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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:00

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Nicolas BOUVIER
Il faudra repartir
Payot, 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auteur
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Nicolas Bouvier est un écrivain suisse né en 1929 et mort d'un cancer en 1998. En plus d'être un écrivain, c'est un homme à multiples facettes : poète, journaliste, historien, photographe et conférencier à l'université. Il a voyagé tout autour du monde durant toute sa vie, dès ses 17 ans pour son premier voyage en Laponie, et jusqu'à ses 63 ans pour son dernier voyage en Nouvelle-Zélande ; seul ou accompagné de sa femme Éliane, pour le travail ou simplement par envie.



Son œuvre

Nicolas Bouvier est surtout connu pour son ouvrage L'Usage du monde, publié en 1963 à Genève à compte d'auteur, qui raconte son voyage de Yougoslavie à l'Afghanistan en 1953-1954 avec son ami dessinateur Thierry Vernet, qui illustrera le livre.
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Il a également publié, en 1975, Chronique japonaise qui est le récit de ses trois séjours au Japon, seul ou avec sa femme et, en 1982, Le Poisson-scorpion qui relate son séjour à Ceylan.

Il s'agit de récits de voyages réalisés a posteriori, et non de carnets de voyage au sens strict comme Il faudra repartir.



Le livre

Il faudra repartir a été publié en 2012, chez Payot comme beaucoup de ses ouvrages.

Il s'agit d'une œuvre posthume regroupant sept carnets de voyages inédits rassemblés et présentés par François Laut, auteur de la biographie de Nicolas Bouvier. Connaissant donc bien la vie de ce dernier, François Laut nous la résume en préface, nous racontant par la même occasion le contexte dans lequel on été écrits les carnets suivants et en nous les décrivant comme si on pouvait les voir : « ce carnet cartonné rouge », « un papier à lettres bleu » écrit « à l'encre bleue », « un bloc-notes à spirale à l'épais feutre noir »...

Le titre de l'ouvrage provient d'une citation pleine de poésie de Nicolas Bouvier pendant un voyage en France, dix ans après son premier voyage, en 1958 : « Il faudra repartir, et vous, ravissements, ciels gonflés d'étoiles, poissons, morsures du cœur, lumières embrasantes des regards, échos et prestiges, serez-vous encore là ? »

On trouve également une illustration : une page d'un carnet de son voyage en Indonésie, écrite au crayon à papier de l'écriture presque illisible d'un homme qui écrit beaucoup, avec le dessin de ce qui ressemble à un coquillage, et un poème intitulé « L'hôtel », qu'on retrouve (sans le dessin) dans le livre.



Les voyages relatés dans cet ouvrage sont les suivants :

- Genève-Copenhague, été 1948

- France, 1957-1958

- Afrique du Nord, automne 1958

- Indonésie, été 1970

- Chine, été 1986

- Canada, automne 1991

- Nouvelle-Zélande, été 1992

Ce sont des voyages dont Nicolas Bouvier ne parle pas ou presque pas dans ses autres œuvres. Ils ont la particularité de s'étaler à la fois sur toute sa vie, sur une grande partie du XXe siècle et sur la totalité des continents : Europe, Asie, Afrique, Amérique, Océanie.

Les carnets d'Indonésie et de Chine sont les plus longs avec 38 pages, et le Canada et la Nouvelle-Zélande les plus courts avec 17 et 18 pages.



Particularités

Il s'agit de carnets de voyage presque à l'état pur. Un petit travail éditorial a été fait : enlever certains passages au style trop télégraphique, ajouter des notes explicatives et pour certains passages replacer des paragraphes dans l'ordre chronologique. Les quelques croquis ont été enlevés. Pour le reste, tout y est : poèmes avec des mots raturés, listes de choses à faire, abréviations et écriture télégraphique...

C'est une écriture à l'état brut, sans relecture, sans reformulations, imparfaite mais vivante, immédiate, vraie, qui fait le charme des carnets de voyage et qui permet presque de s'immiscer dans la tête de l'écrivain.



Thématiques

On trouve d'abord un témoignage sur sa vie : voyage initiatique, mise à l'épreuve de soi, évolution à travers les époques... On passe d'un jeune homme empli de rêves qu'il veut réaliser lors de son premier voyage, à un homme mûr, fait, presque blasé, lors de ses derniers voyages, et qui cite Henri Michaux : « Tu t'en vas sans moi, la vie... tu portes ailleurs la bataille ».

Ces carnets représentent également un témoignage historique : des terrains vagues de Hambourg en 1948 aux cafés pieds-noirs d'Oran en 1958, de la pauvreté indonésienne de 1970 aux mutations des campagnes chinoises en 1986...

On trouve enfin un beau panorama géographique : les forêts hollandaises et les parcs d'attractions danois, la campagne française, la blancheur de Rabat, les rizières indonésiennes, les monastères chinois, les forêts enneigées du Canada et les îles néo-zélandaises...



Évolution de sa vie

On peut facilement remarquer une évolution de son écriture au fil des pages, des voyages, du temps.

Durant ses premiers voyages, jeune (de 19 à 29 ans), il y a beaucoup de détails, il découvre et observe tout, il fait beaucoup de descriptions des lieux et des personnes. Il trouve souvent les gens « laids » ou « beaux » par exemple ; il utilise beaucoup d'adjectifs, ce qui lui a été reproché. Il y a de la diversité dans les écrits : il introduit des poèmes, des phrases complètes, des citations d'autres auteurs.

Pendant son long séjour en Indonésie, on constate déjà une écriture moins vivante, moins jeune. Les descriptions sont plus longues, plus poussées, il y a plus de jugement, de réflexions personnelles, voire philosophiques. Il y a également une certaine noirceur, suite à sa dépression pendant ce séjour.

Il s'agit le plus souvent d'une description de son quotidien plutôt neutre, il y a peu de sentiments personnels, ou alors ils sont exprimés à travers des poèmes ou quelques phrases. Ce n'est pas un journal intime, mais des notes sur ce qui lui semble important sur le moment.

Plus vieux, on remarque aisément ses problèmes de santé. Il dort mal, il se blesse à la jambe (mal qui lui restera jusqu'à la fin de sa vie). Il devient plus « blasé », moins enthousiaste ; même s'il apprécie toujours les nouveaux paysages, ils sont décrits plus rapidement.

La fin du dernier carnet résume bien son quotidien à la fin de sa vie et de ses voyages : « Mangé au motel (vins tous délicieux), écrit, lu, dormi. Fin de ce carnet. »


Marine D., 2e année édition-librairie

 

 

Nicolas BOUVIER sur LITTEXPRESS

 

Nicolas Bouvier Journal d Aran

 

 

 

Article de Fanny sur Journal d'Aran

 

 

 

 

 


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Article de Marion sur L'Usage du monde






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Article de Joséphine sur Le Poisson scorpion






Nicolas-Bouvier-L-usage-du-monde.gifNICOLAS-BOUVIER-CHRONIQUE-JAPONAISE.gif



Articles de Nicolas et Mathieu sur L'Usage du monde et Chronique japonaise

 

 

 

Bouvier, Le Vide et le plein

 

 

 

Article de Lysiane sur Le Vide et le plein.

 

 

 

 

 

 

 

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Article de Charline retraçant l'Itinéraire de Nicolas Bouvier.
 

 

 

 

 

 

 

 

 



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