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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 07:00

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OGAWA Yoko
Cristallisation secrète
 

Traduction de

Rose-Marie Makino-Fayolle

Actes Sud

Lettres japonaises, 2009

 

 

 

 

 

Quelques éléments biographiques

Yoko Ogawa est née en 1962 à Okayama. Elle fait ses études de littérature anglaise et américaine à l’université Waseda de Tokyo dont elle est diplômée. Son professeur, Motoyuki Shibata, lui fait connaître Paul Auster, dont il est le traducteur japonais, et dont le roman  Moon Palace a eu une grande influence sur Ogawa. Elle est l’auteur de nombreux romans, nouvelles et essais et a remporté de nombreux prix littéraires, dont le prix Kaien pour sa première nouvelle, La désagrégation du papillon, et la prestigieuse récompense Akutagawa (équivalent du Goncourt) pour son livre La Grossesse. Il faut savoir que Yoko Ogawa a été très influencée par des écrivains japonais comme Junichiro Tanizaki ou Haruki Murakami, mais aussi par des écrivains américains tels que F. Scott Fitzgerald, Truman Capote et Raymond Carver. Son œuvre déjà importante, une vingtaine de romans, occupe une place indéniable dans la littérature contemporaine. Tous ses romans sont traduits par Rose-Marie Makino-Fayolle. Ces livres, traduits dans le monde entier, ont fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques. On y retrouve des thèmes comme la volonté de garder la trace des souvenirs du passé, conjuguée à l’analyse minutieuse des sentiments de la narratrice, qui débouche souvent sur des déviations, des perversions.

 Elle écrit Cristallisation secrète en 1994, mais le roman ne sera édité en France qu’en 2009, 15 ans plus tard, chez Actes Sud.



Un court résumé

« Je me demande de temps en temps ce qui a disparu de cette île en premier.

– Autrefois, longtemps avant ta naissance, il y avait des choses en abondance ici. Des choses transparentes, qui sentaient bon, papillonnantes, brillantes… Des choses incroyables dont tu n’as pas idée, me racontait ma mère lorsque j’étais enfant.

– C’est malheureux que les habitants de cette île ne soient pas capables de garder éternellement dans leur cœur des choses aussi magnifiques. Dans la mesure où ils vivent sur l’île, ils ne peuvent se soustraire à ces disparitions successives. Tu ne vas sans doute pas tarder à devoir perdre quelque chose pour la première fois.

– Ça fait peur ? lui avais-je demandé, inquiète.

– Non, rassure-toi. Ce n’est ni douloureux ni triste. Tu ouvres les yeux un matin dans ton lit et quelque chose est fini, sans que tu t’en sois aperçue. Essaie de rester immobile, les yeux fermés, l’oreille tendue, pour ressentir l’écoulement de l’air matinal. Tu sentiras que quelque chose n’est pas pareil que la veille. Et tu découvriras ce que tu as perdu, ce qui a disparu de l’île. » (p. 9)

 

Ainsi débute ce roman, sur la douce disparition des choses. La narratrice vit sur une île dont on ne sait rien, sauf qu’elle est coupée du monde et que les objets y disparaissent progressivement. La narratrice a grandi, elle est devenue romancière. Ses parents sont morts et elle vit désormais seule dans la maison familiale, passant son temps entre l’écriture de ses romans et  ses visites à celui qu’elle appelle le « grand-père », un vieil homme qui vit seul sur son ferry qui, jadis, reliait l’île au monde extérieur. Privé d’emploi quand les bateaux ont disparu, le grand-père a préféré continuer à vivre sur le ferry abandonné.

Vient la première disparition à laquelle nous assistons : celle des oiseaux, qui disparaissent physiquement puis, mentalement, en s’effaçant de la mémoire des gens. Sur l’île, d’inquiétants camions bâchés se mettent à sillonner les rues, traquant la poignée d’habitants de l’île qui sont doués de mémoire, et qui n’ont pas été touchés par le phénomène des disparitions. Après le grand-père apparaît un deuxième personnage important, prénommé R., qui est l’éditeur de la narratrice. Il fait justement partie de ces quelques personnes chez qui la mémoire des objets ne s’efface pas.

Ainsi, les disparitions vont se succéder, s’accélérer même : roses, aliments, graines, calendriers, photos… autant de choses qui laissent le cœur de la narratrice « plein de cavités ». Face à cette menace, l’inquiétude gagne les esprits. Mais la plupart des gens s’accommodent, vivant dans la peur et dans l’angoisse d’être emmené par les traqueurs de souvenirs. La narratrice, aidée du grand-père, prend alors la dangereuse décision de cacher chez elle son éditeur R., sous le plancher.

 La vie du trio s’organise tant bien que mal (le grand-père est venu vivre chez la jeune femme), dans la méfiance et la peur perpétuelles. Les choses, de plus en plus vitales, continuent de disparaître, et la nature elle-même se déchaîne : la neige ne fond plus et un tremblement de terre terrible secoue l’île, engloutissant le vieux ferry. La situation empire vite et le jour où les livres disparaissent, les mots n’ont plus aucune signification dans l’âme de la narratrice qui ne parvient plus à former des phrases et arrête donc son activité d’écriture. Quelque temps après, les habitants voient disparaître leur jambe droite, perdant ainsi jusqu’à leur intégrité physique. La fin semble proche, inéluctable, et l’on devine que les altérations du corps ne font que commencer. Et plus la narratrice renaît difficilement au monde de l’écriture (c’est R. qui lui enjoint de continuer à écrire pour ne pas oublier), plus son enveloppe charnelle se disloque.



Construction du roman et écriture de Yoko Ogawa

Mise(s) en abyme

Yoko Ogawa construit son roman sur un jeu de double narration. En parallèle de l’histoire « réelle » se tisse l’histoire « fictive », celle que la narratrice écrit. Le lecteur va comprendre petit à petit que ce récit fait étrangement écho à la situation vécue sur l’île. Dans son livre, la narratrice met en scène une dactylo qui se trouve sous l’emprise d’un inquiétant professeur. La dactylo, un jour, perd sa voix et devient totalement tributaire de sa machine à écrire, qui lui permet de communiquer. Après quelques cours de dactylographie et une impression étrange, presque hypnotisante, que le professeur produit sur elle, sa machine à écrire commence à se détraquer. Les deux personnages, conduits à se retrouver seuls, deviennent amants. Leur relation va vite dériver jusqu’au jour où celui qui est devenu son « maître » l’emmène dans le grenier d’un clocher oublié et lui explique alors qu’il a emprisonné sa voix dans l’instrument.

Ainsi, progressivement, l’existence de la jeune personne s’effrite. Muette, elle ne peut appeler au secours et devient l’esclave du professeur qui l’emprisonne dans ce grenier. Ce dernier finit par se lasser de sa présence, ce qui entraîne le dépérissement de son élève. Lentement, son corps et ses sensations adhèrent de plus en plus à cette petite pièce dans laquelle elle est détenue. C’est comme si son être se liquéfiait, qu’elle devenait transparente et que le silence l’absorbait.

« C’est peut-être la preuve que j’adhère de plus en plus à cette pièce. Les sentiments que j’avais dans le monde extérieur ont dégénéré et se sont métamorphosés en quelque chose d’adapté à cet endroit […] Je n’arrivais déjà plus à me souvenir de la sensation que l’on éprouve quand on existe […] Mon existence était rapidement aspirée vers un endroit inaccessible. » (p.325 à 333).
 
Ce roman dans le roman met donc lui aussi en scène le phénomène des disparitions. Un mécanisme narratif se met en place et les deux histoires vont alterner chapitre après chapitre, sans pour autant perdre le lecteur, qui saisit d’autant plus la subtilité de la mise en abyme, des mises en abyme qui se multiplient. Un exemple : il y a des similitudes entre les situations de R. et de la dactylo, tous les deux enfermés pour une durée indéterminée, seuls.

« Je l’ai observé un moment de dos en silence. Était-ce une illusion de penser que son corps avait rétréci petit à petit depuis qu’il s’était caché ici ? Sa peau qui n’était jamais exposée au soleil était devenue blanche, et il avait sans doute maigri […] mais ce que je ressentais, n’était pas un changement d’ordre rationnel, plutôt une altération de dimension beaucoup plus abstraite. […] Peut-être était-ce la preuve que son corps s’était adapté à la chambre cachée ? »

Yoko Ogawa réussit à faire cohabiter les deux récits avec habileté, et elle les fait se recouper à la fin du livre avec une grande adresse.



Écriture de l’onirisme et concision poétique

Ce travail de mise en abyme de l’auteure me conduit à vous parler un peu de son écriture, si particulière. On retrouve en filigrane dans ce roman l’impression d’étrangeté propre aux auteurs japonais. L’écriture est fluide et poétique, frôlant la limite entre le rêve et la réalité. Un critique parlait de roman « kafkaïen », je trouve que cela correspond plutôt bien à l’atmosphère du roman : sinistre, dérisoire, sans issue, et sur laquelle il est difficile de mettre des mots. Le lecteur est dans l’incompréhension face à une situation inhabituelle et angoissante qui le déroute. L’écriture de Yoko Ogawa parvient à retranscrire ce flou qui demeure tout au long du roman.

Son récit est imprégné d’un calme oppressant, de lourds silences qui dérangent. L’atmosphère est étrange, onirique presque. La narration est très douce, et pourtant l’ambiance sur l’île est celle d’une guerre. Il y a un contraste entre cette écriture et l’univers grave et pesant engendré par son style. En effet, le roman est écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit. Les adjectifs vont se faire de plus en plus rares et les métaphores deviennent progressivement invisibles. Tout est dans cet art de la suggestion, du sous-entendu, que Yoko Ogawa sait si bien manier, avec sa langue sobre, épurée. Elle  se contente simplement de laisser des indices, sans être trop explicite.

 Cette exigence totale de l’écriture, d'une économie et d'une acuité remarquables, donne d’autant plus de force à cet univers obsédant. Pourtant, si son style est celui d’une apparente simplicité, sans longues descriptions, derrière cette surface lisse, se cachent des fêlures, des mystères inexplicables, des contradictions, des obsessions.

 

Des thèmes obsessionnels  à la métaphore des régimes totalitaires : vers une réflexion sur le pouvoir des mots

Dans Cristallisation secrète, on peut dégager quelques grands thèmes, d’ailleurs récurrents dans toute l’œuvre de Yoko Ogawa, tels que le fétichisme, la perversion insidieuse, la mémoire et le souvenir, l’oubli, la disparition et la mort.



Mémoire, souvenir, oubli, disparition, des thèmes obsessionnels

Souvent, au cours de l’histoire, la narratrice se souvient qu’enfant, sa mère cachait les objets disparus dans un tiroir à la cave. Si sa mère se souvenait du sens, de l’utilisation des choses disparues, elle, avait tout oublié. Au début, ce sont des objets banals qui disparaissent : rubans, grelots, timbres… Personne ne peut prévoir ces amputations. Le jour où s’efface un objet, l’atmosphère se fait particulière, silencieuse. Une sombre force pousse les habitants à se réunir pour brûler ou faire disparaître tout ce qui concernait l’objet disparu. Ces disparitions sont suivies de l’effacement du souvenir de l’objet dans la mémoire des gens. Se souvenir devient alors un tourment, un ennui, alors que la disparition n’est ni douloureuse, ni contraignante.

La mécanique affolante de ces éliminations semble parfaitement orchestrée. Cette acceptation des habitants de l’île face aux étranges phénomènes qui s’y déroulent est incompréhensible, voire effrayante. En fait, le jour où disparaît un objet, le rapport qu’entretient l’homme avec lui devient flou, inexistant. Les séquelles sur les consciences sont effrayantes : les souvenirs relatifs aux choses s’éclipsent de la mémoire et n’auront plus aucune répercussion dans les esprits. On ne voit pas de solution pour résister à ce pouvoir invisible, et dont l’emprise est sans fin sur les hommes.

 « J’ai beau essayer, je n’arrive pas à combler le vide laissé par la police secrète » (p. 25).

Cette image du vide, des cavités, pour reprendre un mot qui revient souvent, est présente tout au long du récit, symbolisant une mort lente, une cristallisation progressive qui ampute les esprits et tue l’être de l’intérieur.

Mais tandis que le monde qui entoure la narratrice-écrivain se rétrécit, elle poursuit son roman. R., son éditeur caché sous le plancher, représente pour la jeune femme la dernière chance de ne pas laisser sa mémoire se cristalliser en perdant le sens des objets.

Dans cette île où l’auteure a placé l’action, l’étau se resserre. Il n’est plus possible de s’échapper ni de se soustraire à ces disparitions successives et dangereusement banales. Depuis le début de l’histoire, on sent planer la question terrible de la disparition des livres. C’est ce jour où les livres disparaissent, où des autodafés se mettent  à crépiter un peu partout sur l’île dans un paysage désolé et apocalyptique, que la narratrice renonce à l’écriture. Impuissante. « Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler les hommes. » : cette phrase, prononcée par la narratrice au moment de l’autodafé, plane sur Cristallisation secrète.

Son Moi finit par disparaître lui aussi.

« Mon véritable moi est en train de disparaître. En silence et avec certitude il est en train d’être aspiré dans une fissure entre deux couches d’air. »



Métaphore des régimes totalitaires

Yoko Ogawa conjugue récit intimiste et récit poétique, tout en faisant la part belle à la science-fiction, à travers l’allégorie d’un système totalitaire. Et c’est cette ambiance particulière et oppressante de huis-clos que le lecteur prend progressivement conscience de l’horreur du pouvoir grandissant d’une force invisible, dictatoriale.

Totalitarisme, oppression, terreur, autant de termes qui nous font penser à la Seconde Guerre mondiale, à la Shoah, et en particulier lorsqu’intervient pour la première fois la police secrète qui traque ceux qui se souviennent et les emmène dans un endroit qui nous est inconnu. Cette milice agit toujours de la même manière, fouillant les maisons et emmenant les suspects. Les gestes sont ceux d’automates, efficaces, radicaux, systématiques.

On assiste, impuissant, à la mise en place d’une amnésie collective dont on ignore qui sont les commanditaires mais dont les conséquences sont effrayantes.

Les trois êtres (la narratrice, R., le grand-père) tentent vainement de lutter contre les phénomènes mystérieux qui agitent l’île qui est sous l’emprise d’une force quasi-diabolique. Les habitants de l’île, dont nous ne saurons rien, semblent ne pas avoir de réelle identité et se présentent comme des ombres errantes, inexpressives, apathiques qui subissent leur existence. Ils s’épient, se méfient, vivent dans la soumission et la peur des rafles. Alors que les traqueurs de souvenirs sont de plus en plus présents, que l’approvisionnement quotidien devient de plus en plus délicat, leur seule préoccupation semble être la survie, les yeux baissés.



Réflexion sur le pouvoir des mots

 La narratrice fait tout pour ne pas leur ressembler, mais malgré elle, ses souvenirs s’effacent sans qu’elle puisse les retenir et son indifférence face à ce qui l’assaille grandit. Quand les disparitions touchent les livres, elle n’a plus aucun souvenir de son manuscrit.

Dans la revue Lire, de septembre 2000, on apprend qu’ «à 13 ans, Yôko Ogawa a lu le Journal d'Anne Frank. Elle a découvert que des mots ordinaires, quotidiens portaient en eux une force de libération inouïe. » Ogawa, adolescente, comprend le pouvoir des mots et s’exprime ainsi : « Avec ce livre, j'ai rencontré les mots. Et la cruauté. Celle de l'Holocauste, d'Hiroshima. » La réflexion sur ce pouvoir des mots parcourt l’ensemble du roman.

 À travers cette subtile métaphore des régimes totalitaires, Yoko Ogawa explore les ravages de la peur et ceux de l’insidieux phénomène d’effacement des souvenirs, des images, qui peut conduire à accepter le pire. Cristallisation secrète, peut donc être lu comme une fable sur le totalitarisme, la dictature et le travail de mémoire. On lit l’hommage qui se dessine, à peine voilé, à l’écriture et à la lecture, derniers remparts contre le totalitarisme et l’oubli.

Le récit dépasse de très loin la métaphore et prend une valeur poétique, voire spirituelle. Je vais reprendre une phrase d’un article de La Revue des deux mondes de février 2010 consacrée au Japon futur (article : « Yoko Ogawa ou le chant des ombres »), où l’auteur écrit : « Les émotions, les sentiments, les cœurs se cristallisent. Un souffle, et l’ensemble vole en éclats. Que reste-t-il ? Le manuscrit de la narratrice car rien ni personne ne parviendra à effacer les mots. »

 

Conclusion

Cristallisation secrète est le récit d’une lente déflagration dont le lecteur s’imprègne, à laquelle il se confronte. Dans beaucoup de ses romans, et dans celui-là, on retrouve l’attirance de Yoko Ogawa pour les rêves, l’étrangeté, les anomalies physiques et mentales. Elle aborde la terreur, nous emporte vers un monde abstrait, anonyme, sur un ton qui reste calme, poétique. Le mode narratif, associé à une construction spécifique, se marie parfaitement avec les thèmes abordés, fidèles à ses obsessions et dessine une atmosphère en demi-teinte, adoucie, étouffée. J’ai lu par la suite son court roman L’annulaire et j’ai pu retrouver cette ambiance si particulière.

Je terminerai sur une citation de Junichirô tanizaki qui déclare dans Éloge de l’ombre :

« J’aimerais élargir l’auvent de cet édifice qui a nom littérature, en obscurcir les murs, plonger dans l’ombre ce qui est trop visible, et en dépouiller l’intérieur de tout ornement superflu. »

 

 

Lola, A.S. Bib.-Méd.

 

 

 

 

OGAWA Yoko sur LITTEXPRESS

 

ogawa tristes revanches

 

 

 

Article d'Alice sur Tristes revanches

 

 

 

 


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Article de Maëla sur L'Annulaire.

 

 

 

 

 

 

Yoko Ogawa, Amours en marge 1

 

 

 

Article de Sara sur Amours en marge

 

 

 

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article de Clémence sur La Petite Pièce hexagonale

 



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article de Kadija sur Une parfaite chambre de malade,

 

 

 

 

 

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Articles de  E.B.,  Delphine Marie,  Maylis sur Les Paupières

 

 

 

 

 

 

 

benediction-inattendue.jpg

 

 

 

 

Article de G. sur La Bénédiction inattendue.

 

 

 

 

 

 

 

museedusilence-copie-2.jpg

 

 

 

Articles de Marie, d'Axelle, de Laura sur Le Musée du silence.

 

 

 

 

 

 

 

 

OGAWA La Grossesse

 

 

 

Article de  Sandrine sur La Grossesse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

alphonse 20/12/2015 13:30

je vous recommande la lecture de l'article sur yoko ogawa et cristallisation secrète écrit dans ce livre, qui va peut-être vous faire voir cette oeuvre d'une autre manière https://books1.scholarsportal.info/viewdoc.html?id=693550

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