Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 07:00

Natsume Soseki, A travers la vitre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Natsumé SŌSEKI
À travers la vitre
Titre original :
Garasudo no naka
Traduit du japonais
par René Ceccatty
et Ryôji Nakamura
Rivages, 1993
éd. de poche 2001


 

 

 

 

 

 

L’auteur

Sōseki est un pseudonyme que l’auteur japonais, Natsumé Kinnosuke (1867-1916), va adopter en 1888. Ce surnom, signifiant « obstiné » semble lui aller parfaitement car il se décrit lui-même dans À travers la vitre comme « trop indocile et trop têtu ».


L’œuvre

Quatrième de couverture : Durant deux mois de l'année 1915 [du 1er janvier au 14 février], Sōseki raconte au jour le jour sa vie d'écrivain, avec les troublantes réminiscences et obsessions qui ont hanté son œuvre. Plus qu'un journal intime, ce récit autobiographique, écrit entre deux crises d'ulcère, dont la dernière devait l'emporter un an plus tard, est une rêverie où les anecdotes poétiques alternent avec des réflexions profondes et brillantes sur l'art, le théâtre, la séduction, la souffrance, la littérature, l'amour, la mort.


Analyse
 
Chacun des 39 chapitres d’À travers la vitre raconte une anecdote différente de la vie de l’auteur, sauf quelques-uns couplés par deux ou trois, qui relatent le même événement.

Le titre À travers la vitre est très significatif de cette œuvre. En effet, la métaphore de la vitre, et de la véranda, se file à travers tous les textes. Comme nous allons le voir, c’est à travers différentes sortes de vitres, parfois réelles mais contraignantes, et surtout fictives et déformantes que l’auteur nous fait partager sa vision du monde. Le fait que l’auteur est contraint de rester chez lui à cette période de sa vie, car il est en convalescence d’une de ses nombreuses crises d’ulcère, augmente son besoin d’évasion.

De plus, il semblerait que Sōseki ait développé une phobie des fenêtres, comme nous le rapportent les auteurs du manga Au temps de Botchan (vol.1), Natsuo Sekikawa et Jiro Taniguchi :

« Soseki craignait le regard des autres. Il s’imaginait toujours que les gens l’observaient et l’épiaient. Depuis son séjour à Londres [d'octobre 1900 à janvier 1903], il avait la phobie des fenêtres. Il était persuadé qu’on l’observait de derrière les rideaux. Dans l’espace ouvert des maisons japonaises, il préférait la véranda aux fenêtres. »

(NB : dans ce roman graphique, les auteurs reviennent sur la vie de l’écrivain au moment où il composait  Botchan, en 1906). Ce qui expliquerait également pourquoi le thème se révèle si omniprésent.

La première « vitre » à laquelle Sôseki nous confronte est une vitre réelle, celle de son bureau, en face de laquelle il écrit :

« Quand je regarde à travers la vitre, je remarque tout de suite des bananiers enveloppés de leur protection contre la gelée, […], mais cela mis à part, pratiquement rien de notable n’entre dans mon champ visuel. Du bureau où je me trouve, le spectacle qui s’offre à moi est remarquablement monotone et remarquablement réduit. »

Ainsi, même si elle lui permet de voir l’extérieur de chez lui, il reste que cette vitre n’est pas un accès sur le monde : « je reste assis tous les jours derrière la vitre et je n'ai pas la moindre idée de ce qui se passe dans le reste du monde ».

La seconde « vitre » que nous offre l’auteur est une vitre sur son quotidien. En effet, le second chapitre s’ouvre sur une scène particulièrement banale de la vie quotidienne : « On m'a dit que quelqu'un me réclamait au téléphone ».

Une vitre sur le monde qui lui est contemporain apparaît alors. Sōseki a vécu durant un grand tournant de l’histoire du Japon : son ouverture au reste du monde et la grande urbanisation qui en découla. Comme bien de ses contemporains, l’auteur va avoir du mal à comprendre et accepter cette modernisation. Elle apparaît dans son texte comme une fatalité que rien ne peut arrêter : au « retour d’une longue pérégrination », « j’ai retrouvé ce quartier considérablement étendu », et, plus loin, « Je voulais admirer les rizières de Waseda comme autrefois. Mais l’endroit avait été urbanisé. ».

Les récits des visiteurs de l’auteur peuvent être vus comme des moyens de voir le monde, comme des vitres sur l’extérieur. Par exemple, un ami d’enfance va le faire voyager dans les différentes provinces (où il a été enseignant) que l’auteur ne connaît pas.

Les « vitres » suivantes vont se révéler être des fenêtres à travers lesquelles la réalité des faits ou des choses va être déformée. Ainsi, la photographie que Sōseki doit faire pour un journal, lui apparaît comme faussant la réelle personnalité d’un homme. Durant la prise du cliché, il s’est forcé à ne pas sourire ; pourtant il a un de ces « sourires affectés » communs à tout le monde dans cette situation.

Seule l’émotion semble pouvoir révéler, au contraire de la photographie et à l’instar d’une vitre ouverte, la vraie nature de l’homme : l’auteur a honte de s’être fait prendre à pleurer, un ami lui fait alors remarquer : « N’est-ce pas, au contraire en temps ordinaire, quand vous contenez vos pleurs, que vous posez ? ».

La mémoire est également présentée comme une vitre fictive et déformante de la réalité passée. Surtout lorsque ces souvenirs ont des difficultés à revenir clairement. Certains vont paraître de façon vivace, et donner lieu à des passages (assez poétiques) de description, comme celle d’un parapluie qu’il utilisait lors d’une de ses promenades : « Bleu noir à reflets d’acier, il avait une armature de huit baleines recourbées et les gouttes qui dégoulinaient commençaient à me mouiller la main, glissant sur le manche de bois naturel. ». Ces descriptions peuvent être vues comme une volonté de justification de la légitimité et de la véracité de ces souvenirs, puisqu’ils viennent d’une mémoire qui semble particulièrement défaillante.

En effet, à chaque fois que Sôseki se remémore son passé, il n’y parvient qu’en partie. Puisque, comme il en fait la remarque, avec le temps, les « précieux souvenirs se faneront peu à peu ». Ses souvenirs les plus marqués ne sont que les réminiscences d’un chant, d’une voix de conteur (« Sa manière de conter était exactement comme autrefois. »), du son d’une cloche, de paysages, « de fumet et de vapeur de ragoût »… ou la gentillesse d’une personne.

Cette difficulté de se rappeler  se répercute sur la vision qu’il a des gens, comme par exemple avec les souvenirs de sa mère qu’il a peu connue (il est né quand elle avait 40 ans et fut placé dans une famille jusqu’à ses 9 ans, puis elle est morte lorsqu’il eut 14 ans) : « J’aimerais écrire ici quelque chose en mémoire de ma mère, malheureusement elle ne m’a légué pour cela que peu de matière. », « elle est morte quand j’avais 13 ou 14 ans, mais l’image que j’invoque de mon passé lointain est toujours celle d’une vieille dame, aussi loin que je remonte dans ma mémoire. ». De même, il ne peut la revoir que dans une seule tenue : un kimono bleu avec fine ceinture noire, que pourtant elle n’a pas dû porter toute sa vie !

Cette difficulté de pouvoir revivre clairement le passé pose une question sur la vérité des souvenirs. En effet, Sōseki va poser le souvenir, dans certains cas, comme une sorte de conte, d’histoire racontée à quelqu’un, qui le re-raconte à son tour : « Je tiens ce récit de ma femme. C’est mon frère qui la lui avait racontée, comme une histoire au coin du feu. ». Mais il peut être vécu, aussi, comme une hallucination, un rêve ne pouvant être réel : « Je me souviens toujours, comme d’une hallucination, de la salle de conteur qui se trouvait à côté de la maison de tōfu », ce qui rend ardue la distinction entre le réel et l’imaginaire.

La maladie. Ce thème qui traverse toute l’œuvre y a une présence légitime puisque Sōseki se bat depuis 1910 avec elle, date de sa première hospitalisation à cause de son ulcère à l’estomac. Elle va devenir une « vitre » à travers laquelle il va devoir vivre. En effet, ses journées vont être rythmées par les soins médicaux dont il fait l’objet : « J’avais l’habitude de garder toujours près de mon coussin, sans me soucier de mes visiteurs, ma montre-gousset afin de ne pas manquer l’heure de mes médications ».

Son 22e chapitre va même être consacré à la maladie et la mort : « Depuis 2 ou 3 années, à peu près une fois par an, je tombe malade. Et lorsque je me suis alité, j’en ai pour environ un  mois avant de me relever. Quant à ma maladie, c’est toujours un problème d’estomac. » On peut y voir une certaine impression de fatalité de la part de l’auteur, et à raison, puisque c’est elle qui va l’emporter en 1916, près d’un an après avoir écrit ce livre.

Il en tire tout de même une certaine ironie : il remarque que, quand il vient de se remettre, il reçoit des avis de décès, alors que rien ne lui arrive quand il est malade :

« Riant amèrement de l’ironie du sort, coiffé d’un haut-de-forme, j’accours en pousse-pousse sur le lieu des obsèques. »
« certains étaient plus jeunes que moi et s’enorgueillissaient de leur santé. »
« L’automne dernier, c’est après m’être rétabli que j’ai assisté à 3 ou 4 obsèques. »
« C’est alors que l’envie me prend de me demander si le destin ne se divertit pas à me railler ».

Autre fait étrange, noté dans un chapitre dédié à ses chats : le troisième (et encore actuel) a eu une maladie qui s’est déroulée en total parallélisme avec celle de son maître : « L’an dernier, juste avant que je ne tombe malade, il a lui-même attrapé une maladie de peau. », puis à mesure que le temps passe : « Je posais sur lui mon regard de convalescent désoeuvré. A mesure que je reprenais des forces, ses poils devenaient de plus en plus touffus ». « Lorsque je compare l’évolution de sa maladie avec la mienne, l’idée me traverse qu’il y a entre elles un lien obscur. Mais tout de suite après, je me dis que c’est absurde et je souris. Quant au chat, comme il ne fait que miauler, je ne sais absolument pas dans quel état d’esprit il se trouve. »

Pourtant même si cette fois-ci, il s’est remis, il est atteint d’une maladie qui s’attarde, qui « se poursuit » : « “ Vivre tant bien que mal ” : j’ai longtemps utilisé cette formule. », « je ne voyais aucune autre expression convenable pour décrire mon état de santé. » Puis, après une discussion avec l’un de ses amis, il va décider de changer de formule : « dès lors, je cessais de dire : “je vis tant bien que mal ”. Je suis passé à “ ma maladie se poursuit ”. ». On voit très bien ici, un transfert du sujet vivant : ce n’est plus Sōseki, c’est la maladie qui vit. Néanmoins, l’écrivain continue de se battre contre elle. Il en fait joliment la remarque dans un passage surprenant où il compare son combat à celui, contemporain, de la Première Guerre mondiale :

« Tout comme l’Allemagne est en guerre contre les Alliés, je suis en guerre contre la maladie. Et si maintenant je puis me permettre d’être assis face à vous, ce n’est pas parce que la paix est revenue, mais parce que je me suis terré dans les tranchées, pour un bras de fer avec la maladie. Mon corps est en pleine guerre. Je ne sais pas quand un incident se produira. ».

 La dépression. Comme la maladie, la dépression va diriger sa vision du monde, et principalement la façon dont il va percevoir la vie et la mort. Cette dépression, Sōseki y est enclin depuis son séjour en Angleterre (qu’il a très mal vécu en raison des discriminations qu’il a pu y subir, notamment). Elles l’ont parfois mené jusqu’aux bords de la folie…  C’est au cours des chapitres 6 à 8 – dans ce dernier une femme le visite afin qu’il écrive sur sa vie –, que l’on retrouve la plus grosse partie de sa réflexion sur la mortalité humaine. Après un récit terrible, elle lui demande de façon détournée si elle doit vivre ou mourir. Il ne sais pas trop quoi lui répondre :

« Si l’on considère que pour un être humain l’essentiel est de vivre, il n’y a pas de mal à la laisser telle qu’elle est. Mais si on évalue l’être humain avec pour critère la beauté ou la noblesse, le problème pourrait se poser en d’autres termes. »


Néanmoins, il finit par lui conseiller de rester en vie. Le fait de côtoyer la mort, notamment à travers l’histoire de cette femme, a permis à l’auteur de se sentir vivant, comme il le dit : « Après avoir entendu ces récits oppressants », il va ressentir une « bouffée d'humanité » qu’il n’avait pas  « connue depuis longtemps ».

Mais la mort reste une angoisse omniprésente chez l’auteur : « je pense constamment au stade auquel je devrais parvenir un jour : la mort ». Sa dépression se manifeste encore dans cet ouvrage lorsqu’il nous y donne sa vision de la mort et de la vie : « Je crois que ce qu'on appelle la mort est plus doux que la vie […] ‘‘la mort est plus précieuse que la vie’’ ces mots ne cessent de me hanter depuis quelque temps ». Cette vie est montrée par l’auteur comme une sorte d’habitude ancrée mais douloureuse : « cette vie même, aussi douloureuse et laide soit-elle ». De plus, on pourrait croire qu’il hait les médecins car il en parle comme des personnes qui « s’ingénient à prolonger » les souffrances dans « un acte aussi proche d'une torture [qui] est toléré comme relevant de l'éthique ». Peut-être ses opérations médicales lui ont-elles laissé de mauvais souvenirs… ?

La mort semble être véritablement omniprésente autour de l’auteur. En effet, il a l’impression que tout le monde meurt autour de lui : lors d’une discussion avec un coiffeur, il apprend la mort de deux personnes en rapport avec son passé. Cela lui procure une drôle d’impression : « De retour chez moi, assis, derrière ma vitre, j’avais l’impression que seuls ce coiffeur et moi étions des survivants. ». Cette impression va également le faire réfléchir sur la raison qui pourrait expliquer pourquoi lui qui est si malade, survit, alors que d’autres plus vigoureux meurent ? Réflexion d’autant plus présente chez l’auteur que son existence fut confrontée à de nombreuses disparitions douloureuses : sa mère s’éteint quand il a 14 ans (1881) ; six ans après, deux de ses trois frères aînés décèdent (1887) ; en 1897, son père meurt et sa femme fait une fausse couche, l’année suivante elle tente de se suicider ; en 1902, l’un des plus proches amis de Sōseki, Masaoka Shiki, meurt ; et en 1911, l’une de ses filles décède en bas âge…

 L’écriture. Le premier chapitre est une sorte d’introduction à l’ouvrage :

« […] on m'a suggéré d'écrire à partir du Nouvel An. C’est pourquoi je vais aborder des sujets si ténus que je dois bien être le seul à m’y intéresser. Quant à savoir jusqu’à quand je tiendrai, cela dépendra autant de la résistance de mon pinceau que de la rédaction du journal : je n’en ai donc pas la moindre idée pour le moment. ».

Il s’agit du journal Asahi Shinbun, qui le suit depuis la parution en feuilleton de Je suis un chat, en 1905, et lui a demandé l’écriture de ce texte, en lui laissant la liberté du sujet.

Elle nous offre également le regard que l’écrivain a sur lui-même. Et notamment son doute sur la légitimité de son écriture qui revient particulièrement souvent dans cette œuvre : « J'ai l'impression qu'en restant immobile derrière ma vitre, je n'ai pas le droit de cité dans un journal » « je suis gêné de remplir la page de pensées aussi oisives que les miennes » ; et quand une femme lui rend visite et le congratule pour ses écrits, il note : « De nouveau, elle couvrit de louanges ce que j'avais commis », « Pourtant je voulais, au fond de moi-même, éviter ce sujet ». C’est également un ancien enseignant qui se veut loin des « mondanités ». Il considère qu’un écrivain et son lecteur sont égaux : « Nous sommes sur un pied d’égalité ».

Mais c’est aussi un regard sur le travail de l’écrivain. À travers la vitre, qui est écrit sous forme de journal (même si une seule date apparaît, qui clôt l’ouvrage), se trouve être une autobiographie. Il est intéressant de noter qu’une des anecdotes racontées par Sōseki, donne lieu à une réflexion sur la biographie (et l’autobiographie). Cela se produit lors d’une discussion avec la femme venue lui demander d’« écrire la triste chronique de son passé ». L’écrivain hésite, car il ne veut pas embarrasser les gens dont il peut être question dans ce récit. Or la femme lui fait remarquer « avec une détermination […] que rien de tel n’était à craindre si l’on s'abstenait d'utiliser les noms réels. » Cette accommodation consistant à remplacer les noms réels se retrouve chez beaucop d’auteurs publiant des récits autobiographiques. Sōseki le fera lui-même dans Botchan et Les herbes du chemin, par exemple.

D’ailleurs, son dernier chapitre revient sur ce thème :

« Jusqu’ici, j’écris en vrac sur autrui et sur moi. En parlant des autres, j’étais hanté par la crainte de les mettre dans l’embarras. En revanche, pour parler de moi-même, je pouvais plutôt respirer à l’air libre. Pourtant, je ne suis pas parvenu à me détacher d’une certaine complaisance à mon propre égard. » ; « je n’aurais pas révélé des défauts qui auraient risqué de me faire perdre la face ».

Sōseki y est honnête et avoue qu’il y aura toujours une vitre [encore une !] entre la réalité de ce qu’a vécu l’auteur et l’écriture à travers laquelle le lecteur en prend connaissance. En effet :

« Quelqu’un a dit : “ Les Confessions de Saint Augustin, les Confessions de Rousseau, les Confessions d’un opiomane anglais… les suivrait-on à la trace, que la vraie vérité en serait absente et que les hommes ne sauraient la rendre. ” »
« Du reste, ce que j’ai écrit n’est pas une confession. »
« C’est le même regard que je pose sur les vétilles que j’ai écrites jusqu’ici, avec l’impression qu’elles viennent d’un autre ; je ne cesse de sourire. »

 
Conclusion

Malgré l’impression très déprimante que peut susciter le texte sur le lecteur à travers les thèmes assez durs qui sont abordés : la maladie, la mort et la mémoire s’évanouissant, l’œuvre contient des moments poétiques et des réflexions drôles.

En effet, le dernier chapitre (qui fait un point sur l’œuvre que le lecteur a entre les mains) est une sorte de « Happy end » : c’est dimanche, les filles de l’auteur jouent dans le jardin autour d’un feu. Comme on fait le ménage dans son bureau, il sort la table sur la véranda (à noter qu’il franchit enfin les quatre murs qui ont encadré l’intégralité de son récit) : « j’ai laissé un moment mon esprit rêvasser en liberté. ». Il en avait besoin, car « à force de rester assis tous les jours, derrière la vitre, j’avais cru que c’était toujours l’hiver, mais le printemps commençait à remuer mon cœur. ». On assiste à la joie qu’il ressent face au changement de saison : du froid, triste et déprimant de l’hiver, on passe au printemps et au renouveau de la chaleur en son cœur. Sōseki semble au cours de ce chapitre, véritablement, renaître sous nos yeux ! Oubliées la maladie, la dépression, la mémoire défaillante ! Il semble de nouveau prêt à voir la vie du bon côté.

 « Maintenant que la sérénité s’est installée dans la maison et dans mon cœur, je vais ouvrir en grand la vitre et j’achève ce texte, en plein ravissement, plongé dans la lumière calme du printemps. Puis je compte faire une sieste, sur la véranda, un coude replié. 

 

 (Le 14 février.) »

 

 
Aurore Langlois, A.S. Bib.

 


 

Natsume SÔSEKI sur LITTEXPRESS

 

 

Natsume Soseki Botchan

 

 

 

Article de Pauline sur Botchan

 

 

 

 

 


 

Natsume Soseki, A travers la vitre

 

 

 Article de Valentin sur À travers la vitre.

 

 

 

 

 

 

 


 

natsume-soseki-couv.jpeg.jpg

 

 

Article d'Anthony sur Oreiller d'herbes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une librairie de référence pour la littérature japonaise : SHOTEN.

 


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Archives