de Picsou, Balthazar croise le fantôme de l’un de ses ancêtres sans le savoir car celui-ci est identique (ou presque !) aux êtres vivants. Don Rosa fait remarquer qu’il avait laissé un indice pour que ces lecteurs devinent qu’il s’agissait d’un fantôme : le personnage est le seul à ne pas avoir d’ombre ! De même, l’auteur s’amuse à faire des gags de répétition visuels subtils avec certains personnages ou encore à utiliser ses outils d’ingénieur pour qu’aucune pièce du coffre de Picsou ne soit de la même taille sans que cela se repère.



Analyse

Inutile de dire que La Jeunesse de Picsou est un exploit technique. Mais au-delà de la performance d’auteur, l’histoire écrite par Don Rosa a bien des qualités. Don Rosa s’inscrit pour ses récits dans la lignée initiée par Carl Barks. Picsou et ses neveux vivent de grandes aventures, voyagent autour du monde, résolvent des mystères et tirent des leçons de leurs périples. À cela, Don Rosa ajoute la construction et l’évolution des personnages. Les relations familiales sont approfondies, les personnages évoluent, et l’on réussirait presque à différencier Riri, Fifi et Loulou. La Jeunesse de Picsou n’échappe pas à ce schéma. Son concept même de raconter la jeunesse d’un personnage est presque un affront à Disney. Les personnages ne sont plus figés dans le temps et dans leur rôle mais naissent, évoluent et meurent. La mort, ce tabou ultime que Don Rosa brisera par un dessin non officiel fait à un fan. Si aucune histoire officielle ne conte la mort de Picsou, Don Rosa a virtuellement fixé celle-ci aux 100 ans du personnage en 1977. Ainsi, on peut facilement deviner si un auteur/dessinateur inscrit son histoire dans l’univers de Barks et Rosa en regardant les décors. Si l’histoire se passe aujourd’hui, elle ne peut s’inscrire dans la logique des maîtres.

 Don-Rosa-mort-de-picsou.gif
Ainsi, La Jeunesse de Picsou est une petite révolution en soi. L’univers Disney se fait plus réaliste et s’inscrit maintenant dans une continuité. Mais Don Rosa n’en oublie pas pour autant les bases. Son récit combine aventure, humour et drame. Si l’approche de Don Rosa est plus moderne que celle de Barks, elle lui reste néanmoins fidèle.



La publication de La Jeunesse de Picsou en France

Don-Rosa-Picsou_Hors_Serie___La_Jeunesse_De_Picsou.jpgEn France, le premier épisode de La Jeunesse de Picsou est publié pour la première fois en mars 1994 dans le Picsou Magazine #266, soit deux ans après sa première publication originale. Il faudra attendre 1998 pour qu’une première intégrale voie le jour. Reprenant le format des Super Picsou Géant, le Picsou Magazine Hors-Série #1 compile les douze épisodes originaux plus les épisodes 6bis, 8bis et 0. Les épisodes bis sont entremêlés aux originaux, respectant ainsi la chronologie des événements mais rompant avec la structure originale de la mini-série. En effet, les douze épisodes originaux commencent toujours par une image des souvenirs de Picsou que sa sœur accumule et permet de voir une évolution du personnage, alors que les épisodes bis commencent par Picsou contant ses souvenirs à ses neveux. Mis à part son introduction s’adressant à des enfants, cette édition répond à toutes les attentes des adultes. Toutes les couvertures originales sont présentes et les solutions au jeu des D.U.C.K sont données. Cette édition de 1998 marquera les esprits : la colorisation et la traduction choisies restent aujourd’hui encore considérées comme les meilleures. En 2005, une nouvelle intégrale au même format sort, mais cette fois-ci en deux volumes puisque Don Rosa a écrit entretemps de nouveaux épisodes bis, ter et quarter. La nouvelle colorisation de cette édition décevra les fans pour qui l’édition de 1998 restera la référence. Quatorze ans après sa sortie, l’édition de 1998 coûte 50 € sur le marché d’occasion. Pour une revue hors-série arborant fièrement « 292 pages, 29 Francs », il y a de quoi faire sourire le richissime canard.



La Jeunesse de Picsou par Glénat

En décembre 2012, Glénat sort le premier volume de son intégrale Don Rosa avec La Jeunesse de Picsou (1/2). Cette édition reprend les douze épisodes originaux uniquement, tous les autres étant prévus dans le deuxième tome de la collection. Glénat  a fait le choix d’harmoniser ses collections en reprenant le format et la maquette de son intégrale Carl Barks. Mais là où le bât blesse, c’est que le format est plus petit que celui de Picsou Magazine et que si cela n’était pas gênant pour Carl Barks, le dessin de Don Rosa en souffre et l’on ne distingue plus aussi bien les détails qu’à l’origine. De plus, Glénat propose une nouvelle colorisation plus réaliste. L’approche est originale et colle au récit mais on perd un peu le charme enfantin de la bande dessinée et certains paysages y perdent en beauté. Par exemple, dans l’édition de 1998, le Yukon était plein de couleurs éclatantes avec des maisons bigarrées et une forêt verdoyante.  Dans l’édition de Glénat, toutes  les maisons sont de couleur bois et la forêt est blanche de neige. Plus embêtant, certains choix artistiques sont malheureux : une colorisation monochromatique du second plan alors qu’il fourmille de détails et de gags, et une gestion des couchers de soleil qui fait non seulement perdre du détail mais aussi tomber dans le pathos pour des scènes particulièrement touchantes.

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Mais l’édition de Glénat compense ses défauts par un contenu additionnel particulièrement riche. En plus du jeu des D.U.C.K et  de l’arbre généalogique de la famille Duck (et de sa version détachable en poster), Glénat propose des bonus inédits avec des commentaires de Don Rosa sur trois pages après chaque épisode. Ces commentaires sont riches en anecdotes et en détails techniques. Ils font porter un regard nouveau sur l’œuvre et sont véritablement la grande force de cette édition par rapport aux précédentes.



Conclusion

La Jeunesse de Picsou est une œuvre majeure dans l’univers des canards Disney. Loin d’être une histoire uniquement pour enfant, ce récit est vraiment « tout public » dans le sens où enfants et adultes y trouveront de l’intérêt. Une véritable édition « en librairie » était attendue des fans depuis des années et Glénat a fini par répondre à l’appel. Cette première édition « de qualité » n’est pas parfaite, notamment à cause d’une colorisation décevante, mais les contenus additionnels mettent en valeur le récit et le travail fait par Don Rosa. Que l’on connaisse ou non l’univers de Donald et Picsou, il serait dommage de passer à côté d’une œuvre aussi magistrale.


Jérome, AS édition-librairie

Pour aller plus loin :

 Comparatif des éditions de Glénat et Picsou Magazine HS #1

Podcast sur la Jeunesse de Picsou (critique avec spoilers)

 

 


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Published by Jérôme - dans bande dessinée
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commentaires

sur le résultat du Kéno 10/05/2016 18:15

Super bouquin ! J’ai toujours aimé les aventures de Donald ! Il est chouette avec son accent de canard. Et le fait d’être avec Keno Don Rosa et l’oncle Picsou c’est encore mieux !

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