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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:00

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Présentation

Ogawa Yōko est une romancière, nouvelliste et essayiste japonaise. Elle a reçu de nombreux prix pour ses différentes œuvres. Publiée dans le milieu des années 1990 en France par Actes Sud, elle a un style caractérisé par l’utilisation de la première personne du singulier. Dans ses œuvres, elle utilise les sentiments et les motivations du narrateur en rappelant les souvenirs de celui-ci.

Ses sources d’inspiration sont multiples, comme certains auteurs classiques de son pays d’origine, Jun'ichirō Tanizaki ou encore Haruki Murakami. Du fait de ses études en littérature anglo-saxonne, on trouve dans ses nouvelles l’influence de grands auteurs américains tels Francis Scott Fitzgerald, Truman Capote, Raymond Carver et Paul Auster.

Son premier roman court (novella), La Désagrégation du papillon, est publié en 1988 et reçoit les Prix Tanizaki, Izumi, Yomiuri, et Kaien. Elle a également remporté le prestigieux Prix Akutagawa pour La Grossesse en 1991.

Au premier abord, son style d’écriture peut paraître simple mais cache en réalité une intense réflexion. On ne trouve pas de longs passages descriptifs dans ses nouvelles, les explications sont toujours claires. Elle utilise des mots simples qui font vivre le récit, lui donnent une certaine consistance. Les personnages paraissent à première vue normaux. Pourtant, on s’aperçoit, au fil de l’histoire, que leur vie n’est pas aussi banale qu’elle le laisse paraître car des vices enfouis apparaissent au grand jour sans autre explication que celle de notre interprétation personnelle. Ogawa Yōko nous propose une analyse scientifique, neutre et précise, d’événements inexpliqués tout en laissant une place importante à notre imagination.



Biographie

Ogawa Yōko est née le 30 mars 1962 à Okayama. Elle a grandi dans une famille chrétienne. Durant son adolescence, elle a été fortement marquée par la lecture du Journal d’Anne Frank. Elle étudie par la suite à la Faculté des Lettres de l’Université Waseda, un établissement prestigieux de Tokyo. Après son diplôme, elle travaille comme secrétaire pour la Kawasaki Medical School à Kurashiki. Elle se marie en 1986 et commence alors à écrire. Kawabata Yasunari (prix Nobel de littérature 1968) a été une source d’inspiration pour elle et elle retient de lui sa devise : « Il est plus facile d'entrer dans le monde des démons que dans celui des choses réelles ».

Elle obtient rapidement un vif succès au Japon. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans un célèbre magazine littéraire américain, le New Yorker. C’est l’une des seuls auteurs japonais à avoir été publiée dans ce magazine avec Murakami Haruki et Ōe Kenzaburō.

 

Édition et traduction

Ses romans ont été traduits dans de nombreuses langues : en français, allemand, italien, grec, espagnol, catalan, chinois, coréen et récemment en anglais. Son professeur de littérature à l’université, Motoyuki Shibata, traducteur de Paul Auster en japonais, a traduit la première œuvre d’Ogawa en anglais.

En France, Ogawa Yōko est publiée chez Actes Sud et plus récemment dans la collection de poche d’Actes Sud, Babel. Elle est traduite par Rose-Marie Makino-Fayolle. Cette dernière est titulaire d’une maîtrise de japonais à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) et a dirigé pendant quinze ans la section « Lettres Japonaises » d’Actes Sud.

Pour la traduction anglaise, il s’agit de Stephen Snyder qui s’est aussi chargé de traduire Haruki Murakami. Les livres d’Ogawa Yōko sont publiés aux éditions Picador aux États-Unis et chez Harvill Secker au Royaume-Uni.

 

Bibliographie (fictions courtes)

 Novella

Une parfaite chambre de malade (Kanpeki na byōshitsu, 9/1989; Actes Sud 2003)

La Désagrégation du papillon (Agehachō ga kowareru toki, 9/1989; Actes Sud 2003)

La Piscine (Daivingu puru, 8/1990; Actes Sud 1995)

La Grossesse (Ninshin karendā, 2/1991; Actes Sud 1997)

Les Abeilles (Domitorī, 2/1991; Actes Sud 1995)

L'Annulaire (Kusuriyubi no hyōhon, 10/1994; Actes Sud 1999)

La Petite pièce hexagonale (Rokkakukei no kobeya, 10/1994; Actes Sud 2004)

 
Nouvelles

Un thé qui ne refroidit pas (Same nai kōcha, 8/1990; Actes Sud 1998)

Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie (Yūgure no kyūshoku shitsu to ame no pūru, 2/1991; Actes Sud 1998)

Tristes revanches (Kamoku na shigai, midara na tomurai, 6/1998; Actes Sud 2004)

La Bénédiction inattendue (Gūzen no shukufuku, 12/2000; Actes Sud, 2007)

Les Paupières (Mabuta, 3/2001; Actes Sud, 2007)

La Mer (Umi, 10/2006; Actes Sud 2009)

 

Critiques

« Dans cet ensemble de courts récits, Yōko Ogawa s'interroge sur l'écriture, le sens des mots et le mystère de l'inspiration. Un semblant d'autobiographie est esquissé, mais, comme toujours chez cette auteur portée par la grâce, l'incongru vient bousculer le réalisme, apportant de la fantaisie comme de l'inquiétude. »

Christine Ferniot – Télérama n°3243

 
« Yokô Ogawa aime ces moments où tout bascule, où le bizarre infiltre le quotidien, où le malaise pollue l'atmosphère. Chacune de ses histoires regarde vaciller des personnages faussement ordinaires, attirés par la chaleur ouatée de mondes parallèles qui s'apprêtent à les laminer. Une fillette tente de sauver un ouvrier obèse, qui s'est avachi sur sa balançoire parce que sa cheville est cassée. Une autre brave l'interdit de sa mère et ouvre la porte à une inconnue, qui lui prépare un bouillon cannibale. Un garçonnet accepte de porter sur son dos un vieillard fabriquant des loirs en peluche miteux. Maléfiques et régéné­ratrices, d'étranges ondes courent entre les générations. Yokô Ogawa admire Haruki Murakami, et cette révérence est palpable à tous les coins de mots. Sa langue est simple, hypnotique, presque ricanante, et toujours inquiétante. »

Marine Landrot – Télérama n°3243

 
« Reconnue dans son pays où elle reçut le prix Akutagawa, Yôko Ogawa aime sans pathos ni passion « montrer qu'il y a dans le cœur de l'homme une cruauté inconsciente ». Implacable, elle écrit comme on tient la note, jusqu'à exténuation du son. Féroce, elle met en scène et en moiteur l'ambigu de personnages mi-anges, mi-bêtes. Subtile, elle ourle ses récits de détails traumatisants et d'ellipses orageuses. Onirique, elle désincarne ses personnages pour donner de leur corps la stricte vie intérieure. Les textes courts et tous traduits de cette femme mystérieuse qui vit là-bas, de l'autre côté des mers, donnent une folle envie de découvrir les longs romans qu'elle écrit aujourd'hui, de l'entendre tenir la note jusqu'à l'assourdissement, épaissir le laconisme et tirer du noir des cris de beauté encore et encore et encore... »

Catherine Argand – Lire (01/06/1999)

 
Dans ces critiques, on constate qu'un style sombre et inquiétant ressort quand un élément perturbateur et hors du commun apparaît. L'écriture enivrante de Yokō Ogawa réussit à tenir l'intrigue jusqu'à la fin de la nouvelle.

 

Conclusion
 
Ogawa Yōko a réussi à s’imposer dans la littérature japonaise contemporaine parmi les autres auteurs de sa génération. Grâce à son style, elle est aujourd’hui mondialement connue, presque à l’égal de Murakami Haruki.
 
Elle résume ainsi la philosophie de son œuvre :

« Je souhaite révéler à travers mes récits la face cachée de l'homme, la faiblesse et la sauvagerie qui sont en chacun de nous. Je n'ai jamais considéré qu'il existait une morale : le beau et le laid, le bien et le mal, le blanc et le noir ne s'opposent pas, ils se côtoient, s'emmêlent de façon très équivoque. Je m'intéresse à la limite vaine qui est censée les séparer. »
 

Margot, Coline, Samuel, 1ère année bibliothèques


Sources

http://ja.wikipedia.org/wiki/%E5%B0%8F%E5%B7%9D%E6%B4%8B%E5%AD%90

http://www.evene.fr/celebre/biographie/yoko-ogawa-16052.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C5%8Dko_Ogawa

http://www.lexpress.fr/culture/livre/yoko-ogawa-yokotawada-yuko-tsushima-rieko-matsuura-banana-yoshimoto-la-releve-des-romancieres-japonaises_1090175.html

http://www.maisonantoinevitez.com/loges/traducteurs3.php?actu_date=CAT&traducteur_id=123&traducteur_infocivil=Makino-Fayolle%20Rose-Marie&auteur_id=37&auteur_nom=Betsuyaku&auteur_prenom=Minoru&ecrit_pays=Japon&oeuvre_en=0&oeuvre_id=79&oeuvre_titretraduit=A%20et%20B%20et%20une%20femme

 
Critiques

http://www.telerama.fr/livres/la-benediction-inattendue,78549.php

http://www.telerama.fr/livres/les-lectures-des-otages,78540.php

http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-annulaire_803325.html

 

OGAWA Yoko sur LITTEXPRESS

 

Ogawa Yoko La mer

 

 

Article de Marine sur La Mer.

 

 

 

 

 

 

 

OGAWA YOKO Parfum de glace

 

 

 

Articles de Laura et de Tiphaine sur Parfum de glace.

 

 

 

 

 


 

Ogawa Yoko Cristallisation secrete

 

 

 

 

Article de Lola sur Cristallisation secrète.

 

 

 

 

 

ogawa tristes revanches

 

 

 

Articles de Marie et d'Alice sur Tristes revanches

 

 

 

 

 


Ogawa-l-annulaire.gif

 

 

 

 

Article de Maëla sur L'Annulaire.

 

 

 

 

 

 

Yoko Ogawa, Amours en marge 1

 

 

 

Article de Sara sur Amours en marge

 

 

 

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ogawa002.jpg



article de Clémence sur La Petite Pièce hexagonale

 



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ogawa.jpg

 

 

article de Kadija sur Une parfaite chambre de malade,

 

 

 

 

 

ogawa-Paupieres.jpg

 

 

 

 

Articles de  E.B.,  Delphine Marie,  Maylis sur Les Paupières

 

 

 

 

 

 

 

benediction-inattendue.jpg

 

 

 

 

Article de G. sur La Bénédiction inattendue.

 

 

 

 

 

 

 

museedusilence-copie-2.jpg

 

 

 

Articles de Marie, d'Axelle, de Laura sur Le Musée du silence.

 

 

 

 

 

 

 

 

OGAWA La Grossesse

 

 

 

Article de  Sandrine sur La Grossesse

 

 

 

 

 

 

 

  Ogawa Yoko La marche de Mina

 

 

 

 Article de Laurence sur La Marche de Mina.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Margot, Coline & Samuel - dans fiches auteurs
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