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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:00
Abouet-Oubrerie-Aya.jpg











Marguerite ABOUET
& Clément OUBRERIE,

Aya de Yopougon
Gallimard,
Collection Bayou


















Le premier tome est paru en 2005.
Puis, à raison de un par an, les albims se sont succédé jusqu'à la publication du cinquième en novembre 2009.
Le premier tome a reçu le Prix du premier album au festival d’Angoulême en 2006.


« Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, ‘la vie continue’...». Marguerite Abouet

Cote_Ivoire.gif
En effet, dans Aya de Yopougon, ni guerre ni famine. On se réjouit plutôt de partager le quotidien des habitants d’un quartier populaire d’Abidjan, capitale économique de Côte d’Ivoire, ville la plus peuplée d’Afrique de l’Ouest francophone.

Autour d’Aya, jeune femme de dix-neuf ans au fort caractère, gravitent moult personnages hauts en couleur. Notamment Bintou et Adjoua qui forment avec Aya un trio d’amies intenables ! Aya n’écoute rien des conseils de son père à propos de son avenir…Il faut dire que ce dernier désire que sa fille fasse un bon mariage (et cela sous-entend se marier avec un homme riche !) pour construire une belle famille et devenir une exemplaire épouse au foyer… Autant dire que si Bintou et Adjoua mettent tout en oeuvre pour réaliser des projets similaires, Aya pense autrement. Elle souhaite étudier la médecine et devenir indépendante. Aya passe donc une grande partie de son temps le nez dans ses livres. Pendant ce temps ses amies élaborent mille ruses et stratégies pour faire le mur chaque soir, aller danser dans les maquis et les boîtes de nuit de Yop City et donner des rendez-vous nocturnes à leurs prétendants.

aya_dble_droite.jpg
Bref, les lecteurs sont invités à faire leur connaissance, à suivre leurs préoccupations quotidiennes partagées entre famille, études, amours,… Complications et  embrouillaminis en cascade sont au menu !

Sur un ton souvent faussement léger et plein d’humour, Marguerite Abouet nous offre une vision de Yopougon tout à fait exquise. Ses récits sont illustrés par Clément Oubrerie. Les couleurs chaudes – rouge, vert, ocre – traduisent l’ambiance et le climat équatorial de Côte d’Ivoire.

Le plus savoureux reste l’usage fréquent d’un parler argotique ivoirien nommé le nouchi et les bonus en fin de tome où l’on trouve recettes, lexique, conseils beauté et capillaires (entre autres !),…ainsi que, dans le tome 4, un texte de l’auteur à propos de son départ de Côte d’Ivoire et de son arrivée en France.

Marguerite Abouet est née en 1971 à Abidjan. Elle grandit dans le quartier populaire de Yopougon jusqu’à l’âge de douze ans. Ses parents l’envoient alors, avec son frère, à Paris chez leur grand-oncle. Après avoir varié les petits travaux, elle devient assistante juridique puis abandonne pour écrire Aya. Elle a fondé une association : Des livres pour tous dans le but de rendre le livre plus accessible aux enfants d’Afrique en créant des maisons de quartier-bibliothèques. Quant à Clément Oubrerie, né en 1966 en région parisienne, il a essentiellement illustré des ouvrages pour la jeunesse avant de s’attaquer à la bande dessinée et à l’animation. Il est co-fondateur d’Autochenille Production qui prépare l’adaptation au cinéma du Chat du Rabbin de Joann Sfar. Il participe actuellement à la création d’un film d’animation portant sur les deux premiers tomes de Aya de Yopougon dont la sortie est prévue en 2011.


Julie, 2e année Ed.-Lib.

Lire également l'article de Sarah  L'Afrique et les Africains dans la bd occidentale

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Published by Julie - dans bande dessinée
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commentaires

Nico 17/01/2013 15:09

Un premier tome intéressant, mais ce n'est pas mon préféré. Il est parfois un peu lent, et j'ai eu du mal à différencier les personnages. C'est à partir du deuxième que j'ai vraiment accroché à la
saga, que j'ai fini par dévoré dans son intégralité! Une vraie réussite!

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