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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 19:00
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Nicola SIRKIS
Les Mauvaises Nouvelles

Editions Jean- Claude Lattès
2005
Version augmentée
et illustrée par Valérie Lenoir














Biographie de Nicola Sirkis sur

http://www.monsieur-biographie.com/celebrite/biographie/nicola_sirkis-2451.php


Intérêt du recueil

Dans ce recueil de treize nouvelles à la fois farfelues, drolatiques et exagérées, comme on voudra, le chanteur s’épanche librement et nous dévoile son univers joliment pervers, sans jamais une once de vulgarité et surtout dramatiquement absurde. Le lecteur croisera entre autres, des filles-éléphants, le Président de la XXe République française, un train sans destination fonçant dans la nuit, un ascenseur mystérieux, un dompteur de puces amoureuses au comportement louche… et même Michel Drucker.

L’auteur prend un vif plaisir au décalage fantaisiste : celui des mots, des situations, du phrasé.

Son style facile à lire, pourrait être qualifié de naïf  ; Nicola Sirkis semble écrire comme s’il s’exprimait à l’oral, un peu à la manière d’un adolescent  : « Le monde, il est brusque et injuste »,  p 157.

Certains de ses détracteurs y verront la complainte éternelle d’un vilain petit canard. Mais malgré les quelques lourdeurs qui transparaissent par instants, rien n’occulte le plaisir de la lecture.

Car Nicola Sirkis cultive le côté provoc’ tout en subtilité : il nous parle de la guerre au Vietnam, de suicide, de la découverte de la sexualité, de la déraison humaine, mais toujours avec une sensibilité soignée parfois touchante par sa prose poétique.

Ces images et représentations très fortes se retrouvent dans ses chansons.

En abordant des thèmes encore tabous ou pas forcément réjouissants, tantôt pudiquement ou de manière délicieusement fracassante (’inceste, la mort, la solitude, l’absence…), l’auteur s’amuse à perdre le lecteur, avec une manière bien à lui, pour mieux le faire sourire ou déprimer.

Avis personnel

Se jouer des critiques, sortir des carcans thématiques sur le mode :  voilà, je te fais pénétrer dans mon monde, et dans mon monde, c’est comme ça, na !, c’est ce qui ressort de ce recueil au final.

Ses Mauvaises Nouvelles ne sont pas si mauvaises que ça :  il y a du sale, du « pas bien », du destroy chic (il faut bien conserver un style), mais j’y ai trouvé surtout des belles curiosités imaginaires, un vague sentiment de perdition au chocolat (il faut bien s’imprégner du bouquet des absurdités de ce monde), et des personnages attachants.

A chaque humeur et à chaque jour sa nouvelle !

Anaïs, 2e année Bib.-Méd.

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Published by Anaïs - dans Nouvelle
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