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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 07:00

Murakami-Ryu-Raffles-Hotel.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

MURAKAMI Ryū
Raffles Hotel
Traduit du japonais
par Corinne ATLAN
Éditions Philippe Picquier
Picquier Poche, 2002


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur

Japonais, né en 1952.

Il a étudié le design à l’université des beaux-arts de Tokyo.

En 1976, il publie son premier roman, Bleu presque transparent, avec lequel il obtient l’équivalent du Goncourt au Japon, le prix Akutagawa. Les critiques ont apprécié le mélange de violence et d’érotisme.

Il passe sa vie entre le Japon et les états-Unis.

À la fois romancier et cinéaste, il a tourné le film Raffles Hotel en 1989 avant d’écrire un roman à partir du scénario.



Résumé et présentation des personnages

Les trois personnages principaux  se partagent la narration.

Le premier, Toshimichi Kariya, est un ancien photographe de guerre (au Vietnam) reconverti en portraitiste de star. Il a eu la possibilité de se remettre à la photo grâce à son talent et à sa bonne situation financière d’homme d’affaires. Bien que son travail l’amène à voyager beaucoup, sa résidence principale est au Japon où il vit avec sa femme et son fils. Il mène une vie relativement tranquille… bien qu’il soit hanté par ses souvenirs de guerre.

Un jour, à New York, il reçoit un appel d’une Japonaise qui veut être photographiée par lui. Le coup de téléphone est très énigmatique ; elle raccroche avant qu’il en sache plus. Le lendemain, elle est dans le hall de son hôtel ; elle a fait le voyage Tokyo-New York juste pour le rencontrer.

C’est là qu’entre en scène le personnage central : Moeko Honma. Actrice schizophrène, impulsive et excentrique, elle voit le monde comme une pièce de théâtre. Pour elle, chaque scène du quotidien est l’occasion de pratiquer son jeu d’actrice. Dans les chapitres où elle est le narrateur, il y a beaucoup de digressions, de paragraphes coupés de l’histoire, de comparaisons parfois étranges. Elle donne l’impression d’avoir un trouble de l’attention, comme si elle ne pouvait pas rester concentrée sur un même sujet.

Alors qu’elle recherche Kariya à Singapour, elle fait la rencontre de Takeo Yūki, troisième personnage et narrateur ; il est son guide touristique personnel. Guide pour une agence de tourisme de luxe, Takeo Yūki a l’habitude des gens riches ; parfois un peu snob, parfois un peu excentrique, jamais cependant il n’avait eu affaire à une personnalité telle que celle de Moeko. Il est à la fois intrigué et fasciné par l’actrice, sans en être pour autant « vraiment » amoureux ; ses sentiments son ambigus, lui-même a du mal à les cerner. Il reste un personnage secondaire dans le récit, il est plus un témoin de l’histoire, un témoin de l’existence particulière de Moeko. Sa rencontre avec elle semble être la seule chose intéressante qu’il ait vécue.



Intérêt de l’œuvre

Dans cette œuvre polyphonique, les trois personnages principaux se partagent la narration par chapitres. Les récits de Karya et Yuki semblent être les témoignages de leurs rencontres avec Moeko. Bien qu’il y ait des digressions, des moments où ils s’égarent dans des anecdotes, leurs discours sont clairs, les associations d’idées sont logiques. Cela contraste avec les chapitres racontés par Moeko. Elle s’égare dans tous les sens, des éléments qui n’ont aucun lien logique avec l’histoire peuvent apparaître au beau milieu d’une action. Les retranscriptions des dialogues sont elles aussi entrecoupées de « pensées parasites » sans liens avec la conversation, comme si un trouble de l’attention l’empêchait de se concentrer sur un même sujet durant toute une conversation. Elle semble jouer sa vie comme on joue une pièce de théâtre. Ce style d’écriture donne vraiment l’impression que le narrateur a un esprit dérangé.

On trouve un point commun à ces trois personnages ; ils semblent tous coupés du monde réel. Kariya est hanté par ses souvenirs de guerre. Moeko ne distingue pas toujours la réalité de ses rêves et de ce qui se passe dans son monde imaginaire. Et Yuki est constament complexé par son milieu social d’origine plutôt pauvre et par sa petite amie danseuse. Au final, c’est peut-être l’actrice schizophrène qui s’en sort le mieux dans le monde réel ; malgré ses difficultés à communiquer, elle a toujours un but et des rêves, elle est prête à tout pour parvenir à ses fins.

Chaque chapitre reprend les derniers événements du chapitre précédent mais avec la vision et les pensées d’un autre personnage. L’impression de déjà vu n’est que minime tant les pensées intérieures du narrateur contrastent avec celles du narrateur précédent. Par ce système de point de vue, le lecteur est vraiment proche de chacun des trois protagonistes et peut de constater les difficultés qu’ont les personnages pour communiquer. Par ailleurs, le lecteur ne se perd pas entre les narrateurs, non seulement parce que le nom du narrateur est donné au début de chaque chapitre mais surtout parce que l’auteur arrive à associer un style d’écriture particulier à chacun de ses personnages.

 

 

Noémie, 2e année Bib.-Méd.

 


 

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