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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 19:00
Luis Sepulveda Le Vieux qui lisait des romans d amour







LUIS SEPÚLVEDA,
Le vieux qui lisait des romans d’amour
, 1992,
traduit de l'espagnol
par François Maspero
Métailié, 1992
Seuil, Points, 1994

















sepulveda
Biographie

Luis Sepùlveda est un écrivain chilien né le 4 octobre 1949 à Ovalle. Il milite très jeune dans les Jeunesses communistes et est emprisonné en 1975 par le régime du général Pinochet. Il aurait dû y séjourner pendant 28 ans mais deux ans plus tard, il est libéré par l’intervention d’Amnesty International. Cependant, les autorités l’obligeront à s’exiler durant huit ans en Suède et Luis Sepùlveda dérogera à la règle et sillonnera l’Amérique Latine. Il séjournera en Equateur, où il formera une troupe de théâtre, puis au Pérou, en Colombie et au Nicaragua. En 1978, il vivra un  an avec les indiens Shuars afin d’étudier l’impact de la colonisation sur ce peuple. Au Nicaragua, il s’engagera dans la lutte armée aux côtés des sandinistes en intégrant la brigade internationale Simòn Bolivar pour lutter contre la dictature d’Anastacio Somoza Debayle. Puis en 1982, il s’installera en Europe et militera aux côtés de Greenpeace et de la fédération internationale des droits de l’homme. Le vieux qui lisait des romans d’amour, son premier roman, a été récompensé par les prix Relais H du roman d’évasion et France Culture étranger.

Résumé

Luis Sepulveda Le vieux 2Antonio José Bolivar vit paisiblement dans le petit village d’El Idilio, perdu au fin fond de la forêt amazonienne entre le Pérou et l’Equateur. Pour tuer le temps, il lit, non sans mal, des romans sur l’amour, ce sentiment qu’il a peu connu. Puis un jour, des indiens Shuars, ethnie amazonienne, amènent au village le cadavre d’un chercheur d’or. C’est alors qu’Antonio comprend qu’il ne peut s’agir d’un règlement de comptes entre ivrognes ni d’un accident, mais que le gringo a été sauvagement tué par une bête. Une haletante chasse contre le fauve débute, prenant le lecteur littéralement aux tripes …

Dans ce roman, Luis Sepùlveda nous montre les effets dévastateurs que la colonisation a eus sur la forêt amazonienne où les gringos ont tué, déboisé, mutilé dans le but dément de s’enrichir. Ce livre est un pur hommage à la Nature, violente et magnifique à la fois, où tout est imbriqué et que le moindre impact peut éséquilibrer. L’auteur dénonce également les régimes politiques, quels qu’ils soient, en faisant l'apologie des  coutumes des peuples premiers.

Dès les premières pages, le lecteur comprend que l’histoire sera fataliste, comme la vie. La civilisation humaine est remise en question et le livre nous prouve que la Nature est plus forte qu’on ne croit.

Luis Sepùlveda rend hommage à l’illustre Simòn Bolivar, qui fut à l’origine des indépendances du Pérou, du Panamà, du Venezuela, de la Bolivie, de la Colombie et de l’Equateur, en associant son nom au héros, sage et respectueux.

Par ses engagements politiques et environnementaux, on peut dire que le roman est semi-autobiographique. Mais trêve de commentaires, je n’ai que deux mots à vous dire : lisez-le !


Héloïse DEVINCK, 2e année Bib.-Méd.

LUIS SEPÚLVEDA sur LITTEXPRESS
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Articles de Julie et d'Hortense sur Journal d'un tueur sentimental

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