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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 07:00

Maurice-Pons-Delicieuses-Frayeurs.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maurice PONS
Délicieuses Frayeurs

Le Dilettante, 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clémence D. a déjà écrit une fiche sur cette œuvre, dans la version publiée par les éditions Magnard. Vous y trouverez la biographie de l’auteur ainsi que la présentation de quelques nouvelles. Dans cette fiche je vous présenterai d’autres nouvelles figurant dans l’édition Le Dilettante, surtout deux nouvelles qui ne sont pas présentes dans l’édition Gallimard. J’ai choisi ces deux nouvelles pour mettre en avant leur chute.


Résumés


« Un voyage de noces »


Un jeune couple, Thalien et Hélane, part en voyages de noces à l’étranger (l’endroit nous est inconnu). Un soir, ils se promènent dans un quartier élégant de la capitale, et  décident de pénétrer dans  une propriété à l’abandon. Ils parcourent le parc et contournent une ancienne demeure jusqu’à ce qu’ils découvrent une petite construction. Tout paraît à l’abandon et, en franchissant le seuil de cette construction inconnue, ils tombent sur une trappe. En l’ouvrant, ils découvrent un collier en forme de scarabée. Sans hésiter, le jeune marié passe ce bijou autour du cou de son épouse, et ils quittent la propriété sans rien remettre en place. En se couchant, Hélane enlève le collier et le pose sur sa table de nuit. Le lendemain, au réveil, le bijou a disparu. Sans s’inquiéter plus que cela, ils oublient cette histoire. La veille de leur départ, ils tombent à nouveau sur cette propriété et retournent à l’endroit même où ils ont découvert le trésor. En repartant, ils voient sur le sol le scarabée qui retourne dans sa trappe. Pris de peur le couple s’enfuit sans plus jamais reparler de cette histoire.

Hélane n’a jamais pu avoir d’enfant, et autour du cou elle a gardé une trace : six points rouges et un trait bleu qu’elle gardera à vie.

Cette nouvelle, mais surtout cette chute nous semble surnaturelle, comme une malédiction tout droit sortie de l’Égypte ancienne.

 
« Le Violon »

Un jeune homme prénommé Thalien prend des cours de violon depuis quelques années avec M.Glupf qui est son maître. Un soir, alors qu’il va bientôt rentrer chez lui, Thalien remarque de loin son maître qui s’apprête à entrer dans un taxi. Sans réfléchir, quelque chose le pousse à aller voir M.Glupf. Celui-ci lui propose alors de monter dans le taxi et de passer la soirée avec lui. Thalien accepte et quelques minutes plus tard il se retrouve dans un luxueux palais. Dans une immense salle se dresse une scène ; il comprend alors que M.Glupf  va jouer devant ce public qui est composé de gens très haut placés. À la fin du morceau, le musicien fait signe à son élève de venir sur scène. C’est alors que Thalien comprend qu’il devra jouer devant tout ce public la Chaconne de J.-S. Bach. Tout se déroule à merveille, et à la fin de la soirée, Thalien part non sans remarquer qu’il a emporté le violon de son maître : « l’irremplaçable Orchius K. 1708 ». Il retourne au palais pour le lui rendre mais tout a changé : d’un seul coup ce bâtiment si beau est devenu un « chantier de démolition ». C’était comme s’il l’avait rêvé.

Après son départ de cette demeure, on ne le reverra jamais, il a disparu à jamais.

Ici encore une chute un peu irréelle et déconcertante.


Les nouvelles

Dans ces nouvelles nous pouvons remarquer que les chutes prennent une dimension étrange, surnaturelle mais aussi réaliste. Sans cesse elles nous inspirent des questionnements et la chute nous prend au dépourvu. Une lecture très agréable, compréhensible par tous.

À noter : le prénom Thalien revient dans plusieurs nouvelles ; hormis cela, les nouvelles entre elles n’ont pas de rapport (aucun thème récurrent, pas les mêmes personnages) ; certaines sont écrite à la première personne du singulier ce qui nous rapproche du narrateur.


Mon avis

Je ne connaissais pas cet auteur avant, mais je vous conseille vivement de le lire, car comme nous le savons c’est un auteur rare (en quarante ans, il a écrit entre dix et vingt livres). Pour ceux qui préfèrent les romans,  Les saisons sont à découvrir. Si vous avez aimé ce recueil : Douce-amère est à découvrir également.

 
L’auteur et la nouvelle

    « Je ne veux pas dire qu’il suffit d’amplifier une nouvelle, pour en faire une « œuvre » véritable. La nouvelle se suffit en soi, et se doit d’être dégustée en tant que telle. À consommer avec modération, comme on dit aujourd’hui d’autres produits. […] Car s'il est vrai que parfois un roman "se dévore ", il convient de distiller, goutte à goutte, le si rare plaisir que procure la nouvelle » (« De la nouvelle en général, et des miennes en particulier », Douce-amère, Maurice Pons)


Mélody.S, 1ère année Bib.-Méd.-Pat. 2010.

 

 

 

 

 

 

Maurice PONS sur LITTEXPRESS

 

Maurice Pons Delicieuses Frayeurs

 

 

 

 

 

 

 

 Article de Clémence sur Délicieuses Frayeurs (éditions Magnard).

 

 

 

 

MAURICE-PONS-LES-SAISONS.jpg

 

 

 

 

 

Article de Matthieu sur Les Saisons.

 

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Published by Mélody - dans Nouvelle
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