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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 07:00

Kim-Dond-hwa-la-mal-aimee.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KIM Dong-hwa
La mal aimée
Traduction
Kette Amoruso
Casterman
Collection Écritures, 2008
Réédition 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kim Dong-Hwa est né à Séoul le 10 novembre 1950. Il commence sa carrière à l'âge de 25 ans en faisant des illustrations animalières principalement pour les enfants. La qualité de ses dessins lui permet de se faire connaître auprès de nombreuses maisons d'édition.

C'est aujourd’hui un manhwaga, manhwa étant le terme que l'on utilise pour parler de la bande dessinée coréenne. En Corée, il est considéré comme l'un des auteurs les plus talentueux de sa génération et le créateur d'une BD adulte notamment grâce aux thèmes qu'il aborde.

En France, il s'est fait connaître avec La Bicyclette rouge publiée en 2005 chez Paquet. Cet ouvrage a reçu le Grand Prix de la critique de l'ABCD.

Mais c'est avec Histoire couleur terre, que l'auteur acquiert une grande renommée.



Quelques mots sur la collection

La collection Écritures a la particularité d'accueillir des auteurs du monde entier ayant des qualités narratives originales. Elle fait connaître de nouveaux créateurs talentueux et publie des traductions d’œuvres étrangères qui se distinguent par leur forme, leur style d'écriture...

Cette collection de l'éditeur Casterman met en avant des bandes dessinées en noir et blanc dans un format novateur.

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Présentation de l’œuvre

La mal aimée n'est pas une série, maisun one shot comprenant plusieurs histoires courtes. Ce concept s'oppose à celui des séries à plusieurs tomes, bien connues dans les mangas.

Ce recueil est divisé en onze histoires courtes. Elles sont de véritables hymnes à l'amour, à la nature et surtout à la femme. L'auteur présente la vie de femmes dans la Corée traditionnelle d'autrefois principalement caractérisée par un ancrage dans le confucianisme.

Il met en avant les paysages somptueux, les arbres en fleurs, la douceur des saisons et les maisons traditionnelles.

Les thèmes récurrents chez Kim Dong-Hwa se retrouvent dans ce recueil. Il fait allusion à la naissance de la sexualité chez l'enfant, aux premiers sentiments amoureux, à la célébration de la féminité et aux traditions bien marquées. Par exemple, au chapitre 1, « Chagrin d'enfance », il met en scène un enfant qui entre tout juste dans l'adolescence et tombe sous le charme d'une femme alors qu'elle s’apprête à se marier. Il nous montre tout le cheminement de sa pensée : ce garçon s'imagine déjà père et devant assumer des responsabilités.

Au chapitre 11, l'auteur met en scène un jeune couple. L'homme promet un jour à sa femme de lui acheter des chaussures brodées en rentrant du marché le lendemain pour lui prouver combien il l'aime. Alors qu'il tarde à rentrer et que sa femme l'attend, trois hommes viennent annoncer à la jeune femme la mort de son mari, une bande de brigands l'a tué. Ils lui remettent alors la paire de chaussures qu'il serrait fort dans ses mains.

Elle est plongée dans un grand désespoir et pour couronner le tout, ses parents lui annoncent qu'elle doit quitter sa maison et se remarier pour ne pas rester seule et veuve. Désemparée, elle part se suicider avec aux pieds, les chaussures brodées de son mari.

En effet, certaines histoires sont légères, douces et gaies alors que d'autres, en opposition, sont tragiques.

À travers ses récits l'auteur met en avant la complexité des sentiments, tout en montrant la beauté de la fidélité et de l'amour entre les personnages. Il n'utilise comme personnages principaux que des femmes à l'exception d'un chapitre. Ce sont des femmes mariées, célibataires,veuves, jeunes ou moins jeunes.



Pour ne pas déroger à la règle de la collection, La mal-aimée est entièrement en noir et blanc. Les illustrations sont épurées et délicates. Dans cette œuvre rien n'est laissé au hasard. On peut ressentir toutes les émotions et les sensations telles que le vent avec les feuilles qui volent et le soleil qui brille.

On retrouve dans l'expression des personnages des éléments propres aux mangas comme par exemple les codes graphiques lorsque les personnages se mettent à crier mais ce manwha se distingue assez bien des mangas « traditionnels ». Les paysages sont de véritables tableaux artistiques, ils prennent souvent une double page. Cette façon de mettre en avant le décor permet à l'auteur de nous plonger dans le récit et dans la beauté des lieux. Les tracés sont toujours délicats et fins.

L'auteur nous présente une Corée ancienne avec ses nombreuses traditions et coutumes très ancrées dans la vie des Coréens. C'est un véritable hommage à son pays que l'auteur rend ici à travers la nature mais également les expressions qu'il utilise et qui sont expliquées sous la vignette. Par exemple lorsqu'un personnage dessine sur un pan de vêtement des canards mandarins, la note nous explique qu'en Corée ces canards symbolisent le bonheur conjugal et que le caractère sur le fond signifie « mariage ».

On remarque également que les fleurs sont omniprésentes dans les récits qui portent leurs noms. Des chapitres comme « les balsamines », « les iris », « le pissenlit », « l'alcool de fleurs », « les roses sauvages » font un éloge de ces fleurs tout en mettant en scène une histoire à travers des personnages.

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Mais alors pourquoi ce titre : La mal aimée ?

L'auteur explique en introduction que ce terme n'a pas une connotation forcément négative. En effet, lorsqu'il était petit il appelait la mal-aimée cette jeune fille qu'il dessinait et qu'il trouvait si belle : « Autrefois, cette expression désignait aussi bien l'objet de notre amour que son contraire ». L'auteur a écrit ce recueil en pensant à toutes les « mal-aimées » qui ont croisé son enfance.



Mon avis

Je ne pensais pas au premier abord apprécier la lecture de ce recueil car je préfère les histoires longues. Mais j'ai été agréablement surprise car ce recueil met en avant tous les sentiments humains, je me suis donc laissé porter par les différents récits. J'ai beaucoup aimé même si j'étais un peu frustrée que certains histoires ne se poursuivent pas.

Les images sont douces et belles, et nous montrent toute la beauté d'une Corée en fleurs.



Lydie, 2ème année Bibliothèques

 

 

 


Kim Dong-HWA sur LITTEXPRESS

 




Article de Pauline sur Histoire couleur terre

 

 

 

 

 

Kim-Dong-Hwa-La-Bicyclette-rouge.gif

 

 

 

 

Article de Lory sur La Bicyclette rouge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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