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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 07:00

Milan-Kundera-Jacques-et-son-maitre.gif 

 

 

 

 

 

 

 

Milan KUNDERA,
Jacques et son maître
hommage à Denis Diderot en trois actes
Titre original
Jakub a jeho pán : Pocta Denisu Diderotovi
Traduit du tchèque par l’auteur
Gallimard
collection « Le Manteau d’Arlequin »

1981 pour la version française





 

 

 



À l’affiche

Le 1er juillet prochain, pour fêter la naturalisation de Milan Kundera, Jacques et son maître, hommage à Denis Diderot en trois actes sera sur les planches du théâtre des Mathurins, à la demande du directeur Henri de Menthon, d’après la mise en scène de Georges Werler.

Cette pièce exceptionnelle est une variation de l’un des plus célèbres romans de Diderot, auteur du XVIIIe siècle, que Kundera décrit lui-même comme un « festin d’intelligence, d’humour et de fantaisie » (p. 13 de l’édition de 1998 chez Folio Gallimard). Ce spectacle l’est tout autant !

C’est l’histoire de Jacques et de son maître. On ne sait rien de plus d’eux, ni leur âge, ni leur nom. Ils voyagent, sans que l’on connaisse leur point de départ, et sans qu’ils sachent eux-mêmes leur destination. On apprend seulement leurs histoires de cœur, ou de relations charnelles. Sur deux scènes, l’une pour le présent, l’autre pour leur passé, ils se passent la parole. Voici quelques extraits :

Kundera-Jacques-scene-1.JPG

 

 

 

 

Acte I scène 1 : Jacques discute du public, et avec le public.

 

 

 

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Acte I scène 2 : deux passions presque identiques : le maître raconte comment Saint-Ouen l’a trahi en couchant avec Agathe (que le maître courtisait), pendant que Jacques explique qu’il s’est fait dépuceler par Justine (dont est amoureux son ami Bigre).

 

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Acte I scène 5 : dialogues croisés entre le maître et Saint-Ouen d’un côté, Justine et Bigre de l’autre. Les cocus savent ou ont des soupçons, les cris fusent !

 

 

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Acte II scène 1 : Puis entre en scène l’aubergiste, qui raconte l’histoire tumultueuse de Mme de la Pommeraye.

 

 

 

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Acte II scène 5 : le maître et Jacques, autour d’une bouteille de vin, écoutent « Mme de la Pommeraye » présenter son ancien amant, le marquis des Arcis, à la mère et la fille, soi-disant dames dévotes, en réalité tout juste sorties de leur bordel-tripot.

 

 

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Acte II scène 8 : Et juste après que le marquis a épousé la fille, « Mme de la Pommeraye » avoue l’origine de celle-ci à son ancien amant. Douce vengeance !

 

 

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Acte II scène 9 : mais Jacques intervient : il refait l’histoire, de sorte que le marquis ne répudie pas sa jeune épousée. Kundera s’est opposé à Diderot !

 

 

 

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Acte III scène 5 : Saint-Ouen est retrouvé mort ! Jacques penché sur son corps ! Quel motif ? Peut-être l’enfant du maître et d’Agathe, aujourd’hui âgé de dix ans, qui ressemble à Saint-Ouen. Étrangement, Justine et Bigre sont aussi parents maintenant, d’un fils ayant beaucoup de similitudes avec son parrain Jacques…

 

 

 

 

Tout un programme ! Kundera a su rendre le talent et l’esprit de Diderot, sans pour autant faire une simple adaptation, une réécriture : il s’est réapproprié le texte, en a fait sa propre variation, en virtuose des mots qu’il est. Le génie narratif de Denis Diderot est exposé dans toute sa splendeur, et l’insertion de divers récits dans un récit-cadre est sublimée par cette  double scène : ce que Diderot nous fait lire, Kundera nous le montre.

Mais Milan Kundera ne loue pas que Diderot (même si c’est explicité pour ce-dernier) ; il honore aussi « la dive bouteille » si chère à François Rabelais. Le vin est présent tout au long de la pièce (pour les acteurs uniquement, les spectateurs doivent apporter leurs propres bouteilles s’ils veulent être dans l’ambiance). Il délie les langues, aide le récit à progresser, et incite chacun à dire la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité.

Donc Mesdames, Messieurs, tous à vos bouteilles !!!

Et trinquons à la santé de Milan Kundera, français depuis aujourd’hui ! Sur le papier en tout cas, puisque son cœur semble être tout acquis à la France, et aux auteurs français, depuis longtemps déjà !



Ce spectacle restera au programme du 1er juillet au 1er novembre 1981.

Pour plus d’informations, rendez-vous au guichet du théâtre, 35 Rue des Mathurins, 75008 Paris, ou contactez-nous au 01 42 65 90 00.

Vous pouvez néanmoins trouver une étude théorique de la pièce à cette adresse :  http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/49/38/74/PDF/Roderon_A._memoire.pdf.

Mais évitez d’aller feuilleter l’ouvrage de Jocelyn Maixent intitulé Le dix-huitième siècle de Milan Kundera ou Diderot investi par le roman contemporain. Malgré son titre alléchant, l’auteur n’évoque pas une seule fois la pièce.


Alicia, AS Bib.

 

 

Milan KUNDERA sur LITTEXPRESS

 

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Article d'Élodie sur La Plaisanterie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kundera La vie est ailleurs

 

 

 

 

 

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Published by Alicia - dans théâtre
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