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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 07:00

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MURAKAMI Haruki
Sommeil

traduction de

Corinne Atlan

Belfond, novembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image-1-copie-1.jpgBiographie

Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma à l’université Waseda, avant d’ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat. Suivront La Course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l’impossible, Danse, Danse, Danse et L’Éléphant s’évapore (Seuil, 1990, 92, 94, 95 et 98). Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, où il écrit ses Chroniques de l’oiseau à ressort (Seuil, 2001) et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil (Belfond, 2002 ; 10/18, 2003), il rentre au Japon en 1995, écrit deux livres de non-fiction sur le séisme de Kobe et l’attentat de la secte Aum, un recueil de nouvelles, Après le tremblement de terre (10/18, 2002), Les Amants du spoutnik (Belfond, 2003 ; 10/18, 2004) et le superbe Kafka sur le rivage (Belfond, 2006). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu récemment le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006. Ses écrits (romans ou nouvelles) sont fréquemment fantastiques, ancrés dans une quotidienneté qui, subtilement, sort des rails de la normalité.

 

 

 

Quatrième de couverture
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« Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée pour restituer tout le mystère, la magie, la fantaisie de l'univers du maître. Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après-midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot. Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir. Dix-sept nuits sans sommeil...»

 

 

Analyse
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La nouvelle fait environ 75 pages, ce qui en fait une nouvelle assez « longue ». On pourrait même la qualifier de mini-roman. Mais de nombreux éléments rapprochent ce texte de la nouvelle : entrée rapide dans le sujet (la première phrase du livre est : « Voilà dix-sept nuits que je ne dors plus »), pas de descriptions à rallonge, une brièveté dans la syntaxe (phrases courtes qui vont droit au but), une chute rapide. La nouvelle est divisée en 6 chapitres et s’étale sur environ 17 jours.

Au début du livre, on en apprend plus sur la vie de l’héroïne (dont on ne connaît pas le nom) et on se rend vite compte qu’elle mène une vie tout à fait normale, quelque peu routinière (tous les jours les mêmes actions, les mêmes gestes, des activités réglées à la minute près) mais elle semble heureuse de sa vie, de son mari et de son fils.

Mais tout change lorsqu’une nuit elle n’arrive plus à dormir. Elle a beau tout essayer, rien n’y fait. Elle se met alors à lire (chose qu’elle n’a pas faite depuis de nombreuses années), à boire des verres de cognac et, d’une manière générale, à se faire plaisir.

L’opposition enfermement / liberté

J’ai choisi, comme fil conducteur de mon analyse, d’étudier les notions d’enfermement et de liberté qui ont une place très importante dans l’œuvre.

Au départ, l’enfermement se ressent dans l’incapacité de l’héroïne à s’endormir. Elle ne sait pas quoi faire et se sent d’autant plus mal à l’aise que son mari et son fils dorment d’un sommeil de plomb. Mais au fil de l’histoire, on se rend compte que la nuit va se transfomer pour elle en un moment de totale liberté pendant lequel elle reprend goût à la lecture, au vin et cette fois, c’est la réalité du jour qui l’ennuie et qu’elle ressent comme une prison.

Chaque acte qu’elle accomplit est ressenti comme une volonté de profiter et de jouir de la vie d’une manière qu’elle avait oubliée ou qu’elle n’avait plus vécue depuis longtemps. Son quotidien auprès de son époux et de son fils devient pour elle une sorte de cage qu’elle cherche absolument à fuir. Pour cela, elle fera par exemple croire à son mari qu’elle souffre de migraines pour ne pas passer du temps avec lui.

 Le seul véritable moment de liberté se profile lorsqu’elle est plongée dans le roman Anna Kéranine de Tolstoï. Elle peut dans ces moments-là lire des heures et des heures sans se lasser, parfois jusqu’aux premières lueurs du jour. Puis, un peu plus loin dans l’histoire, la lecture ne lui suffit plus, elle a besoin de bouger, de s’évader. Elle prend alors l’habitude, après s’être assurée que sa famille dort, de prendre la voiture et de partir sur le port. Alors elle se gare et pense à son passé, réfléchit à l’intérêt de sa vie.

Une nuit, un policier la remarque et lui confie qu’elle doit faire attention car trois malfrats rôdent sur les quais et auraient déjà assassiné un jeune couple, torturant le mari et violant la femme. Malgré cela, elle retourne encore et encore au port car elle s’y sent sereine, jusqu’au jour oû les choses ne se passent pas comme d’habitude. Alors qu’elle est installée dans sa voiture, elle distingue des formes dehors. Sans raconter exactement ce qu’il se passe à ce moment-là (je vous laisse la surprise si vous avez envie de lire le livre), on peut dire qu’il y a un retournement car cet instant pendant lequel elle se sent d’habitude en liberté va se transformer en un moment de panique pendant lequel sa voiture devient sa prison et sa menace.

Je n’avais encore lu aucune œuvre de Haruki Murakami mais j’ai été absorbée par ce livre qui m’a véritablement transportée dans la conscience de l’héroïne. Il s’agit bel et bien d’une histoire mystérieuse car la fin laisse la place à la réflexion. En tous les cas, la lecture de ce livre ne laissera personne indifférent.

 

 

Mélanie Legros, A.S. Édition / Librairie

 

 

 

MURAKAMI Haruki sur LITTEXPRESS

 

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 Article d'E.M. sur Chroniques de l'oiseau à ressort.

 

 

 

 

 

 

 

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Saules aveugles, femme endormie, article de Claire.

 

 

 

 

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Les amants du spoutnik
, article de Julie






L'éléphant s'évapore
: articles de Noémie et de Samantha







Le Passage de la nuit
:
articles d' Anaïs,  Anne-Sophie, Marlène, Chloé, E. M., Virginie.








Kafka sur le rivage
:
articles de Marion, Anthony, P.







La Course au mouton sauvage
: articles de Laura, J., et B.

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Published by Mélanie - dans Nouvelle
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