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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 07:00

Pierre Michon Les onze

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre MICHON,
Les Onze
Verdier, 2009
Folio, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Les Onze, Pierre Michon reçoit, à l’âge de 64 ans, le grand prix de l’Académie Française en 2009.



Dans la nuit du 15 nivôse de l’an II, on commande à François-Elie Corentin, alors âgé de 63 ans, une fresque qu’il nommera Les Onze. Tableau monumental de plus de quatre mètres de large et plus haut qu’un homme debout, cette huile, exposée au Louvre, représente le Comité de salut public ou le Grand comité de l’an II : « Tu sais peindre les dieux et les héros, citoyen peintre ? C’est une assemblée de héros que nous te demandons. Peins-les comme des dieux ou des monstres, ou même comme des hommes, si le cœur t’en dit ». Corentin, dont on ne connaît que très peu de choses sur son apparence physique et présenté brièvement au début du livre, réalisera cette œuvre selon des clauses artistiques et politiques tenues secrètes. Après plus de quinze ans de travail, de gauche à droite sont alignés Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André.


Dans son ouvrage, Pierre Michon fait référence à la Révolution, à la Terreur ainsi qu’à de multiples peintres :

« Cette poignée de peintres qui ont été élus on ne sait pourquoi par les foules, ont bondi dans la légende quand les autres demeuraient sur le rivage, simplement peintres – et eux, ils sont plus que peintres, Giotto, Léonard, Rembrandt, Corentin, Goya, Vincent Van Gogh ».

Finalement, l’œuvre qu’il dépeint joue avec l’imagination : ses descriptions ressemblent à celles des tableaux du Caravage ou encore de Tiepolo, respectivement peintres italiens du XVIe et XVIIIe siècle. A la fois court et dense, ce roman mêle l’art et l’histoire qui confondent, ne font plus qu’un.



Imaginez le tableau…


C.M.

 

On peut également lire cet article sur le site de la Maison Française d'Oxford.

 

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