Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:00

Paul-Auster-La-Chambre-derobee.jpg









Paul AUSTER
La Chambre dérobée
Titre original
The Locked Room
traduit de l’américain
par Pierre Furlan
Actes Sud, 1988





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Chambre dérobée est un roman traduit de l’américain par Pierre Furlan. Il s’agit du troisième volume de la Trilogie new-yorkaise dont les deux premiers sont Cité de verre et  Revenants.

Paul Auster est poète, traducteur et romancier. Il est né en 1947 dans le New Jersey et réside maintenant à Brooklyn. Pour en savoir plus sur cet auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Auster



Les personnages

Nous découvrons trois personnages importants dans cette œuvre. Tout d’abord le narrateur, un journaliste, parfois critique pour un magazine. Nous n’avons pas beaucoup d’éléments sur lui. En effet nous ne connaissons même pas son nom. En revanche, il nous relate longuement l’histoire de son ami d’enfance Fanshawe. Celui-ci est au cœur du roman. Nous apprenons que le narrateur ne reçoit plus de nouvelles de lui depuis le lycée. Sophie Fanshawe, son épouse, apprend au narrateur que son mari a disparu depuis six mois la laissant seule avec un enfant de trois mois. Elle veut alors accomplir les dernières volontés de son mari, faire lire ses manuscrits à son meilleur ami qui devra décider de leur qualités, et s’ils sont assez bons, les envoyer à un éditeur.

Le narrateur a beaucoup d’admiration pour cet homme. Plus jeune, il était impressionné par son envie de profiter de la vie dans les moindres détails, par sa générosité et sa simplicité. Durant toute son enfance il a voulu le copier, le suivre partout, tout en sachant qu’il avait plus d’exigence que lui et qu’il ne se contentait jamais de ce qu’il avait. 

Fanshawe a une sœur, Ellen, qui est devenue folle. Sa mère l’accuse d’en être responsable car il a arrêté ses études et est parti, alors qu’il était le dernier homme de la maison. Son père étant avocat, il travaillait beaucoup et n’avait pas énormément de temps à consacrer à sa famille. Ensuite il mourut d’un cancer.



L’histoire

L’histoire se déroule dans les années 70. Le narrateur réussi à faire éditer et publier les œuvres de Fanshawe, ce qui marque le point de départ d’une relation amoureuse entre Sophie et lui.

 

« D’une certaine façon c’est ici que l’histoire devrait prendre fin. Le jeune prodige est mort mais ses écrits continueront à vivre, son nom ne sera pas oublié pendant les années à venir. Son ami d’enfance est venu au secours de la jeune et belle veuve, et ils vivront tous les deux heureux pour toujours. Voilà, il ne manque plus qu’à rappeler les acteurs pour un dernier applaudissement. Mais il se trouve que ce n’est que le début. » 

 

En effet nous apprenons alors que Fanshawe n’est pas mort et il envoie une première lettre à son ami. Nous apprenons que Fanshawe avait prémédité le rapprochement du narrateur et de sa femme et qu’il l’avait même espéré. C’est pour lui un acte de générosité et il tient à ce que le narrateur profite de l’argent reçu grâce au succès de ses œuvres.

 

« J’ai pris certaines décisions qui s’avéraient nécessaires et bien que certaines personnes en aient souffert, j’ai accompli en partant, l’action la meilleure et la plus généreuse de mon existence ».

 

Nous pouvons faire un parallèle avec la réaction que Fanshawe avait eue quand il était petit lorsqu’il s’est rendu à un anniversaire avec un camarade qui n’apportait pas de cadeau car il était trop pauvre. Fanshaw lui avait alors donné le sien (p 290).Ce sont deux actions incompréhensibles mais marquées par la générosité.

Ensuite, le narrateur essaye d’écrire son propre roman. Il a pour idée de faire une biographie de Fanshawe. C’est à partir de ce moment que l’ambiance se dégrade. Il va dépouiller les lettres que Fanshawe a écrites pour sa sœur. Dans celle-ci il raconte sa vie depuis le moment où il a interrompu ses études pour entrer dans la marine sur un pétrolier jusqu’au moment où Ellen eu sa premières crise de folie. Les rapports avec Sophie se détériorent, et il a complétement abandonné son roman qui n’est plus que la couverture de son obstination à rechercher l’endroit où se trouve Fanshawe.



Les thèmes

Le premier thème présent dans ce volume mais aussi dans la trilogie entière est la quête. En effet, ici le narrateur recherche une vieille connaissance et il n’arrivera pas à vivre sans l’avoir retrouvé. Cela l’obsède, le rend malade et à moitié fou. Il lui semble le voir partout. Il éprouve de la jalousie, de la haine envers Fanshawe et une envie de le tuer. Il se perd en le cherchant et il se renferme sur lui-même et en oublie qui il est.

Ainsi, le second thème est l’identité.

 

« Alors que j’avais cessé de le rechercher, il m’était plus présent que jamais auparavant. Le processus s’était entièrement inversé. Après des mois où j’avais essayé de le débusquer j’avais l’impression que c’était moi qui venais d’être découvert ».

 

Il devient dépendant de Fanshawe et plus l’histoire avance plus il se rend compte que tout se détruit autour de lui et au-dedans de lui.



Réalité et fiction

Ce dernier volume oscille entre réalité et fiction. En même temps nous pouvons remarquer un jeu de miroir entre les différents livres qui composent cette trilogie, entre les personnages, mais aussi avec l’auteur lui-même qui glisse des éléments qu’il a vécus, qu’il a entendus et qu’il a lus.

Tout d’abord, nous retrouvons des éléments de la vie de Paul Auster dans l’histoire de Fanshawe. En effet, nous savons qu’il est né dans le New Jersey, endroit où notre personnage est lui-même né et où il a passé son enfance. Tous deux sont partis dans la marine sur un pétrolier puis ont vécu en France, d’abord à Paris puis dans le midi. De plus ils sont écrivains, romanciers, poètes et traducteurs. Sophie, avant d’être le prénom de la femme de Fanshawe, fut celui de la fille de Paul Auster. Enfin, il donne son propre prénom au fils que Sophie et le narrateur ont eu ensemble.   

Nous retrouvons également des noms en commun dans le premier et le dernier volumes de la trilogie. Ainsi, le personnage principal appelé Quinn, dans Cité de verre, est un auteur de romans policiers qui est à la recherche d’un homme appelé Stillman. Dans le troisième volume, Sophie avant de rencontrer le narrateur, a fait appel à un détective dénommé Quinn,pour retrouver Fanshawe, qui a par la suite disparu tout comme le Quinn du premier volume. De plus le narrateur, dans La chambre dérobée, confond un homme appelé Stillman avec Fanshawe.

À la fin du roman, le narrateur déclare qu’il est l’auteur des deux premiers livres de la trilogie nous donnant l’impression d’une fiction dans la fiction (voir la préface de la trilogie). Nous comprenons alors que ce qui s’est passé avant, correspond à plusieurs versions d’une même histoire, plusieurs morceaux ou « stades différents d’une même conscience ».



Mon avis

La Trilogie new-yorkaise est un univers difficile à appréhender. Les personnages sont en quête tout comme nous. Nous sommes aussi tourmentés et malmenés qu’eux. Il est difficile de savoir où l’auteur veut en venir ce qui peut être troublant. La confusion entre la fiction et la réalité est bien présente et nous en ressentons tous les effets. Je trouve que cette œuvre est ingénieuse mais on peut facilement s’y perdre.


Émilie, 1ère année Bibliothèques

 

 

Paul AUSTER sur LITTEXPRESS






Articles de Mélanie et de Julie sur Brooklyn Follies



 

 


 

Léviathan, articles de Clément et  d'Anaïs

 

 

 Moon Palace : articles de  Valérie,  de Joséphine et de Laura et de Sarah.

 

Paul Auster Cité de verre

 

 

 

 Article de Bastien sur Cité de verre

 

 

 

 

 

 

 

Paul Auster Revenants

 

 

 

 Article de Marlène sur Revenants.

 

 

 

 


 


Trilogie new-yorkaise, articles de Marine et de Fiona,

 

Mr Vertigo, articles de M.B. et de Chloé,

 

 

Smoke, article de Louise,

 

Paul Auster Le Livre des illusions

 

 

 

 

 

 

Le Livre des illusions, article de Manon

 

 

 

 

 

 

 

 


 
La Nuit de l'Oracle, articles d'Audrey et de Caroline.

 

 

 

Paul Auster Dans le scriptorium

 

 

 

 

 

 

 

 

Article de Jean-Baptiste sur Dans le scriptorium

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche

Archives