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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:00

Paul-Fournel-La-Liseuse.gif


 

 

 

 

Paul FOURNEL
La Liseuse
P.O.L., 2011



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Liseuse, c’est l’histoire de l’éditeur Robert Dubois – son pire ennemi : Brasset – et de sa femme, Agnès, qui meurt d’un cancer à l’improviste. Autour de ce noyau dur gravitent une jeune pousse de stagiaire « black » et sa team d’éditeurs en herbe dégingandés, une liseuse – puisqu’il faut en passer par là – et même une liseuse 2.0, qui remplacera discrètement le premier modèle soumis à l’examen circonspect de Robert Dubois en début de roman. Le tout, le début plutôt, est assez léger. On voit que les nouvelles responsabilités de Paul Fournel ne lui montent pas à la tête. L’humour est gentil, accessible, rarement – parfois quand même : trop. Touche futuriste : Fournel fantasme une « tablette » de 730 grammes, rétro-éclairée, sur laquelle, tenez-vous bien, on peut jouer au mah-jong et regarder la télé. Comment n’y avait-on pas pensé plus tôt ! La fin est apocalyptique. Agnès est enterrée au Père Lachaise et Robert, qui a passé sa vie à faire la Littérature de demain, passe chez le libraire en rentrant du cimetière, y fait remplir une caisse de celle d’hier, et disparait derrière un mur de papier façonné alors que se vident autour de lui les batteries de ses trop nombreux appareils électroniques : « Lorsque j’aurai terminé la lecture du dernier mot de la dernière phrase du dernier livre, je tournerai la dernière page et je déciderai seul si la vie devant moi vaut encore la peine d’être lue. »


Cyrielle, 2e année Édlib.

 

 

 


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