Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 07:00

 

 

 

 

Nathaniel-Hawthorne-Le-Hall-de-l-imagination.gif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nathaniel Hawthorne
Le Hall de l’imagination
traduction

d'Alexandra Lefebvre

 Allia, 2006



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur

Nathaniel Hathorne naît en 1804. Il devient Nathaniel Hawthorne afin de se démarquer de ses ancêtres aux histoires troublées. Son enfance fut solitaire et rythmée par  ses lectures. Après  des études faites par défaut, il vit une retraite de douze ans afin de se consacrer à l’écriture. Il commence son œuvre par des nouvelles qu’il appelle « contes ». La Lettre écarlate, écrite en 1850, est son œuvre la plus fameuse. Cette fiction érige Nathaniel Hawthorne au rang des premiers romanciers américains. Il décède en 1864 après avoir inspiré son Moby Dick à Herman Melville.


 

Résumé

Les trois nouvelles du recueil Le Hall de l’Imagination sont publiées entre 1843 et 1846 dans le United States Magazine and Democratic Review, puis regroupées dans Mosses from an old manse (Les mousses du vieux presbytère).

« Le Hall de l’Imagination » (Hall of fantasy), première nouvelle, accueille deux amis réunis ici par hasard. Ils errent dans cet immense lieu, discutant et philosophant sur les groupes de gens qu’ils croisent au fil de leurs pas. On y découvre des poètes, des hommes d’affaires, des inventeurs ou encore un vieux sage annonçant la fin du monde. Les deux hommes, sans prendre part aux scènes qui les entourent, parient sur le devenir de l’humanité et en particulier de leur nation naissante : les États-Unis d’Amérique.

« Une soirée select » (A select party) a lieu dans un château d’allure gothique entièrement recouvert de feuilles d’or et comme posé sur de vastes nuages. L’Homme de l’Imagination accueille des invités ayant peu de choses en commun. Ainsi, quelques dizaines d’invités, dont le plus vieil homme de la Terre, Monsieur-on-dit et un patriote américain, partagent un dîner. La fonction de chaque invité est décrite au fur et à mesure que l’homme de l’Imagination les prie de rejoindre l’assemblée.

« La correspondance de P. » (P’s correspondence) nous est rapportée par son ami qui n’est nul autre que le narrateur. Il nous fait part de ses rencontres avec quelques grands auteurs et un Louis Napoléon Bonaparte faiblard. Seul problème, tous ces hommes sont bel et bien morts lorsqu’il les rencontre. P. croise notamment lord Byron, revenu à un train de vie et des mœurs exemplaires. De ce fait il ne comprend plus ses propres œuvres et a perdu sa plume incomparable. Nathaniel Hawthorne nous offre ici le premier modèle d’uchronie de la littérature en langue anglaise.



Analyse

Nous avons affaire à trois essais satiriques avec pour fil conducteur l’imagination. Elle semble être le prétexte à la déclamation ouverte des pensées de Nathaniel Hawthorne. Il utilise une description très précise des lieux afin de nous y mener avec simplicité. Cet état amène le lecteur à assister avec impuissance à des critiques sur son état et son futur.

L’Homme — qu’il ne soit plus, qu’il soit ou qu’il arrive en ce monde — est au centre du récit. On assiste à une allégorie morale pour les générations à venir grâce à la présence d’abstractions personnifiées. On croit deviner l’avis de Nathaniel Hawthorne sur la nature humaine : « Je veux que son entité, ronde et solide [la Terre], dure indéfiniment, et qu’elle reste peuplée par les hommes que je considère bien meilleurs qu’ils ne le croient eux-mêmes ».

Deux thèmes rappellent étrangement la jeune vie solitaire de Nathaniel Hawthorne. La lumière a une importance déterminante dans l’atmosphère donnée aux lieux. La lune est, en quelque sorte, le symbole de l’imagination et rappelle aux personnages qu’ils ne sont pas dans le monde réel. Le soleil baigne les lieux de différentes manières : à travers des vitraux, des barreaux ou bien directement. Il est synonyme d’espoir et de guide. La fenêtre tient une place de choix dans les descriptions et ambiances des lieux. Elle est la frontière entre le réel et l’imaginaire, le symbole de l’évasion de l’esprit dans l’imaginaire. Pour exemple : le château des airs, lieu de réception de la soirée select, est doté de centaines de fenêtres. Aussi, la chambre de P. a pour décor des murs à la chaux et une fenêtre munie de barreaux.

On croit aussi apercevoir les influences livresques de sa jeunesse solitaire. On ne trouve pas moins de vingt mentions d’auteurs ayant influencé les plus grands écrivains romantiques, Nathaniel Hawthorne en premier lieu. Ainsi, des hommes comme Walter Scott, François Rabelais ou Goethe sont mentionnés parmi les influences de la littérature dite « américaine » et non plus de la « Nouvelle-Angleterre ».

Les trois contes sont baignés d’humour. Dans « La soirée select » on peut croiser Monsieur On-Dit, qui aurait des origines françaises, s’occupant d’aller raconter des ragots dans toute l’assemblée. Lord Byron quant à lui est devenu tellement gros qu’il en est méconnaissable. Avec surprise on découvre un Walter Scott végétatif dans « La correspondance de P. ». De nombreuses situations comiques donnent un second degré aux événements les plus graves : l’Homme de l’imagination parvient à combattre les démons du passé de cette manière.
 


Conclusion

Le Hall de l’imagination est représentatif des débuts de la littérature américaine. Il est un bonheur de lecture pour qui aime l’atmosphère des récits puritains. Tous les thèmes préoccupant les auteurs américains de l’époque sont présents. Cependant Nathaniel Hawthorne apporte une touche particulière à ses récits : une imagination débordante. Grâce à elle le lecteur s’évade et se questionne. Cependant : « Les gens devraient réfléchir avant de se rendre à une invitation dans le royaume de Nulle Part »


Laëtitia, AS Bib 2011-2012

 

 

Nathaniel HAWTHORNE sur LITTEXPRESS

 

Hawthorne La Lettre écarlate

 

 

 

Article de Cynthia sur La Lettre écarlate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Partager cet article

Repost 0
Published by Laëtitia - dans Nouvelle
commenter cet article

commentaires

Recherche

Archives