Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 07:00

La littérature bulgare reste assez méconnue en France. Très peu d’éditeurs la publient. Elle a donc une très mauvaise visibilité européenne. Néanmoins, cette littérature est riche, elle a su s’exprimer malgré les différentes formes d’oppression dont elle a été victime. Nous allons donc étudier la nouvelle bulgare, sa place dans la littérature et comment elle a pu émerger dans une société opprimée ainsi que les auteurs majeurs.

 

 

 

La place de la nouvelle dans la littérature bulgare.

Yordan YovkovHistorique de la littérature bulgare.

Le sentiment d’appartenance au peuple bulgare est mis à mal par les dominations étrangères – byzantine de 1018 à 1187 puis ottomane de 1396 à 1878 – puis par les deux guerres balkaniques et les deux guerres mondiales. Les différentes dominations étrangères ont freiné le développement culturel bulgare et isolé la Bulgarie de l’Europe ; ainsi elle n’a pas connu les mouvements classiques comme la Renaissance. Suite à cette grande confusion, un conflit a opposé les « Anciens » aux « Jeunes ». Les « Jeunes » veulent rattraper le temps perdu à cause des oppressions pour pouvoir s’accorder à la littérature européenne. Les « Anciens », eux, ont peur de perdre la bulgarité qui leur était propre et accusent les « Jeunes » de vouloir simplement imiter les autres littératures afin d’avoir un public international. Ce conflit est à la fois esthétique et idéologique ; c’est le libéralisme contre l’authenticité bulgarité. Cette nouvelle génération représente « la rupture par l’écriture et dans l’écriture » (Marie Vrinat-Nikolov). Cependant, l’européanisation est importante dans les deux camps ; en effet, elle est associée directement à la modernité, la recherche et l’expérimentation en littérature. La poésie annonce ce changement vers une littérature plus moderne.

L’évolution culturelle en Bulgarie se fait majoritairement fin XIXème – début XXème siècle ; c’est en quelque sorte le renouveau culturel du pays. Après la chute de l’empire ottoman, le devoir de mémoire et la nostalgie ont influencé, pendant très longtemps, la littérature. Les auteurs se battent pour avoir une littérature qui leur soit propre, une littérature d’idées. Les auteurs ont ensuite voulu rassembler l’étranger et le national, d’autant plus que, pour certains auteurs, il n’existait pas de réelle littérature en Bulgarie. Après 1989, on assiste une pluralité et une diversité des écrits ; c’est à ce moment-là que le renouveau se fait plus fort.

 « En à peine un siècle, la littérature bulgare a connu modernisme et post-modernisme. » Marie Vrinat-Nikolov.


Les formes brèves

Au Moyen-Âge, les textes hagiographiques, apocryphes et panégyriques étaient déjà relativement courts. À la fin du Moyen-Âge jusqu’à la première moitié du XIXème siècle, on trouve de nombreux recueils mixtes concentrant des textes traduits qui sont de plus en plus originaux et profanes. La littérature orale a également une place importante, notamment au travers des chants populaires rituels, des chants des haïdouks transmettant les mythes stimulés par le Réveil National (1762 - 1878) qui correspond à une prise de conscience identitaire. La forme brève était donc déjà existante dans la prose bulgare écrite originale ou traduite.
izbrano-ivan-vazov-tom-i.jpg
Les récits courts se fondent sur la tradition et s’appuient sur un apport étranger transmis par la traduction, pour ensuite être adapté et « bulgarisé » (avec l’ajout des mythes bulgares). À partir des années 1860, les premières œuvres bulgares en prose apparaissent sous la forme de textes courts ou de taille moyenne. Contrairement à la littérature française qui distingue deux types de récits, le roman, œuvre longue et la nouvelle, œuvre courte, la littérature bulgare distingue trois types de récits : le romans, le povest et le razkaz. Les povesti, aussi appelés formes moyennes, s’apparentent aux romans par leur structure (plusieurs intrigues, récits enchâssés, visée réaliste). Ce genre d’écrit apparaît avant le roman et le razkaz. Le terme roman est apparu à la fin des années 1880 grâce à l’ouverture de la Bulgarie sur le monde extérieur. Yvan Vazov est le premier écrivain à revendiquer ce genre. Le razkaz est un récit encore plus court que le povest, là où ce dernier fera environ 80 pages, le razkaz n’en fera qu’une vingtaine.

Le récit est un genre très apprécié en Bulgarie à partir des années 70. Yordan Raditchkov est un auteur important dans la littérature bulgare notamment parce qu’il fait le lien entre la tradition orale et écrite. Il oppose d’un côté la vie moderne – vie sans moeurs, sans morale, sans rapport social – et la vie traditionnelle – avec l’authentique bulgarité pas encore souillée par l’étranger, l’importance de la tradition. L’étranger fascine et effraie mais il pousse tout de même la Bulgarie à exporter sa littérature. De son côté, Guéorgui Gospodinov impose le roman en 1999 et la nouvelle en 2001, avec une nouvelle esthétique. Il reste détaché de la bulgarité et pour cela, il utilise beaucoup l’humour. Gospodinov fait partie de la nouvelle génération d’écrivains bulgares, nouvelle génération qui intègre une esthétique nouvelle, un recul par rapport à la tradition, une importance du quotidien et le « moi » est au centre du récit, peut-être une forme de liberté après tant d’années d’oppression.



Entretien avec Marie VRINAT-NIKOLOV,

traductrice majeure de la littérature bulgare.


Marie-Vrinat.jpg
Marie Vrinat-Nikolov travaille en étroite collaboration avec les auteurs qu’elle traduit et ce depuis qu’elle a commencé la traduction en 1985. Ils se rencontrent pour pouvoir faire la meilleure traduction possible. Elle a été agréablement surprise car les auteurs sont en général très accessibles et coopérants. Elle est devenue amie avec de nombreux auteurs qu’elle a traduits. L’écrivain est, selon elle, là pour construire un rythme de phrase. C’est pourquoi elle tient à parler avec les auteurs, à leur poser des questions,  de manière à entrer dans leur optique de travail et dans leur écriture.

 

Photo Vladislav Nikolov

 

Le premier texte qu’elle a traduit a été la nouvelle « L’Herbe folle », de Raditchkov, qui était un texte très difficile. Elle s’oriente surtout vers la nouvelle génération d’écrivains et le travail de la langue. Elle bataille contre la réécriture des textes et voudrait que l’on se dise que ses traductions ne sont pas ses propres textes mais bien le texte et l’écriture de l’auteur. Nous avons eu la chance de pouvoir avoir un entretien téléphonique avec elle.



D’où vous est venu cet intérêt pour la littérature bulgare ?

J’ai eu une chance extraordinaire car à treize ans, mes parents ont pris en stop un couple de Bulgares et les ont invités à venir chez nous. Ça a été comme une révélation, j’ai été touchée par la langue, par sa musicalité et j’ai voulu la parler. Le couple bulgare a été très touché par cet intérêt et m’ont envoyé un livre pour apprendre la langue. J’ai ensuite voyagé en Bulgarie en 1975 puis en 1978 ; maintenant j’y retourne assez souvent. J’ai poursuivi mes études dans les lettres classiques. À la mort de ma soeur, la culture bulgare a été un véritable refuge.


Côté traduction, j’en faisais déjà beaucoup, notamment en latin et en grec à l’école et au lycée. En 1985, une professeur de bulgare m’a demandé de traduire un texte. Il aura fallu neuf ans pour publier ce livre. Il est très dur de travailler avec les éditeurs car leur temps de réponse est très long, si jamais ils répondent.



Avec quelles maisons avez-vous travaillé ?

Peu d’éditeurs ont accepté de travailler avec moi car ils sont très durs à convaincre et comme ces livres n’étaient pas des succès commerciaux, je ne travaille plus avec la plupart d’entre eux.
Guergui-Gospodinov-Un-roman-naturel.gif
Le premier éditeur avec qui j’ai pu travailler était L’Aube, spécialisé en littérature chinoise. J’ai pu travailler avec Phébus sur Un roman naturel [de Guéorgui Gospodinov], mais c’était un succès d’estime et non un succès commercial. On a pu vendre entre 1000 et 1200 exemplaires. J’ai publié un texte chez  Intervalles, et chez L’âge d’Homme. En ce moment, je travaille avec  Aden, une maison qui fait beaucoup de littérature. Quand j’aime un texte et que je veux qu’il soit traduit, en général, je l’envoie à de nombreux éditeurs. Quand un texte me plait, c’est souvent pour sa langue et moins pour son contenu, mais j’essaie toujours de traduire des textes un peu plus populaires comme 18% Gris.

18--gris.gif

La maison L’Esprit des Péninsules n’existant plus, connaissez-vous des maisons d’édition françaises voulant relancer la production de textes d’origine bulgare, notamment des nouvelles ?

Ce travail a d’abord été facile, puis s’est compliqué avec le temps. Connaissant Éric Naulleau, j’ai pu travailler avec lui. Puis il a voulu se mettre lui-même à la traduction, mais il ne parlait pas bien bulgare et sa femme bulgare ne parlait pas bien français. Ils n’arrivaient pas à retranscrire la poétique des textes. Nous avons eu quelques désaccords par rapport à certains textes où les images n’étaient pas bien traduites. Après trois ou quatre recueils, nous avons cessé toute collaboration, et j’ai changé d’éditeur.



Pouvez-vous nous renseigner sur les nouvellistes bulgares importants, contemporains ou classiques, leurs idées et leur esprit ?

Il y a peu de traduction de nouvelles bulgares. Les grands auteurs que l’on considérer comme « classiques » sont Yovkov (publié chez l’Esprit des Péninsules), avec Les Gens du balcon. Il y a aussi Yordan Raditchkov, avec Concertos pour phrase et Guéorgui Gospodinov, avec L’Alphabet des femmes (chez Arléa – n’est plus publié).

La nouvelle bulgare est née de la traduction des œuvres bulgares.



Dans la préface du recueil des Belles Étrangères, 14 écrivains bulgares, que voulez-vous dire par « le verbe cimente la nation » ?

Le terme « verbe » est ici utilisé dans le sens biblique du terme, c’est la parole écrite, la langue. Cela fait référence à la manière dont la littérature s’est créée. Au départ, on a le vieux slave qui est parlé et compris dans tout les pays slaves, mais cette langue n’est qu’orale, jamais écrite. Pour une raison d’évangélisation des pays slaves, on envoie Cyril qui met en place un alphabet glagolitique, puis apparaît le cyrillique. Les évangiles sont alors traduits en slave. Ensuite, on a la rencontre des disciples de St-Cyril et Méthode, à un moment propice de l’Histoire. En effet, on a alors des pays avec beaucoup de paganismes différents séparés en trois ethnies différentes, chacune ayant sa propre religion païenne. Elles se sont alors unifiées. Cela a permis de créer une littérature (au départ religieuse), de créer un ciment qui a homogénéisé la nation.
alphabet-glagolitique.gif

 

 

 

Fiches de lectures.
   
Nous avons étudié deux recueils de nouvelles et ce de deux manières différentes : tout d’abord, nous avons analysé la façon d’écrire de Yordan Raditchkov dans Les Récits de Tcherkaski, puis nous nous sommes penchées plus particulièrement sur les différentes nouvelles composant L’Alphabet des femmes de Guéorgui Gospodinov.

Yordan-Raditchkov-Les-recits-de-Tcherkaski.gif
Les récits de Tcherkaski, Yordan RADITCHKOV

Dans ce recueil de nouvelles, ou plutôt comme le définit le titre, ces récits des habitants de Tcherkaski, Yordan Raditchkov nous entraîne dans un monde à part.


Ce nouvelliste bulgare a pendant longtemps été considéré comme intraduisible et critiqué car il ne répondait à aucune forme, aucune catégorie déjà connue de la littérature bulgare. Au moment où paraissent ses premiers récits, la Bulgarie ne connaît en littérature que le réalisme socialiste, c'est pour cette raison que Raditchkov a autant choqué à ses débuts avec sa fantaisie très éloignée de la réalité. Pourtant, il est rapidement devenu un auteur incontournable, « un phénomène » dans la vie culturelle bulgare, d'autant plus qu'il reprend dans sa prose et dans son style la tradition orale des contes avec une écriture rythmée, riche en images, en symboles et en mythes.

Par son style simple, dépouillé et expressif, Raditchkov invite le lecteur à voir le sublime, le fantastique dans le banal et le dérisoire à l'aide d'un regard naïf. Il déforme la réalité et tout semble dépourvu de sens. Cependant, ses écrits sont pleins d'humour et d'ironie qu'il fait ressortir en déformant la nature de l'homme. Néanmoins, la naïveté ne permet pas seulement de voir du sublime dans le banal, elle permet aussi de dénoncer la société contemporaine, le pouvoir. On le considère comme un grand auteur humaniste qui aime les hommes et est intrigué par leur nature. Pour lui, « l'âme du peuple connaît la souffrance. L'humanisme, c'est de connaître la souffrance. » La compassion est primordiale dans ses écrits d'autant plus qu'il sait qu'elle devient de plus en plus rare chez les hommes. La nostalgie est également très forte. Il nous conte une période où la magie existait, la magie du quotidien, aujourd'hui détruite par la consommation et l'importance du matériel.     Le monde moderne riche en objets ne nous permet  plus d'utiliser notre imagination. « La pauvreté matérielle engendre une richesse imaginaire. » C'est pour cela que ses récits sont si originaux, on est face à un monde avec des créatures fantastiques, des superstitions et tout paraît alors logique. Il éclaircit des événements quotidiens avec une explication incohérente mais qui pourrait être valable dès qu'on accepte de se plonger dans son monde. Ainsi, dans la nouvelle « Tue la mouche », Raditchkov nous explique pourquoi l'homme, dès qu'il voit ou entend une mouche, cherche à tout prix à la tuer.

 « Il faut croire qu'en laissant cet insecte s'envoler de Sa main, Il a dans le même temps donné cet ordre à la création : « Tue la mouche ! », car nous n'avons depuis lors eu de cesse de l'exterminer. »

Les animaux y ont le même statut que l'homme si ce n'est que celui-ci est doté de la parole. La parole a une place importante au coeur des nouvelles car elle permet aux héros de trouver une échappatoire à une situation embarrassante et anormale. Plus les héros sont dans l'embarras, plus leur parole est délirante et fantaisiste. Parler est une arme contre l'ennui, l'angoisse, l'incompréhension, c'est pour cela qu'on retrouve de nombreux récits enchâssés. Marie Vrinat-Nikolov dit avoir compris que cet auteur donne une âme à chaque mot, il s'en empare, et c'est pour cela qu'il est si difficile de le traduire.


Gospodinov
L’Alphabet des femmes, Guéorgui GOSPODINOV.

Guéorgui Gospodinov est un auteur bulgare né en 1968. C’est un des auteurs les plus populaires de la jeune génération d’écrivains bulgares. Il a reçu plusieurs prix nationaux.

Ce recueil compte 22 nouvelles, entre anecdotes, tranches de vie et histoires à la frontière du fantastique. L’auteur joue aussi bien avec les mots qu’avec le lecteur. Une fin inattendue, un personnage incongru, une rencontre insolite, plus rien ne peut nous surprendre chez lui. La traduction laisse parfaitement transparaître son jeu d’écriture, sa mélodie, ses saveurs, ses couleurs. Les points de vue varient entre les nouvelles ; parfois on connaît le nom du personnage principal, parfois il reste un sombre inconnu. Nous allons donc présenter quelques nouvelles de ce recueil.
 
 « Les états d’âme d’un cochon le jour de Noël »

Dans cette nouvelle, le personnage principal est un cochon, ou du moins son âme. En effet, c’est encore une tradition dans les campagnes bulgares que de tuer un cochon pour Noël. Perchée sur un arbre, cette âme de cochon observe son corps couvert de sang alors que les bouchers s'apprêtent à faire cuire ses oreilles dans la cendre.

 « C’est le premier amuse-gueule, et donc le meilleur » p. 100

L’âme de ce cochon va ensuite nous faire part d’à peu près tout ce qui lui passe par la tête, ses sentiments – bizarrement non-violents – pour les bouchers, son destin – Enfer ou Paradis, bien qu’elle penche plus pour la descente en Enfer – avant de quitter la Terre, de s’envoler.


 «Pivoines et myosotis»

Un homme, une femme, une salle d’embarquement. Ils se connaissent depuis quelques heures et trois cafés. Des inconnus qui s’inventent des souvenirs communs, des bonbons déposés dans une boîte aux lettres, une nuit terrifiante dans un monastère, un emménagement, une jambe cassée. Puis un vieillard, on devine qu’il s’agit du même homme, cinquante ans plus tard, toujours à l’aéroport, hésitant à retourner chez lui, auprès de sa femme.
 

 « Le troisième »

Elle se sent observée. Un oeil qui ne la quitte pas, qui l’observe sans arrêt. Durant des jours, des semaines, elle n’ose pas en parler à P., son mari, qui se moquerait d’elle. Elle voit cette chose plus comme un oeil que comme un homme, blanc et gluant. Puis au milieu de la nuit, elle se rend compte qu’il est entré en elle. P. ne comprend pas, elle oui. Bientôt, ils seront trois.


 « L’alphabet des femmes »

Quand Wilhelm retrouve Vilhelm, l’amant des lettres. On ne le sait pas encore, mais les lettres – de l’alphabet – sont les éléments centraux de la nouvelle, en plus des femmes. Ce sont ces passions qui vont réunir les deux hommes, forçant « Double V » à prendre contact avec « Simple V », l’écrivain, pour lui faire écrire son histoire. Tout commence avec des biscuits en forme de lettres, confectionnés par la mère de « Double V ». Puis, avec son premier amour, Anna, démarre une étrange quête, le projet de sa vie. Ce qu’il veut, c’est l’alphabet tout entier. Il enchaîne les femmes, au gré de l’alphabet, avec différentes caractéristiques : la femme « B », par exemple, attendait un bébé.

 « Choisir une lettre, c’est perdre toutes les autres. Je voulais tout, l’alphabet tout entier »p. 25.

Il lui manque seulement deux lettres pour terminer son alphabet. « V » et « W ». On s’attend donc à ce que cela ait un lien avec « V », son ami écrivain. Seulement, non, ce que va lui demander « W », c’est que « V » finisse son histoire avec sa femme, Wilhelmina, la seule de la ville qui ne soit pas la fille de « W ».

Nous avons choisi ces nouvelles parce qu’elles sont révélatrices de la fantaisie que l’on peut trouver dans les nouvelles bulgares, les situations sont toujours surprenantes et les fins inattendues.



De grandes mutations ont bouleversé la création littéraire bulgare.  Cela a permis de passer d’une littérature contrôlée, repliée sur elle-même et sur le national à une littérature dynamique. Le récit court, même s’il est très peu traduit, a une place importante dans la littérature. Le contenu de ces récits est très attaché à la tradition alors que les auteurs utilisent beaucoup l’humour et l’ironie pour s’en défaire. Comme l’a souligné Marie Vrinat-Nikolov, la difficulté pour traduire cette littérature réside dans sa singularité. Elle est unique et la langue française peut difficilement en donner un équivalent.


Chloé et Margot, 1ère année édition-librairie

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Chloé et Margot - dans Nouvelle
commenter cet article

commentaires

Recherche

Archives