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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 07:00

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Patrick deWITT
Les Frères Sisters
Sisters Brothers
traduit de l’anglais (Canada)
par Emmanuelle
et Philippe Aronson
Actes Sud
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrick deWitt

Né en 1975 sur l’île de Vancouver. Il vit actuellement à Portland. Son premier roman paru en France, Ablutions, a été publié en 2010.



Le livre

Charlie et Eli sont frères, les fameux frères Sisters. Ils n’ont pas bonne réputation et ils ont la gâchette facile. Généralement ceux qu’ils rencontrent ne sont plus vivants après leur passage. Ils travaillent pour le Commodore. Un homme puissant et surtout très riche, chose très importante en 1851, temps de la ruée vers l’or. Ils partent de la ville d’Oregon city, c’est là qu’ils habitent mais ils y sont très rarement car ils accomplissent des tâches pour le Commodore. Celui-ci leur a justement donné une nouvelle mission. Mais seul Charlie sait en quoi elle consiste, même si Eli se doute que de toute façon il faudra tuer.

La couverture reflète la première impression que l’on peut avoir en lisant la quatrième de couverture. En effet, y figurent deux hommes tenant chacun un pistolet. On peut donc supposer que se sont les Frères Sisters. Et derrière eux un visage grisé que l’on pourrait prendre pour la pleine lune. Les têtes noires des deux personnages s’inscrivant dans les orbites de l’arrère-plan forment une tête de mort. Le fond de la couverture est rouge.

Les 257 pages du livre se répartissent en trois chapitres décomposés en sous-chapitres qui peuvent ne faire qu’une page. Il y a aussi deux intermèdes.



Analyse

C’est le personnage d’Eli qui nous guide dans le roman. Il est notre narrateur. On sait aussi ce qu’il pense, ses sentiments et ses impressions.

Cette histoire est un western ; il s’inspire des codes cinématographiques de ce genre. C’est une histoire mouvementée avec comme base la ruée vers l’or, les héros, les méchants et les traditionnelles péripéties du western, les fusillades, les chevauchées, les saloons...Aucune loi n’est respectée, c’est donc le plus riche qui décide.

Au début du roman, les deux personnages sont présentés et ils partent pour une quête dont on ignore tout. On sait que ce sont des tueurs car eux-mêmes le disent. On peut donc penser qu’ils sont « sans cœur » bien que leur mission soit encore inconnue. La curiosité prend le dessus. On part à l’aventure dans les États-Unis du XIXème siècle.

Puis on apprend qu’ils doivent aller en Californie voir un certain Hermann Kermit Warm qui aurait volé quelque chose au Commodore. On sent aussi une certaine rivalité entre les deux frères. Charlie est vu par le Commodore comme le chef. Ce qui permet d’en apprendre plus sur leurs caractères. Au fur et à mesure que les frères Sisters traversent les États pour rejoindre la Californie, les rencontres se suivent et finissent toutes de la même façon : les personnages rencontrés meurent. Ces morts mettent du rythme dans le récit.

Les personnages eux, semblent avoir des caractères identiques : chacun pour soi mais ils ne forment qu’un. Puis on découvre qu’ils sont totalement différents. Eli est « sentimental », si on peut utiliser ce mot pour un tueur, et ne souhaitait pas être ce qu’il est devenu. Il a beaucoup de respect pour les gens.

 Alors que Charlie est un tueur sans vergogne, il n’a aucun sentiment ; il est alcoolique, profite de la vie et n’a aucune conscience ; il veut être craint et n’aime personne. L’histoire avance et on apprend leur histoire par bribes, un peu comme quand on voyage avec des personnes que l’on ne connaît pas. Et on comprend en particulier qui est véritablement Charlie. Il souhaite être calife à la place du calife, prendre la place du Commodore.

Il y aussi une histoire dans l’histoire. Les frères Sisters exécutent la mission ordonnée par le Commodore. Mais ils partent aussi pour eux, pour devenir plus riches et rapporter de l’or. On découvre également leur histoire, pourquoi ils sont là, sous les ordres du Commodore, leur passé, leur enfance et comment s’est constitué leur caractère.



Le livre a figuré dans la dernière sélection du Man Booker Prize 2012 (haute distinction littéraire aux États-Unis et il a reçu de bonnes critiques comme celle- ci :

 

Les dialogues sont aussi tordants que chez Tarantino. Les meurtres ressemblent à des gags. La rigolade survient avec une morsure d'araignée qui défigure le héros. Les moments d'émotion sont ceux où on enlève un œil abîmé à sa monture (se munir d'alcool pour désinfecter, s'éloigner pour éviter les ruades).
 

 

Le Figaro, le 10 décembre 2012

 

 

 

Mon avis

J’ai beaucoup apprécié ce livre. C’est le premier western que je lis et je n’ai pas été déçue car c’est l’idée que je me faisais du western. Malgré les tueries, l’histoire est légère et même drôle par moments. Même si certains moments peuvent être crispants pour les âmes sensibles.


Clémence, 1ère année Bib

 

 

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Published by Clémence - dans fiches de lecture 1A
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