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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:00

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Murakami Haruki
村上 春樹
Saules aveugles, femme endormie
めくらやなぎと、眠る女
Mekurayanagi to, nemuru onna
Traduction d’Hélène Morita
Belfond, 2008
10/18, 2010






 

 

 

 

Biographie

Haruki Murakami est un écrivain, essayiste et traducteur. Il est né à Kyōto au Japon, le 12 janvier 1949 mais a grandi dans la ville d’Ashiya. Il est le fils d’enseignants. En 1968, il déménage à Tōkyō pour y étudier le théâtre à l'Université Waseda. Puis il dirige un club de jazz jusqu’en 1981 où il décide de devenir écrivain professionnel. Il  voyage en Grèce, puis en Italie, et s’expatrie aux États-Unis avant d'enseigner à l’université de Princeton durant quatre ans. Dans les années 70, Haruki Murakami commence à écrire. Son premier livre, non traduit, Écoute le chant du vent, en 1979, lui vaut le prix Gunzo.

C’est aussi le traducteur japonais de grands auteurs américains comme Scott Fitzgerald ou Raymond Carver. C’est aujourd’hui un auteur très célèbre au Japon et son œuvre est traduite dans plus de trente pays. Il publie les livres  Chroniques de l'oiseau à ressort en 2001 et Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil en 2002. Après le séisme de Kōbe et l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tōkyō en 1995, il revient s'installer au Japon et s’inspire de ces deux événements pour écrire Après le tremblement de terre, puis Les Amants du Spoutnik en 2003 (il revient sur l’attentat de Tokyo dans son dernier livre, Underground, paru en France en février 2013). Le roman Kafka sur le rivage, sorti en 2006, l'inscrit définitivement parmi les grands de la littérature internationale. Il a été plusieurs fois présenté comme un possible prix Nobel de littérature et a reçu le prestigieux prix Yomiuri et le prix Kafka en 2006. Il a publié récemment une trilogie,  1Q84, parue aux éditions Belfond en 2012.



Rêve et la réalité dans le recueil Saules aveugles, femme endormie.

Qand nous lisons ce recueil, nous nous sentons sans cesse prisonnier de l’univers de Murakami, entre éveil et rêve. L’aisance narrative de l’auteur et son sens du détail nous font complètement oublier le monde où nous vivons pour mieux nous entraîner dans celui de chaque nouvelle. Haruki Murakami a des idées à ne plus savoir qu’en faire, aussi absurdes les unes que les autres : des chats dévoreurs de chair humaine, un homme à l’aspect glacial, un singe qui vole des prénoms, une pierre en forme de rein qui se déplace toute seule...



La structure du recueil

Le recueil semble n’obéir à aucune logique. Nous passons d’une histoire à une autre sans qu’aucun lien entre elles apparaisse. Ces nouvelles ont été écrites sur plusieurs années. Elles ne sont classées ni par thème, ni par ordre chronologique.
 


Les thèmes récurrents de la faune et de la flore

Dans tous ces récits nous retrouvons cependant le thème de la vie quotidienne, qui permet au lecteur de s’identifier plus facilement aux personnages, ainsi que celui de. la nature vivante ou végétale (un saule) et minérale (une pierre noire en forme de rein qui se déplace toute seule, ou encore la glace). En outre, les animaux dans ce recueil sont omniprésents : chats, corbeaux, lucioles, un grèbe, des kangourous, des crabes ou encore des singes. Parfois, nous retrouvons aussi d’autres thèmes comme l’adultère, la mort, le suicide…



Registres

Chacune des 23 nouvelles de ce recueil nous plonge dans une atmosphère particulière, parfois absurde, souvent réaliste, toujours poétique. Elles sont construites de manière à nous troubler, nous donner des frissons, nous faire sourire, ou au contraire susciter en nous le dégoût ou la tristesse. Elles relèvent tour à tour du réalisme, du fantastique, de l’humour ou évoquent la détresse. Le surnaturel prédomine dans ces nouvelles. Il provoque la peur, l’inquiétude du lecteur, comme dans « Les chats mangeurs de chair humaine », qui se déroule pendant une nuit de pleine lune, dans le silence.



Les lieux propices au voyage

Dans ce recueil, nous découvrons des lieux comme la Grèce ou l’Italie ou encore les États-Unis. Ainsi, nous pouvons associer la nouvelle « L’année des spaghettis » à l’Italie alors que la nouvelle « Les chats mangeurs de chair humaine » se passe en Grèce, ce qui rappelle les pays où Murakami Haruki a voyagé et vécu. Quant aux États-Unis, nous trouvons régulièrement des allusions à la culture de ce pays occidental tout au long du recueil.



« Où le trouverai-je ? » : une nouvelle passionnante, pleine de suspens.

Les personnages :

 

– Le beau-père : il meurt mystérieusement tué par un tramway

– La belle-mère : elle fait des crises de panique et d’angoisse, et habite deux étages au-dessus de son fils, dans le même immeuble.

-Le mari : il a disparu bizarrement sans aucun papier sur lui, ce qui fait penser à une disparition non préméditée. Il disparaît après être allé rassurer sa mère.

-La femme : inquiète, elle attend longtemps avant d’appeler la police puis demande à un inconnu de mener l’enquête.

-L’inconnu : c’est lui qui va tenter d’élucider le mystère de la disparition du mari. Il va découvrir pendant plusieurs jours différentes personnes habitant dans l’immeuble, qu’il va interroger. L’histoire est racontée de son point de vue.

 

Nous pouvons observer l’absence de nom pour désigner les personnages, procédé usuel dans un certain nombre de romans de Murakami, ce qui peut déstabiliser le lecteur. Les personnages sont désignés selon leur statut dans l’histoire.

 

 

 

L’histoire

Une jeune femme demande l’aide d’un homme pour rechercher son mari disparu depuis la veille.

Nous retrouvons le sens de la description et du détail qui rappelle une enquête policière :

 

« Des chinos et une chemisette à col polo. Sa chemisette était gris foncé. Son pantalon crème. [...] Mon époux est myope et il porte toujours des lunettes. À monture en métal de chez Armani. Ses chaussures sont des New Balances, grises. Il n’avait pas de chaussettes.»

 

Nous trouvons d’autres exemples de cette précison au début de la nouvelle lorsque la femme énumère le poids, la taille (il mesure « un mètre soixante-treize et pèse que soixante deux kilos »), les vêtements de son mari ou encore la date (« C’était la nuit du 1er octobre, il y a trois ans, il pleuvait à verse »).

Cette nouvelle m’a beaucoup plu par son genre policier et sa fin inattendue.


Mélanie, 1ère année bibliothèques-médiathèques

 

 

MURAKAMI Haruki sur LITTEXPRESS


Murakami Haruki Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

 

 

 

Article de C.M. sur Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

 

 

 

 

 


 Image 3-copie-1

 

 

 

 

Articles de Mélanie et Pierre-Yann sur Sommeil.

 

 

 

 

 

chroniques-loiseau-ressort-haruki-murakami-L-1

 

 

 Article d'E.M. sur Chroniques de l'oiseau à ressort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Saules aveugles, femme endormie, article de Claire.

 

 

 

 

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Les amants du spoutnik
,
 articles de  Julie et de Pauline.






L'éléphant s'évapore
: articles de Noémie et de Samantha







Le Passage de la nuit
:
articles d' Anaïs,  Anne-Sophie, Julia et Marlène, Chloé, E. M., Virginie.








Kafka sur le rivage
:
articles de Marion, Anthony, P.







La Course au mouton sauvage
: articles de Laura, J., et B.

 

 

 

 

 

Murakami Haruki Danse-danse-danse

 

 

Articles de Chloé et de Maureen sur Danse, danse, danse.

 

 

 

 

 

 

Murakami Haruki 1Q84Murakami Haruki Kafka sur le rivage

 

 

Article de Charlotte sur Kafka sur le rivage et 1Q84

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Mélanie - dans Nouvelle
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