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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 07:00

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OGAWA Yōko

小川洋子
La mer


 Umi, 2006
Traduction
Rose-Marie Makino-Fayolle
Actes Sud, 2009





 

 

 

 


Biographie

Ogawa Yōko est une romancière et novelliste japonaise, née en 1962 à Okayama. Après ses études, elle s'est tout de suite mise à l'écriture et sa production est assez importante : on trouve 22 de ses œuvres traduites en français et 14 ne sont pas encore traduites. Elle a remporté cinq prix littéraires, dont le prestigieux prix Akutagawa pour La Grossesse en 1991. Elle a été particulièrement influencée par les auteurs japonais Junichirō Tanizaki et Haruki Murakami et les Américains Truman Capote, F. Scott Fitzgerald et Raymond Carver.



La mer

La mer est un recueil de sept nouvelles : « La mer », « Voyage à Vienne », « Le bureau de dactylographie japonaise Butterfly », « Le crochet argenté », « Boîtes de pastilles », « Le camion de poussins » et « La guide ».

Parues entre 2001 et 2006, elles ont été réunies dans ce recueil en 2009. Elles sont de tailles variables, certaines très courtes (deux pages) et d'autres assez longues (36 pages) et sont écrites dans un style très simple, poétique et imagé.

Les personnages n'ont presque jamais de nom (on retrouve seulement les prénoms féminins Izumi et Kotoko) ; ils sont désignés par leur statut dans l'histoire, de façon très simple s'ils ne peuvent pas être confondus avec d'autres personnages (« l'homme ») ou de façon plus précise (« le petit cadet »). Ils sont de tous âges : fillette, jeune homme, jeune adulte, adultes, personnes âgées...



Thèmes

Ce recueil de nouvelles couvre deux thèmes généraux.

On trouve tout d'abord le thème du voyage, du déplacement : il y a presque toujours des moyens de déplacement dans les nouvelles, comme le train, l'avion, le tramway, le bus, le camion, le vélo, le taxi, le bateau... Le prénom Izumi, de la première nouvelle « La mer », est d'ailleurs également celui d'un célèbre croiseur japonais de la guerre sino-japonaise.

Dans la nouvelle « Voyage à Vienne », on trouve le thème du pays lointain, d'un autre monde. Il s'agit d'un voyage dans l'espace, du Japon à l'Autriche, mais aussi dans le temps, avec la veuve Kotoko qui confie à la narratrice le souvenir de son ancien amant.

 « Le crochet argenté » se déroule entièrement dans un marine liner, un train japonais. Là aussi le voyage se fait également dans le temps avec la narratrice qui se replonge dans son enfance, qui se remémore sa grand-mère qui tricotait – tout comme la vieille dame du train – et qui avait essayé de lui apprendre le tricot, alors même qu'elle rentre chez elle pour célébrer l'anniversaire de sa mort.

Dans « Boîtes de pastilles », tout se passe dans un autobus scolaire. C'est un voyage magique pour les enfants qui sortent du quotidien avec le tour des pastilles que leur joue le conducteur.

C'est le camion de poussins dans la nouvelle du même nom qui change le quotidien et la vie des deux personnages : la fillette retrouve sa voix et le narrateur la reçoit comme un cadeau.

« À ce moment-là, un petit camion apparut au loin sur le chemin. Se prenant les roues dans les ornières, il avançait poussivement en bringuebalant. Sortant peu à peu du nuage de poussière et de la lumière du soleil, il se rapprochait avec un chargement serré, doux et vaporeux, aux couleurs variées. L'homme et la petite fille se levèrent en même temps. Ce chargement, peu assorti à l'aspect vieillot du camion, était coloré de jolis motifs marbrés de rose, de jaune, de bleu et de rouge mêlés. De plus, les motifs bougeaient continuellement, sans s'arrêter un seul instant. Bientôt leur parvinrent des piaillements tellement bruyants qu'ils recouvraient le bruit du moteur. Et le camion, passant entre l'homme et la petite fille, continua sa route. »

Enfin, c'est dans la dernière nouvelle « La guide » que l'on trouve le plus de moyens de transport pour la visite guidée : bus, bateau, taxi. C'est de plus une journée extraordinaire pour le narrateur et l'ancien poète, complètement hors du temps.



Le second thème, celui des sons, des mélodies, s’associe au premier : les sons font souvent voyager, s'évader les personnages.

Dans « La mer », c'est le son de l'instrument imité par le petit cadet qui fait rêver et voyager le narrateur :

« Ce que j'entendis ne fut pas un sifflement ni un chant, plutôt un son léger mais ferme. Il joignait le soulagement d'être arrivé après de longues heures au fond de la mer à l'illimité de voyager encore plus loin. J'ai essayé d'imaginer la silhouette du petit cadet debout au bord de la mer. Les deux pieds prenant solidement appui sur le sable, les paumes enveloppant doucement la vessie. La brise, comme si elle avait trouvé un repère, était attirée par lui. Le vent qui avait traversé la mer était à la recherche de la tiédeur de ses paumes. Ses lèvres, exactement comme si le meirinkin était là, continuaient à faire vibrer les ténèbres. Elles avaient exactement la même forme que celles d'Izumi que j'aimais tant. »

Dans « Le bureau de dactylographie japonaise Butterfly », le bureau du gardien des caractères d'imprimerie est isolé du reste de l'entreprise par le bruit des machines, alors que ni le bruit des machines ni les bruits extérieurs ne parviennent dans ce bureau. Il devient alors comme un autre monde, dont la narratrice veut sans cesse s'échapper.

« Le camion de poussins » montre à quel point une simple voix peut changer la vie d'une personne, voix que la fillette retrouve grâce aux poussins multicolores du camion.

Enfin, dans « Boîtes de pastilles », le trajet est marqué par le bruit des boîtes de pastilles qui remuent dans les poches du conducteur, avec l'onomatopée « kata, kata ».



Conclusion

Pour finir, nous pouvons trouver un point commun à toutes les nouvelles du recueil : quelqu'un apporte quelque chose à quelqu'un d'autre, chaque nouvelle rencontre change notre vie d'une certaine façon et nous apporte quelque chose, un souvenir (matériel ou non), une autre vision des choses. Ce point commun est illustré par la phrase de l'ancien poète, le titre qu'il donne à la journée qu'ils ont vécue dans la nouvelle « La guide » :

« Il n'y a personne qui n'ait pas de souvenirs. »


Marine, 1ère année Édition-Librairie

 

OGAWA Yoko sur LITTEXPRESS

 

OGAWA YOKO Parfum de glace

 

 

Article de Tiphaine sur Parfum de glace.

 

 

 

 

 


 

Ogawa Yoko Cristallisation secrete

 

 

 

 

Article de Lola sur Cristallisation secrète.

 

 

 

 

 

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Article de Maëla sur L'Annulaire.

 

 

 

 

 

 

Yoko Ogawa, Amours en marge 1

 

 

 

Article de Sara sur Amours en marge

 

 

 

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article de Clémence sur La Petite Pièce hexagonale

 



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article de Kadija sur Une parfaite chambre de malade,

 

 

 

 

 

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Articles de  E.B.,  Delphine Marie,  Maylis sur Les Paupières

 

 

 

 

 

 

 

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Article de G. sur La Bénédiction inattendue.

 

 

 

 

 

 

 

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Articles de Marie, d'Axelle, de Laura sur Le Musée du silence.

 

 

 

 

 

 

 

 

OGAWA La Grossesse

 

 

 

Article de  Sandrine sur La Grossesse

 

 

 

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Published by Marine - dans Nouvelle
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