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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:00

Exposition à la Médiathèque de Gradignan

Lire en Poche 2012

Laboiteanouvelles.jpg

 

La Boîte à Nouvelles est une exposition retraçant l’histoire du genre de la nouvelle. Elle a été installée dans la médiathèque de Gradignan lors de la dernière édition du salon Lire en Poche. Cette exposition a été créée à l’initiative d’une maison d’édition paloise,  L’Atelier In8, spécialisée dans la publication de fictions courtes. Selon les dires de l’éditrice, créer cette exposition est un moyen de mettre en avant un genre peu réputé en littérature. C’est aussi une manière de promouvoir leur édition et d’avoir une plus grande reconnaissance. L’exposition a donc été présentée à Gradignan durant deux mois et de nombreux visiteurs ont eu la chance de découvrir ce petit aperçu d’un genre trop peu souvent mis en avant.



Décomposition de l’exposition

Se composant de dix kakémonos, l’exposition développe différents thèmes.

Le premier kakémono est une introduction à la nouvelle qui présente sa définition et son étymologie. Les trois suivants mettent en avant l’histoire de la nouvelle à travers différentes périodes : sa naissance et différence avec les contes, son âge d’or avec sa diffusion par la presse et les grands maîtres puis la nouvelle contemporaine, les grands auteurs du XXIe siècle. Le cinquième kakémono va plus en profondeur en présentant une des grandes théories du genre de la nouvelle : la théorie de l’effet. Vous pourrez découvrir ensuite trois registres abondamment utilisés par les nouvellistes : le fantastique (le surnaturel), le réalisme (écrire sur et à propos de la société) et le policier, le noir (exploiter une intrigue noire en très peu de pages). Enfin, l’exposition vous propose un tour du monde en deux panneaux afin de vous donner tous les grands noms du genre à travers chaque continent.

boite-a-nouvelles-02.JPG 

 

L’exposition évolue également en fonction des retours du public, puisqu’elle est maintenant proposée en Version 2 avec une borne numérique qui propose donc différents contenus multimédias artistiques et ludiques. Dans un souci pratique, la borne multimédia propose directement le quizz, les lectures de nouvelles et la bibliographie. On peut retrouver ces documents en version papier, mais la borne numérique permet une réelle autonomie de l’exposition qui n’a plus besoin de mobiliser une personne pour vérifier que tout se passe bien. Le public va aussi plus facilement de nos jours vers des formes numériques et petits et grands prennent ensemble plaisir à naviguer sur la borne.



Pourquoi nous avons aimé cette exposition

Nous avons aimé cette exposition car nous avons trouvé que c’était une bonne manière de s’initier et d’en apprendre plus sur la nouvelle. De plus, la charte graphique est vraiment très agréable : des couleurs chaudes et de l’humour (une mini-jupe pour représenter le côté court des ouvrages, par exemple). C’est une démarche vraiment idéale pour attirer des lecteurs différents vers ce type d’ouvrages, sans insister lourdement sur les classiques tels que Maupassant mais sans pour autant les oublier ni renier cet héritage culturel. Les différentes formes de supports proposés incitent le public à interagir avec l’exposition en écoutant des nouvelles lues ou même en participant aux activités proposées en parallèles.

Si l’occasion se présente pour vous lors du passage de l’exposition dans la région en 2013, n’hésitez pas à ouvrir cette « boîte » qui n’entraînera que des plaisirs et d’agréables découvertes !!

 

logo-in-8.jpg

 

Interview de l’éditrice Josée Guellil

 

 

Comment avez-vous eu l’idée de cette exposition ?

Cette exposition est issue de deux constats : d'abord, la nouvelle est un genre qui a mauvaise presse en France, ce qui représente pour nous une opportunité (les gros éditeurs ne s'y intéressent pas plus que ça, donc il y  avait "place" pour un petit éditeur en création) et une difficulté (convaincre les lecteurs de lire/acheter des nouvelles). Ensuite, nos éditions ayant vraiment démarré en 2005, nous les avons petit à petit centrées sur ce genre littéraire. Nous nous sommes développés, professionnalisés, avons gagné en notoriété, pris une place sur le marché. En 2010, nous avons délégué notre diffusion-distribution à un acteur intervenant au niveau national (Pollen). La structuration de la diffusion première, c'est-à-dire la diffusion de nos livres via le circuit commercial librairie était faite. Nous avions le temps et l'énergie de passer à l'étape d'après, et pour nous, naturellement, cette étape, c'était : convaincre les lecteurs... Nous avons songé aux réseaux de lecture publique et événements. Le but : intéresser le lectorat, faire connaître la nouvelle en général et nos éditions en particulier auprès d'eux, sans faire concurrence aux libraires, mais en complémentarité.



Comment est né ce projet concrètement ? Avez-vous dû créer les panneaux vous-même, ou faire appel à des partenaires et des intervenants particuliers ?

L'idée d'exposition s'est donc imposée presque spontanément, car nous savions que c'était là un support que les bibliothèques et salons utilisent amplement. Nous pouvions également nous appuyer sur une matière, un contenu, mis au point par nos soins et consacré à la nouvelle, préalablement publié sur un site www.liredesnouvelles.com.  (Ce site avait pour objet de faire connaître notre « spécialité » autour de la nouvelle, sachant que rien dans le nom de nos éditions n'indiquait ce tropisme éditorial).

Notre entreprise s'appuie sur des graphistes qui pouvaient concevoir les panneaux en interne, les imprimer, ce qui devait limiter les coûts de développement, etc.

Enfin, l'idée de l'exposition pour nous, dès les débuts, a été de dépasser la proposition classique « panneaux didactiques sur le genre »... Étant éditeurs, nous avions possibilité d'augmenter la proposition d'une foule de contenus destinés à « donner à goûter/faire l'expérience de la nouvelle ». Par exemple : donner à entendre de la nouvelle (nous avons fait enregistrer 27 micronouvelles par des comédiens, un audiolivre disponible en zapping via des lecteurs MP3 aux visiteurs qui découvrent l'expo), proposer d'en lire (notre fonds nouvelles, mais aussi une bibliographie de 52 pages qui propose tout un catalogue français et étranger, nouvelles du XIXe siècle à nos jours, nouvelles pour les enfants, parcours thématiques, etc.), donner à rencontrer (organiser des rencontres d'auteurs de nouvelles en bibliothèques, des lectures spectacles ou lectures concerts), donner à écrire (organiser des concours d'écriture), donner à jouer (un quizz pour les scolaires qui visitent l'expo), etc.

L'expo est désormais développée en [Version 2] avec une borne numérique associée.



Qu’est-ce que cela représente pour vous en termes de coût et de temps de travail ?

Beaucoup de temps.... nous n'avons pas compté... Temps en création graphique, en développement numérique, en communication, en comptabilité, en logistique...

En coûts externes, pour la création des contenus, environ 7000 €, auxquels il faut rajouter 23 000 € d'achats de fournitures à ce jour pour huit expositions conçues.



Vous êtes-vous occupée des différents supports présents  pour cette exposition ?

Oui, sur la conception et le fonds. En revanche, pour la réalisation, je me suis appuyée sur les ressources internes (graphiste, développeur numérique, etc.) et externes (production audio, logistique).



Est-ce un gros investissement pour la maison que de proposer l’intégralité de votre fonds, à lire sur place ou alors à emporter ?

Non, finalement, c'est ce qui nous coûte le moins cher ! car notre fonds existe, il existait avant que l'exposition n'existe... Nous ne prélevons qu'un exemplaire de chacun de nos titres, tirés à 1000 ou 1200 ex, pour chaque exposition...



Avez- vous pour cette exposition, des partenaires, des aides financières … ?

Pas d'aide financière. En revanche, des aides à la diffusion de l'info, de la part des agences régionales qui ont bien relayé l'info auprès des réseaux de lecture publique (ECLA, CRL Midi Pyrénées), et des relais Presse (Livres Hebdo).



Qu’est-ce que cela vous apporte pour la maison d’édition ? (de la communication, des ventes ?)

Oui, les deux : plus de notoriété pour notre maison d'édition et nos livres, auprès des professionnels (bibliothécaires notamment) comme des particuliers (visiteurs de l'exposition), et qui dit notoriété et visibilité, pour nous, dit ventes ensuite (en librairies).



Avez-vous eu des retours de professionnels et du public ?

Oui, ils sont très très positifs. L'expo a ceci d'intéressant justement qu'elle est multisupports, ce qui est rare et attrayant. Le graphisme est très réussi et attire l'attention. Deux bémols : le fait qu'intuitivement les visiteurs ne vont pas forcément écouter les micronouvelles sur MP3 car ils n'en ont justement pas l'habitude – la borne numérique résout en grande partie ce problème – et de nombreux établissements scolaires aimeraient recevoir l'exposition mais en raison du matériel fourni, nombreux et high tech, les coûts d'achat/location sont trop importants pour eux, il faudrait qu'ils soient pris en charge par d'autres institutions.



Est-ce important pour l’image de la maison d’être à l’origine d’une telle manifestation ?

Nous ne sommes pas à l'origine de la manifestation... L'exposition peut se greffer sur 1000 événements. Ce fut le cas avec LEP, notamment parce que la nouvelle a un lien avec les petits formats poches....



Est-ce la première fois que L’Atelier In8  participe à un événement d’envergure régionale ?

Non... Nous participons à de nombreux salons... Exposons au salon de Paris depuis cinq ans, sommes invités/programmés pour des mises en avant ou des lectures au salon de Bordeaux (Escales du livre 2012 par exemple, salon polar de Pau Un Aller retour dans le noir, etc.)



À qui destinez-vous cette exposition ? Aux amateurs de littérature, et de nouvelles ou aux néophytes ? 

Tout le monde y trouvera matière ! Les supports, variés, constituent des invitations à différents publics :

 

  • exposition 10 panneaux : pédagogique. Pour les néophytes, les professionnels, les scolaires,
  • audiolivre : pour les curieux, amateurs ou spécialistes, les malvoyants...
  • bibliographie : pour les néophytes séduits ou les spécialistes qui veulent aller plus loin,
  • fonds livres : pour les gourmands lecteurs ou les petits lecteurs justement, réticents aux gros livres,
  • concours de nouvelles : pour ceux qui veulent s'essayer à l'écriture, etc.




Où  a-t-elle été présentée ? Où sera-t-elle présentée ?

Déjà présentée :

  • BDP de l'Aude (Région Languedoc Roussillon) - Acquisition / itinérance dans le département depuis février 2012,
  • Gradignan (Région Aquitaine) : Médiathèque et Festival Lire en poche - Location / août-octobre 2012,
  • Bayonne (Région Aquitaine) : Médiathèque municipale - Location / mai-juin 2012,
  • BDP de l'Essonne (Région Île-de-France) - Acquisition / itinérance dans le département depuis août 2012.


À venir

  • Tournefeuille (Région Midi-Pyrénées) : Médiathèque municipale - Location / Février-Mars 2013,
  • BDP des Pyrénées Atlantiques (Région Aquitaine) - Acquisition pour itinérance,
  •  BDP de Gironde (Région Aquitaine) - Acquisition pour itinérance,
  • BDP de Mayenne (Région Pays de la Loire) - Acquisition pour itinérance,
  • BDP des Yvelines (Région Île-de-France) - Acquisition pour itinérance,
  • Carquefou (Région Pays de la Loire) : Médiathèque municipale - Location / Octobre 2013.

 

 

Chloé et Margaux, 2ème année Édition-Librairie.

 

 

 


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Published by Chloé et Margaux - dans Nouvelle
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