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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 07:00

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MIDORIKAWA Yuki
Le Pacte des Yōkai
Natsume Yujin Cho
Delcourt, 2005 (2008)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur

Née le 23 mai 1976, Midorikawa Yuki publie son premier manga en 1998 dans le magazine Lala. Elle reçoit un prix pour cette série, celui de jeune auteur prometteuse (LMG). Je n’ai malheureusement trouvé que peu de renseignements sur elle, si ce n’est que toutes ses histoires tournent autour des yōkai et des superstitions populaires.

Le premier tome du Pacte des Yōkai est publié en 2005 et remporte un succès immédiat auprès du grand public. Aujourd’hui, onze tomes sont parus au Japon pour dix en France. La série a récemment été adaptée en anime sous son nom d’origine et comporte treize épisodes.

Midorikawa-Le-Pacte-des-yokai-couv2.jpg

L’histoire

Natsume Takashi, orphelin, âgé de quinze ou dix-sept ans, voit les yōkai depuis qu’il est tout petit. Il hait ces fantômes qui l’ont forcé à passer de famille d’accueil en famille d’accueil sans réussir à s’attacher à quelqu’un à cause de son comportement étrange. Cette fois-ci, il est recueilli par des cousins éloignés de son père, un couple assez âgé, sans enfant, vivant à la campagne. C’est en fuyant un nouveau yōkai, dès son arrivée, que Natsume pénètre dans l’enceinte d’un temple shintoïste et brise un kekkai*.
Midorikawa-Le-Pacte-des-yokai--maitre_griffou.jpg

 

C’est là qu’il libère par erreur Maître Griffou (illustration), un démon supérieur de la famille des kitsune* qui passe son temps sous la forme d’un gros chat ressemblant à un maneki-neko*. Natsume va apprendre à cette occasion que sa grand-mère Reiko, qu’il n’a jamais connue, possédait le même pouvoir et qu’elle l’utilisait pour se lier aux yōkai en consignant leurs noms dans un carnet… Carnet dont il a hérité. Depuis, les démons le harcèlent pour récupérer ce carnet, soit pour retrouver leur nom, soit pour obtenir plus de pouvoirs. Maître Griffou va accepter de protéger Natsume à condition que celui-ci lui lègue le carnet lorsqu’il mourra.

 

 

Le jeune homme va par la suite rencontrer toute une panoplie de personnages, humains ou yōkai, chacun avec ses propres capacités qui le feront peu à peu changer d’avis sur la différence entre les deux espèces. Parmi les plus récurrents, l’exorciste et acteur Natori et ses démons serviteurs, un fils de bonze et son camarade de classe Tanuma et deux démons qui apprécient Natsume : Msuzu et Hinoe.



Le manga

L’histoire se présente sous forme de chapitres, de nouvelles, chacune centrée généralement sur une nouvelle rencontre. Le pacte des Yōkai étant avant tout un shojo*, l’histoire tourne beaucoup autour de sentiments purs, poétiques : l’amitié, l’acceptation de soi et de l’autre, la tolérance… Avec bien évidemment la présence du “mignon” et d’humour, notamment entre Natsume et Maître Griffou… Bien qu’il ait juré de le protéger, cela ne l’empêche pas d’essayer de le croquer dans son sommeil !


Concernant le dessin, Midorikawa Yuki a un trait très épuré, très fin et très clair : les personnages, bien que clairement identifiables, ne possèdent pas beaucoup de détails, les paysages sont rares, vaguement esquissés et la présence d’esprits malfaisants est signalée par une augmentation des zones noires dans la page.
Midorikawa Le Pacte des yokai scan2


Les croyances

Midorikawa Yuki nous présente un grand nombre de croyances populaires japonaises. Différents types de yōkai sont représentés, des plus puissants, à l’exemple des kami*, aux plus insignifiants. Les yōkai réincarnations d’animaux ou autres à forme humaine possèdent un masque ou un voile marqué d’un symbole pour cache leur visage. L’auteur nous montre également plusieurs types de rituels d’exorcisme (d’emprisonnement, de libération, de destruction…).

Le nom a également une importance capitale, surtout à travers l’existence du carnet. Au Japon, la superstition veut que si quelqu’un connaît votre nom complet et son écriture, il a tout pouvoir sur vous. Les mots en général ont aussi une grande importance pour eux. D’ailleurs, lorsque Natsume effectue le rituel pour rendre son nom à un yōkai, il doit coincer la feuille entre ses lèvres et expirer profondément pour projeter les caractères hors du papier.

Midorikawa Le Pacte des yokai scan1

Mon avis

Une série très agréable à lire et qui permet de se familiariser avec l’univers fantastique et les croyances populaire du Japon. Cependant, et sans doute à cause du genre du manga, même les yōkai les plus redoutables n’apparaissent pas si dangereux. De manière générale, il se dégage une ambiance assez douce de l’histoire, d’autant que les dessins restent très clairs. Une autre série montre davantage l’aspect menaçant qu’ont souvent les forces occultes : xxxHolic, du studio CLAMP, édité aux éditions Pika.

Toutefois, Le Pacte des Yōkai reste un manga facile à lire, relaxant et qui permet de se familiariser avec les fantômes japonais.


Lory, 2e année Bib.-Méd.

 

 

 

 Lexique

Kami : esprit supérieur, souvent représentatif d’un élément ou d’un objet dans l’imaginaire japonais et pouvant être assimilé à un dieu en Occident.
Kekkai : barrière magique rituelle, souvent délimitée par une cordelette de lin blanc.
Kitsune : démon renard.
Maneki-neko : statuette porte-bonheur représentant un chat à la patte levée.
Shōjo : manga pour jeune fille.

 

 

 

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