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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 07:00

de la terre au ciel - gauche dauteurs iii




 

 

 

 

 

 

 

Orphary
Réminiscences
In De la Terre au ciel
ILV-Bibliotheca éditions
Collection Gauche d’auteurs, 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

Orphary est une jeune auteure de 19 ans, née à Riga (capitale de la Lettonie), qui vit en France. Actuellement étudiante à l’Université Paris Sorbonne IV en L2 de Langue française et techniques informatiques, elle est la lauréate du concours de nouvelles ILV (In Libro Veritas) « De la terre au ciel » 2009 avec le texte Réminiscence.



Bibliographie

De nombreux textes notamment de poésie à lire en Lecture publique sur http://www.atramenta.net
Un recueil de poèmes : Ad vitam æternam publié chez ILV éditions.
Réminiscence publié dans : De la terre au ciel, Gauche d'auteurs III chez ILV éditions.



Résumé

C’est l’histoire d’un jeun homme à qui il manque une chose essentielle : l’amour. Et un jour, alors qu’il erre dans son lieu favori, la bibliothèque, il tombe sur un livre dans lequel, en bas de page, sont écrits des morceaux de phrases manuscrites constituant une sorte d’énigme qui le conduira à sa véritable place dans le monde.



Thèmes abordés

Bien sûr on retrouve le thème de « La Terre au Ciel » puisqu’il était imposé par le concours mais l’auteure au final le détourne en créant une troisième réalité : l’homme a dans l’histoire un pied dans le monde réel classique, la Terre, et l’autre dans celui du ciel traduit ici par la mort.

Cette dernière est également un thème de cette nouvelle, il est traité de différentes façons. Premièrement avec le refus de mourir dont fait preuve le jeune homme qui reste sur Terre. Deuxièmement ce thème est abordé avec la question : Y a-t-il une vie après la mort ? Dans un premier temps la réponse donnée par la nouvelle est positive puisque la bien-aimée descend du ciel mais dans un second temps la réponse est plus nuancée, moins catégorique avec le « ils vécurent. » ; en effet cette formule sous-entend une vie après la mort mais comme elle est amputée du « et eurent beaucoup d’enfant » traditionnel elle traduit une rupture, une fin ; on pourrait penser que la réponse est donc négative, que la mort c’est la fin, qu’il n’y a rien derrière.

Une des éléments importants du récit est le décor, une ancienne bibliothèque, représentée conformément au stéréotype comme un lieu sombre, avec de gros volumes, un espace silencieux.



Analyse

À la première lecture, on peut prendre cette nouvelle comme un simple conte avec notamment le marqueur classique « il était une fois » mais si l’on regarde plus attentivement on remarque le « ils vécurent heureux » seul sans le « et eurent beaucoup d’enfants », ce qui amène de la tristesse. En effet les personnages sont morts, cela s’arrête là même si le jeune homme a retrouvé sa place et sa bien-aimée. C’est une fin abrupte qui coupe net, il n’y a pas de suite possible de l’histoire.

On peut observer également qu’aucun personnage n’est nommé ; ils sont seilement désignés par « il », « jeune homme », « elle », « jeune fille » comme c’est le cas dans d’autres écrits de l’auteur. Il y a une volonté d’universalité qui s’accorde avec le choix du conte.

On trouve aussi un certain lyrisme qui révèle la « patte » de l’auteure puisqu’elle écrit de la poésie avec ce même lyrisme notamment dans Ad vitam æternam.

On peut également remarquer que la bien-aimée est décrite comme une créature qui apporte à mon avis une note négative au milieu de la splendide description car au final elle emmène le jeune homme à la mort, elle l’arrache, même si ce n’est pas parfait, à la dernière parcelle de vie qui lui reste. Une autre explication pourrait partir d’une définition de créature comme un être créé par Dieu, ce qui concorderait avec le fait qu’elle descend du ciel, traditionnellement le royaume de Dieu. Ce terme introduit également le côté fantastique de la nouvelle.



Avis personnel

Personnellement, à la première lecture, j’ai trouvé que la nouvelle était un peu simple mais après une seconde lecture et d’autres qui ont suivi j’ai découvert une certaine complexité notamment avec la tristesse qui se dégage de la fin ,ce qui contraste fortement avec le reste. Ensuite le fait que les personnages ne soient pas nommés m’a plu car cela permet de s’approprier l’histoire. L’auteure laisse une grande place à l’imagination. Je pense cela en général mais particulièrement au sujet de cette œuvre qu’une nouvelle est réellement achevée à partir du moment où le lecteur la lit.


Nymphéa, 1ère année Bib.-Méd.

 

 


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Published by Nymphéa - dans Nouvelle
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