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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 07:00

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Nikolaï Vasilievitch GOGOL

Le Journal d'un fou

J'ai Lu

Librio, 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Gogol


Le Journal d'un fou
 
Cette nouvelle d'une trentaine de pages paraît en 1835 dans un recueil intitulé Arabesques. Le personnage de Gogol, Proprichtchine, s'incrit en tant que contemporain de l'auteur, à une période où une forte répression, un conservatisme poussé à l'extrême et la corruption de l'administration russe sévissaient sous le règne de l'Empereur Nicolas 1er. C'est dans cet univers glacial qu'évoluent à la fois l'anti-héros et la folie qui le ronge.


L'anti-héros amoureux
 
Dans ce récit « en lambeaux », présenté sous forme de journal intime fragmenté, Proprichtchine un modeste fonctionnaire du Ministère, d'âge moyen, nous dévoile peu à peu ses secrets, ses désirs et ses peines. Pris de passion pour la charmante et élégante Sophie, la fille de son directeur, il va voir son existence prendre une tournure tragique.


Il vit dans un appartement avec sa domestique finnoise Mavra, une vie subie, plate, terne et faite essentiellement de déplaisirs. Les seules échappatoires qui le consolent encore au début de la nouvelle sont le théâtre et l'écriture. Ambitieux, l'anti-héros montre tout de même sa détermination à poursuivre et à pister les moindres dires, faits et gestes de sa promise. Méprisant et fier, il exécute ses tâches de l'ordre de la taille de crayons et du classement de dossiers. Jaloux de la condition sociale de ceux qu'ils l'entourent, il critique la hiérarchie, le peuple et les nobles, et doit faire face à une union impossible.

 

Le Roi d'Espagne
 
Les prémices de la folie sont notables dès les premières pages : Proprichtchine comprend une conversation tenue par deux chiens. L'un d'entre eux est le chien de Sophie. S'ensuivent quelques péripéties et Proprichtchine dérobe finalement la correspondance épistolaire des deux animaux. De nombreux éléments l'amènent à en lire toujours plus, l'intéressent, le passionnent mais pour mieux l'anéantir. Il comprend que sa chère Sophie est en fait amoureuse et promise à un gentilhomme de très bonne famille. Cette nouvelle l'accable le renvoyant à sa misérable condition sociale.


La lecture se fait alors plus effrénée en raison de la montée en puissance de la folie du personnage. Elle se caractérise par des idées farfelues, des propos irrationnels et se traduit dans le texte par l'incohérence des dates, des mois, des années. La folie dévoile son vrai visage quand Proprichtchine se persuade d'être le Roi d'Espagne, et quand il devient un danger pour les autres et pour lui-même au point qu'il porte finalement la camisole.


Ce que c'est que d'être fou
 
La folie, état difficile à définir, peut se traduire par le bouillonnement de nombreuses idées et d'anarchiques pensées au sein d'un même individu. 

 

Ici, on peut comprendre que la folie est un refuge, un moyen de sortir de soi et de ne plus se confronter à une réalité désastreuse. Certes, on a donc tous un petit grain de folie, mais Proprichtchine a succombé à la tentation de cette amère et dangereuse douceur.


Une critique sociale par la folie ? Ou la folie d'un homme et le dégoût de la vie ?


Chloé Chevalier, 1ère année Éd.-Lib.

 

 

 

 

GOGOL sur LITTEXPRESS

 

Gogol Nouvelles de Petersbourg

 

 

 

 

 

Article d'Anaïs sur Nouvelles de Pétersbourg

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Published by Chloé - dans Nouvelle
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